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Red Bull parie sur le vélo

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Red Bull s’implante de plus en plus dans le cyclisme. La marque à la boisson énergisante au taureau rouge tisse sa toile dans le sport après avoir réussi avec succès dans d’autres disciplines. Mais jusqu’où Red Bull compte-t-elle aller dans le cyclisme ? 

Aujourd’hui, il est difficile de ne pas voir dans le sport la marque leader des boissons énergisantes. Avec son logo si particulier, Red Bull est devenue incontournable dans le sport.

Déjà connue dans le sport extrême avec une grosse implantation, c’est dans le ski qu’il n’est pas rare de voir les athlètes avec les couleurs de la marque qui rappelle les boissons. Au départ, la marque autrichienne s’est développée localement avant de voir sa galaxie grandir dans le sponsoring sportif en 1995. En devenant le sponsor de Sauber et Arrows en Formule 1, Red Bull a définitivement lancé son écurie en rachetant Jaguar en 2004.

La marque autrichienne est aussi connue dans le football avec ses différentes équipes, Salzbourg, Leipzig, New York, Bragantino, au Brésil ou encore au Ghana voire le Paris FC. Aujourd’hui, Red Bull pèse plus de 500 athlètes et 600 sponsorings à travers des évènements ou manifestations sportives. Une stratégie au départ pour se montrer et s’afficher partout. Depuis, c’est devenu un business à part entière avec des ambitions sportives pour l’entreprise autrichienne qui a encore enregistré plus de 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024.

Red Bull atteint 10 Milliards d’euros de résultat

Une hausse de 9% qui valide la stratégie liée au sport. Dans le cyclisme, Red Bull aura finalement mis du temps avant de s’engager. Si elle a commencé par le BMX ou le VTT et avec des coureurs comme Tom Pidcock ou Wout Van Aert, Valentina Höll, Loïc Bruni, Mariana Pajon, Saya Sakakibara ou Kieran Reilly, la marque autrichienne a pris un tournant important en annonçant son partenariat avec la BORA-hansgrohe en janvier 2024. Une étape vers la création de la Red Bull-BORA-hansgrohe qui fera ses débuts officiels sur le Tour de France 2024 avec à sa tête Primoz Roglic.

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« Red Bull prévoit d’étendre son implication dans le cyclisme sur route et vise un partenariat avec BORA-hansgrohe, expliquait l’équipe au moment d’officialiser l’accord dans un communiqué il y a un an. En devenant partenaire de la société d’exploitation de Ralph Denk, le manager général, Red Bull s’efforce de compléter son portefeuilles de sponsors principaux de l’équipe, qui resteront à long terme. »

Depuis, l’équipe ne cesse de grandir avec des coureurs de premier plan comme Jai Hindley, Daniel Felipe Martinez, Aleksandr Vlasov, Maxim Van Gils, Laurence Pithie ou Finn Fisher-Black. Même si le départ du jeune Cian Uijtdebroeks chez Visma Lease a Bike est venu mettre à mal la stratégie de développement de jeunes talents à haut potentiel.

Entre temps, Primoz Roglic a permis à Red Bull de remporter son premier grand Tour avec la Vuelta 2024. Néanmoins, l’implantation de Red Bull dans le cyclisme ne se résume pas seulement à son équipe World Tour. En récupérant rapidement Remco Evenepoel dans son giron, elle s’offre une figure internationale.

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« Les mastodontes viennent et s’installent » 

La franchise autrichienne a également décidé d’accompagner l’équipe Tudor de Fabian Cancellara en devenant l’un des sponsors de l’équipe. Et seulement un sponsor ? « Red Bull n’est qu’un sponsor et non un copropriétaire, affirme le propriétaire de la formation suisse, Raphael Meyer, il n’y aura aucune collaboration avec l’équipe sur le plan sportif. »

Mais le logo sera bien présent sur les vêtements des coureurs. L’arrivée en fanfare de Red Bull est-elle cependant une bonne nouvelle pour le cyclisme ? Le manager de la Groupama-FDJ Marc Madiot a sa petite idée au moment d’évoquer l’avenir du cyclisme.

« Il sera de plus en plus business quand on voit la tournure prise avec l’arrivée de Red Bull et il y en aura d’autres… On va avoir une refonte du cyclisme, c’est clair. Il va y avoir un match à trois entre les organisateurs, l’UCI et les sponsors mastodontes. »

« Je ne veux même pas parler des équipes. Et si les mastodontes viennent et s’installent, il va y avoir forcément une refonte. Après, tout dépend de ce qu’ils veulent faire. Il faut que notre sport, pour gagner, accepte de perdre. Mais, pour le moment, je n’entends que des personnes qui veulent gagner. Si tu es en capacité d’accepter de perdre, ça change la donne. »

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L’avenir le dira, mais les autres expériences sportives ont déjà démontré que Red Bull sait également se montrer patiente pour aller décrocher les plus grandes victoires. Le Tour de France est à ce prix…

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