vendredi 1 décembre 2023

Alexandre Sarr, la prochaine star française en NBA ?

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

A 18 ans, Alexandre (2m16), le frère d’Olivier Sarr, impressionne en NBL avec les Wildcats de Perth. Au point d’imiter Victor Wembanyama avec une place de n°1 à la draft en 2024 ?

Si Victor Wembanyama fait le buzz, Alexandre Sarr réalise lui une percée de plus en plus remarquée. A 18 ans, cet intérieur, passé par les équipes de jeunes du Real Madrid, puis premier Européen à rejoindre le programme Overtime Elite, une ligue réservée aux jeunes de 16 à 18 ans, fait déjà partie des prospects les plus prometteurs de sa génération. En Australie, c’est un euphémisme que de dire qu’il fait sensation. Un homme a bien connu Alexandre Sarr entre ses 10 ans et ses 14 ans.

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Il s’agit de Jérôme Capel. C’était à l’époque des sélections départementales. « On a eu Alexandre très jeune. Son frère aussi, Olivier (le pivot d’OKC, Ndlr). Mais, en termes de basket, les deux frères ne se ressemblaient pas du tout. Je garde comme souvenir d’Alexandre un garçon très à l’écoute. Il se montrait très intéressé par les notions de jeu et sa compréhension. Il était déjà
très performant sur la lecture du jeu. »

« Il donnait beaucoup de sens à tous ses apprentissages. Il adhérait beaucoup à cette approche pédagogique. J’avais décelé très vite sa capacité à s’adapter à chaque situation. C’était un gamin qui aimait beaucoup rester après les entraînements. Il adorait travailler. »

Deux Sarr en NBA la saison prochaine ?

Comment imaginer l’avenir de ce jeune basketteur si prometteur ? « J’ai vite compris avec Alexandre que c’était quelqu’un de très ancré dans ce qu’il faisait et qu’il était très serein. S’il amène ses valeurs humaines dans le système, partout où il passera, ce sera obligatoirement une valeur ajoutée. Je ne connais pas Victor Wembanyama, mais il incarne aussi ce genre de profil qui apporte toujours quelque chose avec leurs différences et leurs façons de voir les choses, perpétuellement en avance. Quand il avait 10, 11 ans, on sentait déjà qu’il était interconnecté avec tout et toujours bien en place. C’est ce qui fait aussi qu’un joueur va performer. »

A l’instant T, tout se passe à merveille pour Sarr sous les couleurs de Perth. Son apprentissage en NBL dans un championnat professionnel australien ne lui pose visiblement aucun souci. Il sonne la charge avec les Wildcats. Et ce dans la foulée de deux matches exhibition brillants à Las Vegas face à la team Ignite qui évolue en G-League. De quoi déchaîner les scouts NBA. Dans la raquette, Sarr fait fureur du haut de ses 2m16 . Son équipier Jordan Usher est tombé sous le charme comme il l’a confié à ESPN :

« Ne lui dîtes pas qu’il ne peut pas faire quelque chose. brut. à talent shooter mettre des floaters, il peut dunker, il peut tenir la balle, il peut contrer. C’est un gamin avec un visage d’enfant. Mais on voit à travers son jeu qu’il n’a pas de plafond, pas de limites. Il aura une superbe carrière et j’ai hâte de voir ce qu’il peut devenir ». Dans beaucoup de mocks draft, Sarr apparaît parmi les meilleurs et parfois même comme le favori pour la draft 2024. De quoi réaliser son rêve de jouer en NBA avec son frère et ce dès la saison prochaine.

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