mardi 5 juillet 2022

Ismaël Kamagate (Paris Basketball) : « Mon avenir passe par le poste 4 »

À lire

Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

Excellent pour sa première saison en Betclic Elite avec le Paris Basketball (11,8 points, 6,3 rebonds et 1,5 contre de moyenne), Ismaël Kamagate (21 ans), attendu à la prochaine draft, s’est prêté au jeu des premières fois du haut de ses 2m11.

PREMIER SPORT

« Le football de 9 à 10 ans au SCO + (Sporting Club Ouest, Ndlr) un club du 14ème arrondissement. Je jouais gardien et défenseur. J’ai arrêté parce que je n’aimais pas le foot. C’est ma mère qui m’avait inscrit pour que je me canalise. »

PREMIER CLUB DE BASKET

« La JAM, Jeunesse Athlétique de Montrouge qui est devenu Paris 14. J’avais 11 ans. J’y suis resté deux ans. »

PREMIER POSTE

« Poste 4. J’étais un peu plus grand que les autres, mais pas de beaucoup. »

PREMIER ENTRAÎNEUR QUI A COMPTÉ

« Saad, mon premier entraîneur à la JAM. Il m’a tout de suite fait confiance, il m’a dit que je pouvais aller loin. On est encore en contact. »

PREMIER SOUVENIR BASKET

« Je commençais à être bon et on a joué contre un club rival dans le 13ème, l’équipe 2. On avait gagné de 25 ou 30 points et j’avais marqué 25 ou 26 points, plus que toute l’équipe en face ! »

PREMIER MATCH EN PRO

« Contre Fos sur Mer (le 11 octobre 2019 victoire 68-70, Ndlr). J’avais dû mettre 4 points, 1 shoot extérieur et 1 dunk, et 1 rebond. C’était mon premier match, mais ce n’était pas vraiment particulier car j’avais fait toute la pré-saison dans le 5 de départ. Quand la saison a débuté, c’est Gary Florimont qui était dans le 5. »

PREMIER DUNK

« Lors de ma première année U15 à l’échauffement lors d’un tournoi. On m’a dit d’essayer et j’ai réussi du premier coup. Je mesurais 1m95. C’est un geste que j’aime bien. J’ai déjà postérisé Victor (Wembanyama) à l’entraînement. Mais je préférerais battre mon record de points (21 contre Bourg le 12 mars, Ndlr), mais ça va être compliqué. »

PREMIER TITRE

« Avec les U17 lors de ma première année à Orléans. On avait fini champions de région. Ce devait être contre Blois. »

PREMIÈRE IDOLE

« Kevin Durant. Il est grand, il est habile, il peut courir, il shoote, il fait tout ! Avant, je me voyais en lui car je faisais plus de choses. Maintenant, mon activité est plus restreinte, j’évolue plus comme un intérieur. Je n’ai pas forcément la latitude pour faire ce que je veux. Mon poste naturel, c’est poste 4, mais à Paris je joue poste 5. Mais au plus haut niveau je ne pense pas que je continuerai à jouer poste 5. Il y a des joueurs plus grands et plus physiques que moi et comme ma force c’est plus l’agilité et la vitesse. Si je peux ajouter du dribble et du shoot, ce sera parfait. »

PREMIÈRE BLESSURE

« Je me suis ouvert l’arcade en tombant la première année. Sinon j’ai eu une entorse à la cheville, mais ça n’a duré qu’une semaine. Je ne me blesse pas souvent. »

PREMIÈRE INTERVIEW

« C’était en U18, ma deuxième année. Un tournoi Coupe de France à Lézignan. Une interview pour Five by Five. Je n’aime pas trop les interviews (sourire). J’aime bien rester dans mon coin. Mais je commence à m’ouvrir et à parler à tout le monde. Je sais qu’en NBA les journalistes sont très présents. Je prends aussi des cours d’anglais et j’essaie de parler couramment avec tous les Américains de l’équipe. »

