jeudi 29 septembre 2022

Paulo Tafili : « Le projet de jeu du LOU me correspond bien »

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Frédéric Denat
Frédéric Denat
Journaliste

Barré au Stade Toulousain, où il a été formé, le pilier d’origine calédonienne a choisi de rejoindre le LOU pour franchir un palier dans un environnement différent, mais porté par un projet de jeu finalement assez proche de ce qu’il a connu et de ce dont il a besoin pour rebondir.

Pourquoi ne pas avoir donné suite aux offres de prolongation de contrat du Stade Toulousain?

Parce que je pensais, je le pense toujours, que c’était le bon moment pour partir. J’aspire aujourd’hui, à 26 ans, à avoir plus de temps de jeu. Je suis resté sept ans à Toulouse, dont quatre avec les pros en Top 14, j’y suis arrivé très tôt pour y être formé, je pense que ce que j’ai appris là-bas, pour mon poste comme pour le jeu en général, va me servir toute ma vie.

Quand vous êtes arrivé au Stade, à 18 ans, quelles étaient vos ambitions ?

J’ai débuté le rugby à 14 ans avec la seule ambition de me faire plaisir. Lorsque l’opportunité de vivre de ma passion est arrivée, dans un des meilleurs clubs d’Europe, j’ai sauté sur l’occasion sans me poser plus de questions que ça. Je n’ai jamais voulu précipiter les choses, il fallait que je passe les étapes les unes après les autres. C’est comme ça que je me suis retrouvé dans le groupe, comme ça que j’envisage la suite de ma carrière. Le LOU est une étape de plus.

Pourquoi le LOU ?

J’avais d’autres propositions, mais le projet du club m’a plu. Pour me sentir bien, donner le meilleur de moi même, j’ai besoin d’évoluer dans un club ambitieux et structuré. Le LOU est en plein développement, avec une victoire en Challenge Européen qui en appelle d’autres. Ils veulent des titres, je suis un compétiteur, j’en ai aussi besoin pour progresser. Le club est ambitieux avec une marge de progression importante… un peu comme moi !

« Le club est ambitieux avec une marge de progression importante, un peu comme moi ! »

La présence de Garbajosa, un ancien du Stade Toulousain a-t-elle joué dans votre choix ?

Bien sûr, ça a compté énormément. Avant de signer, j’ai eu une discussion avec lui et j’ai vu que son projet de jeu collait avec ma façon de jouer et de vivre le rugby, que ça me correspondait bien.

Quels grands souvenirs garderez-vous de vos années Rouge et Noir ?

Au-delà des deux titres de champion et de la Coupe d’Europe, mon premier match comme titulaire restera toujours gravé dans ma mémoire. C’était en 2018, j’avais 22 ans et le pilier droit est tombé malade la veille d’un derby à Castres. J’ai appris ma titularisation au dernier moment, ce qui m’a empêché de trop cogiter, et nous sommes allés gagner là-bas de deux points. J’avais joué 55 minutes, ce match je ne l’oublierai jamais !

A Lyon, allez-vous retrouver des connaissances dans l’effectif ?

Je connais tous les gars pour les avoir joués en Top 14, mais j’ai été heureux de retrouver Guillaume Marchand avec qui j’ai débuté en pro à Toulouse.

Comment avez-vous vécu votre première préparation ailleurs qu’à Toulouse ?

Le premier jour, franchement, ça fait bizarre de se retrouver dans un contexte différent. Mais, rapidement, on s’adapte, on apprend les nouvelles combinaisons, la façon de jouer, on s’imprègne du projet de jeu… ça nous aide à nous intégrer.

Paulo Tafili et LOU destins mêlés

Quels modèles de pilier avez-vous comme référence ?

J’ai eu la chance de jouer avec mon idole, Charlie Faumuina (le All Black aux 50 sélections, Ndlr) au contact de qui j’ai beaucoup appris.

Dans quels domaines devez-vous le plus progresser pour espérer vous en rapprocher ?

Dans tous les domaines, mais surtout dans ma vitesse de déplacement, dans l’agressivité aussi…

Vous êtes trop gentil ?

Disons que j’ai un tempérament qui m’oblige à me faire violence pour montrer davantage d’agressivité dans mon jeu.

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