jeudi 25 juillet 2024

Jérémi Santini (US Orléans) : « On a l’ambition d’éliminer le PSG »

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Un peu plus de 72 heures avant de défier le PSG en Coupe de France, Orléans ne s’avoue pas vaincu. Le défenseur Jérémi Santini, qui pourrait se retrouver dans la zone de Kylian Mbappé évoque les ambitions du club du Loiret. 

Défenseur de l’US Orléans, adversaire du PSG en 16èmes de finale de la Coupe de France, Jérémi Santini (fils de l’entraîneur de Rodez, Didier Santini) nous parle d’un « match pas comme les autres contre une des meilleures équipes du monde », mais ne se présente pas du tout comme une victime. L’Orléanais pense que son équipe est capable de faire un exploit, en atteignant au moins les tirs au but.

Quelle a été votre réaction en apprenant que vous alliez affronter le PSG ?

On l’a perçu comme une chance, quelque chose à vivre. Ça reste un rêve, parce que c’est une des meilleures équipes du monde. Mais c’est aussi un beau challenge, parce qu’on sait qu’il y a des équipes comme Villefranche, qui ont poussé le PSG en prolongation (NDLR : en février 2019, le club de Villefranche-Beaujolais, alors en National, s’était incliné 0-3 après prolongation, au stade des 8èmes de finale). On a envie d’en faire autant, en sachant que là, ça va directement aux tirs au but. Donc on a plus de chance. On va essayer de rêver un peu, et profiter de la fête.

Au delà de faire la fête avec une affiche exceptionnelle, Orléans a de vraies ambitions…

(Enthousiaste) Clairement ! On travaille pour ça, on a regardé des vidéos… A l’entraînement, on fait ce qu’il faut pour mettre une tactique en place, on n’a rien à perdre. Ça va être la fête à Orléans, alors pourquoi pas aller chercher encore plus beau. 

Après la large victoire du PSG contre les amateurs de Revel, on a tous vu le commentaire du défenseur qui disait qu’avant de le rencontrer, il pensait avoir des solutions pour bloquer Kylian Mbappé, mais une fois en face de lui, c’était quasiment impossible… Tu penses à des duels avec lui, ça t’obsède ?

Non, je ne suis pas obsédé. Je regarde des vidéos, mais pas plus. Pour le reste, on le sait. Il va falloir être au contact et faire ce qu’il faut. La vitesse, c’est un domaine dans lequel je pense que je peux rivaliser, j’ai même envie de voir ce que ça peut donner si on me bouscule dans ma zone de confort qui est la vitesse. Mais je n’en fais pas une affaire personnelle, au point d’être obsédé par des possibles duels avec lui.  De toute façon, si on veut faire quelque chose, c’est en étant les onze ensemble. Si chacun veut faire son truc individuel, si on pense uniquement à essayer de passer Hernandez ou vouloir rattraper Mbappé, ça ne vas pas le faire. 

« On a des joueurs capables de changer le cours d’un match sur un exploit »

Dans la ville, autour du club, vous ressentez un engouement spéciale, une effervescence inhabituelle autour de ce match ?

Pas spécialement… Les gens vous en parle et sont contents pour vous, mais pas beaucoup plus. Il y a les mêmes personnes aux entraînements pour nous encourager, simplement un peu plus de journalistes.

Entre le changement d’entraîneur, la décision de la DNCG de rétrograder le club à titre conservatoire et ce match de Coupe de France contre le PSG, Orléans vit quand même une drôle de saison…

C’est évident que c’est une saison un peu spéciale, mais on se concentre sur ce qui se passe sur le terrain. Pour la décision de la DNCG, le président est venu nous parler pour nous rassurer, en nous expliquant qu’il savait que ça allait se passer comme ça, qu’il s’agissait juste de documents manquants. Il est en train de céder le club, donc ça met un peu de temps. Mais logiquement, il y a très très peu de chances que le club soit relégué administrativement. Le président a aussi ajouté qu’ils allaient tout faire pour récupérer le droit de recruter, avant la fin du mois, pour récupérer un ou deux joueurs. 

Sur le terrain, Orléans, qui avait des ambitions en début de saison, pêche par manque de régularité… Difficile de savoir à quoi s’attendre.

Ça, c’était surtout valable en début de saison. Après, quand on a réussi à trouver un équilibre défensif, en passant à trois derrière, ça a été beaucoup mieux. Depuis le match contre Nancy, où on a enchainé des bons résultats, avant de s’incliner contre le Red Star, qui est une très belle équipe. On a une belle équipe. Il y a de quoi faire. 

Pour faire un exploit face au PSG, il faut des joueurs capables de faire basculer un match…

Justement, on a des joueurs qui peuvent décider du cours d’un match. Des Kevin Fortuné, des Grégory Berthier, Adrian Dabasse… Ce sont des joueurs avec lesquels tout peut arriver. Tout d’un coup, ils peuvent te sortir une action exceptionnelle qui peut tout changer, et ça va faire 1-0 pour nous.
Personnellement, vous serez en fin de contrat au mois de juin…

Ma situation est encore un peu floue… Je joue un peu moins ces derniers temps, mais je ne perds pas confiance en moi. Je sais ce que j’ai fait durant les 6 premiers mois et je bosse beaucoup à l’entraînement pour postuler. J’espère avoir du temps de jeu contre Paris. D’ici le mois de mai, on va bien voir ce qui va se passer. 

En sachant que ce match contre le PSG peut être une belle pub…

(Sourire) C’est évident.

  • Orléans – PSG : samedi 20 janvier à 20h45 (en direct sur BeIN Sports)

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