mercredi 29 mai 2024

Charles Bolzinger (Montpellier) : « Je garde les pieds sur terre »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

Appelé pour la première fois en équipe de France pour les matches d’octobre contre la Lettonie et l’Italie, même s’il n’est pas entré en jeu, le gardien de Montpellier, Charles Bolzinger (21 ans) savoure, lui qui il y a quelques mois évoluait encore en N1.

Quel regard portez-vous sur le début de saison de Montpellier ?

On a très bien commencé malgré un faux-pas contre Nantes (défaite 29-30, Ndlr), mais on est à une action de gagner des points. Il faut qu’on continue, on est très bien lancé. La saison sera longue et si on continue et qu’on réduit nos erreurs on peut faire de belles choses avec cette équipe qui a encore une belle marge de progression.

La Ligue des Champions ne vous manque-t-elle pas ?

La Ligue Européenne est très belle, mais on va essayer d’aller chercher une place pour la prochaine Ligue des Champions. C’est un objectif fort, mais qu’on peut atteindre.

La défaite (surprise) de Paris à Toulouse (38-34) redistribue-t-elle les cartes ?

Tout le monde est motivé à recevoir ou à jouer Paris. C’est une grosse écurie. J’avais ressenti ça à l’Arena. Tout le monde était deux fois plus concentré, encore plus que sur les matches de Ligue des Champions. La victoire de Toulouse montre aussi aux autres équipes que Paris peut être battu. Si on met les ingrédients pour, que tout le monde est déterminé et joue à son meilleur niveau, il n’y a pas de raison qu’on perde ! (Montpellier recevra le PSG le 16 décembre, Ndlr).

Pour l’instant, Nantes a pris les commandes…

Nantes est sur une très belle dynamique. Mais à nous de nous donner les moyens de faire une belle saison. On a une stabilité défensive qu’il faut continuer à améliorer, mais il faut rester humble et prendre match après match.

« Nantes n’est pas à l’abri d’un faux-pas »

En perdant contre Nantes, n’avez-vous pas grillé un joker ?

On sait que c’est un concurrent direct. Ils ne sont pas non plus à l’abri d’un faux-pas. On en a fait un, mais quand on regarde le match, il y a quand même pas mal d’enseignements positifs. On a d’ailleurs vite rebondi derrière en enchaînant les victoires. On se sert de ce match contre Nantes et on avance tous ensemble.

Vous êtes passé en quelques mois de la N1 à l’équipe de France. Comment le vivez-vous ?

Je le vis très bien. J’ai des gens autour de moi qui m’aident à ne pas partir dans tous les sens. Comme l’équipe, je prends entraînement après entraînement et match après match. Je garde les pieds sur terre. J’ai passé une semaine magnifique en équipe de France, mais côtoyer des joueurs de très haut niveau, des MVP de Final Four, m’a aussi fait redescendre même si je n’étais pas forcément monté. J’ai pu voir tout le boulot que j’avais à faire si un jour je voulais m’imposer face à de tels joueurs.

Les choses vont-elles trop vite ou est-ce au contraire logique ?

J’essaie de ne pas me poser de questions et plus de surfer sur la vague et de me régaler.

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