PREMIER AUTOGRAPHE

« De l’équipe de France de handball qui était venue à côté de chez moi s’entraîner. Je ne les connaissais pas vraiment, mais on m’a dit que c’était l’équipe de France, j’ai donc voulu garder une trace. L’autographe est toujours chez mes parents. Moi le premier que j’ai donné, ça devait être lors de ma première année au Paris Basket. Avant, je faisais à chaque fois une signature différente, là j’en ai trouvé récemment une. Je mets un I et un K et je gribouille ! »

PREMIER TRANSFERT

« Quand j’ai quitté la JAM pour le Paris Basket Avenir en U15. Je jouais en même temps pour le Paris Basket Avenir et pour la Domrémy. Après, je suis parti à Levallois, puis à Orléans, puis au Paris Basket. La première année, je devais jouer également avec le pôle France en ASP (une double licence, Ndlr), mais comme Dustin (Sleva) s’est blessé, j’ai eu la chance de m’entraîner et de jouer plus, j’ai donc été intégré directement dans la rotation. »

PREMIER SALAIRE BASKET

« Au Paris Basket. 750 euros. J’avais dû faire un cadeau à mes parents. »

PREMIER SURNOM

« Poulet puis Cordon Bleu pendant ma troisième année basket au Paris Basket Avenir. Je parlais tout le temps de poulet ! J’aime bien ça. Aujourd’hui, mon surnom, c’est la tour, Kamagatour. »

PREMIER TATOUAGE

« Je n’en ai pas et je n’ai pas prévu d’en faire. »

PREMIER AMI DANS LE BASKET

« C’est un ami d’enfance, qui était au collège avec moi, il s’appelle Jiha. On a commencé ensemble le basket, mais il a arrêté. Chez les pros, celui dont je suis le plus proche, c’est Milan Barbitch. On était ensemble au Paris Basket Avenir dès ma troisième année de basket. »

PREMIÈRE FOIS CONFONDU AVEC QUELQU’UN

« Parfois, on m’appelle Shaq alors que je ne suis pas gros ! On me demande si j’ai joué en NBA !!! »

PREMIÈRE FOIS EN ÉQUIPE DE France

« Lors de ma deuxième année à Orléans. J’avais fait la pré-sélection en U17 pour le championnat du monde. Je n’avais pas été pris. C’est l’année d’après lors du championnat d’Europe U18 que j’ai connu ma première sélection en jeunes. Avec les A, pour l’instant, je suis toujours sparring-partner. J’attends le jour où on m’appellera pour ma première sélection. Je patiente et je travaille de mon côté. Le sélectionneur doit estimer que je suis à la limite, qu’il me manque encore un truc. J’essaie de le trouver et de le bosser. »

PREMIER ADVERSAIRE QUI VOUS A IMPRESSIONNÉ

« Victor (Wembanyama) en U18. Il bougeait bien, il maniait bien la balle, il m’a impressionné. Aujourd’hui, on attend encore plus de lui et moi aussi. Il fait le boulot en ce moment, mais la barre est désormais placée encore plus haute. Pour lui, c’est une source de motivation. C’est un phénomène, mais il ne faut pas oublier qu’il est encore jeune. Ce qui est bien, c’est qu’il garde la tête sur les épaules. »

PREMIER CONTACT AVEC LA NBA

« Je n’ai pas de contact. La priorité, c’est de se maintenir. Il y a un vrai projet avec le Paris Basketball et ce serait dommage de redescendre. C’est mon objectif le plus important en ce moment. La draft, je verrai ça plus tard. Je ne calcule pas si des scouts viennent me voir. Je ne regarde pas à quelle place on m’annonce. Je suis quelqu’un qui vit le moment présent et c’est en réalisant une bonne fin de saison que ça me donnera plus de chances de me faire remarquer. »

PREMIER NUMÉRO

« Le 4. Au Paris Basket, je voulais le 14, car je suis du 14ème arrondissement, mais c’est Dustin qui l’a pris, j’ai donc le 8. Si je vais en NBA, j’espère que je pourrai avoir le 14. »

spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Actu

spot_img
spot_img

À lire aussi