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4 millions de pratiquants en France : les atouts du Five séduisent les footeux

Sous bannière UrbanSoccer, Le Five ou Convi’sports, la vague du foot à 5 (Five en anglais) indoor ou outdoor n’a jamais été aussi haute en France. En 2024, 250 centres et plus de 1000 terrains offraient aux 4 millions de pratiquants bien plus qu’une alternative au foot de rue ou de compétition. 

Au milieu d’un football de plus en plus diversifié qui symbolise l’évolution des mentalités, vers plus de loisirs, moins de compétitions et de contraintes, avec le futsal, le foot à 5 est la pratique la plus répandue en milieu urbain. Vingt ans après avoir été chercher le concept en Angleterre, Julien Falgoux, fondateur et directeur général d’UrbanSoccer (né de la fusion d’UrbanFootball et de Soccer 5 en 2014) se souvient de son état d’esprit de l’époque.

« On voulait offrir un cadre à tous ceux qui, pour jouer au foot en dehors des clubs devaient trouver un bout d’herbe ou escalader la grille du stade. »Le succès ne s’est pas fait attendre et l’explosion de la demande a permis, derrière le leader UrbanFootball, l’émergence de deux autres réseaux ; le Five (né de la fusion de Soccer Park et du Five en 2016) et Convi’Foot.

« Dès le début, notre idée était de constituer un réseau, poursuit Falgoux. On s’y est attelé, étape par étape en démarrant de Clermont, puis de Saint-Etienne, avec des investissements importants (environ 1 M€ pour la construction d’un centre, Ndlr). »Depuis une trentaine d’autres centres sont nés pour un maillage très serré qui couvre tout le territoire.

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Depuis dix ans, s’il y a forcément moins d’ouvertures de terrains, le nombre de pratiquants ne cesse, lui, d’augmenter… au même rythme que le nombre de licenciés FFF, ce qui fait dire à Julien Falgoux : « Nous sommes complémentaires du foot traditionnel. Loin d’éloigner les pratiquants des clubs, je crois surtout que ça crée une vraie dynamique. »

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« Pour 5 euros, les jeunes peuvent jouer dans un confort qu’ils ne retrouvent pas dans la rue »

Rassemblés autour de l’Association National de Foot à 5 (ANF5), les trois réseaux ont signé des partenariats avec la FFF pour mettre leurs centres à disposition des clubs, avec des tarifs spéciaux pour les licenciés et mêmes les supporteurs de l’équipe de France. Un effort particulier est effectué vers les enfants avec la création d’écoles de foot à 5, en collaboration avec Zinédine Zidane (Zidane Five Club) ou le PSG dans le cadre de son réseau d’Academy.

« Les clubs viennent aussi chez nous quand leurs terrains sont impraticables, l’hiver, ou pour apporter une touche ludique à leurs séances d’entraînement”, conclue Falgoux, qui reconnait « qu’avec nos offres tarifaires pour les jeunes, tout le monde peut jouer une heure pour 5 euros sur une belle pelouse synthétique et dans un confort qu’ils ne retrouvent forcément pas dans la rue. »Cette rue de plus en plus inhospitalière où de moins en moins de gamins apprennent à dompter les caprices d’un improbable ballon…

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