lundi 20 mai 2024

A Nantes, la Beaujoire, dans l’ombre de la légende Saupin…

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Comme de nombreux autres clubs, Nantes a changé d’enceinte au cours de son histoire et c’est en avril 1984 que les canaris ont pris possession de leur nouveau stade.

Après des années de bons et loyaux services, le stade Marcel-Saupin qui avait été inauguré en 1937 quand il s’appelait alors stade Malakoff (jusqu’en 1965) avant de prendre le nom du président du FC Nantes de 1944 à 1955 avait fait son temps.

L’enceinte qui avait vu le club nantais remporter ses premiers titres était devenue trop exiguë (sa capacité avait été réduite à moins de 30 000 places dans les années 70) et proposait des conditions de confort devenues insuffisantes.

« Quand je passe devant le stade Marcel-Saupin, c’est toujours émouvant. J’aime les stades où les spectateurs sont près des joueurs, où leur présence est assez stimulante. Cela ne nous gênait pas, bien au contraire. C’est bien différent des stades où il y a une piste d’athlétisme qui sépare le public du terrain. Mais, aujourd’hui, la Beaujoire peut se montrer impressionnante pour certains gardiens » explique Daniel Eon, le portier du FC Nantes double champion de France 1965 et 1966.

Même constat pour son partenaire d’alors Gilbert Le Chenadec : « S’il peut y avoir une part de nostalgie, je reconnais que j’ai vécu cette transmission relativement bien car Marcel-Saupin était devenu trop vétuste et trop petit. Je me souviens aussi du problème de parking. Nous, les joueurs, on mettait nos voitures à l’extérieur et on venait avec notre sac en passant devant les gens pour aller au stade ».

La nostalgie Saupin…

Et de poursuivre : « La construction d’un nouveau stade était devenue logique dans la progression du club. A Marcel-Saupin, le public, surtout derrière les buts, était très près du terrain. Mais tout le monde était tassé. Il n’y a donc pas de regrets de ma part. »

Le FC Nantes y a joué pour la dernière fois le 28 avril 1984 en battant Saint-Etienne (1-0) avant de rejoindre le stade de la Beaujoire qui a été inauguré le 8 mai suivant à l’occasion d’un match amical entre Nantes et la sélection de Roumanie (0-1).

L’oeuvre de Berdje Agopyan, l’architecte du Parc des Princes, était prévue pour accueillir des matches de poules de l’Euro 84. Le 16 juin, les Bleus y dominent outrageusement la Belgique (5-0) avec un triplé de Michel Platini devant… 51 359 spectateurs alors que sa capacité actuelle est de 37 473 places.

Le stade qui a notamment été le théâtre de six matches de la Coupe du Monde 1998, de trois rencontres de la Coupe du Monde de rugby en 2007 et de concerts prestigieux (Pink Floyd en juin 1988 ou U2 en mai 1993) a été renommé stade la Beaujoire-Louis Fonteneau pour rendre hommage au président du club entre 1969 et 1986.

Le FC Nantes y a écrit de nouvelles pages de son histoire avec deux titres de champion de France en 1995 et 2001, sans oublier les parcours en Coupe de France que le club a remportée en 1999 et 2000. Mais le stade de la Beaujoire pourrait déjà laisser sa place à une nouvelle enceinte d’ici quelques années…

Félix Chiocca

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