vendredi 21 juin 2024

Andrea Parisini : « Istres m’a permis d’atteindre mon rêve »

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Le pivot international italien se sent comme un poisson dans l’eau dans le club provençal qui l’a propulsé au plus haut niveau. A 27 ans, il espère encore gravir de nouveaux échelons. Il se confier au Quotidien du Sport et à Handball magazine.

Comment vous êtes-vous mis au handball ?

J’ai commencé par le football et la natation. Mon père était coach de handball. J’allais voir tous les matches de l’équipe de ma ville qu’il entraînait. Je me suis vraiment passionné par ce sport. J’ai commencé vers 11-12 ans grâce à mon père donc.

Le football vous a-t-il aidé dans la pratique du handball ?

Non. Au football, j’étais gardien de but. Comme je n’étais pas bon, je n’ai pas continué (sourire).

Auriez-vous imaginé un jour évoluer en Starligue ?

Pas du tout ! C’était un rêve que je trouvais inaccessible. Dans ma ville de naissance (Vigevano), peu d’enfants jouent au handball. L’équipe première n’évolue pas dans le championnat élite. Là-bas, on parle surtout football et basket. Le handball demeurait surtout un sport que j’aimais regarder. Quand j’ai quitté mon chez moi, j’ai commencé à rêver vraiment. Venir en France a toujours été mon rêve. Mais même quand je portais les couleurs d’Angers, jamais je n’aurais imaginé jouer en Starligue.

« Un rêve de jouer en Starligue »

C’est à Strasbourg en Proligue que vous vous êtes fait connaître.

Je garde de très bons souvenirs de ce passage. Même si Angers m’a beaucoup aidé à grandir pendant deux ans (de 2016 à 2018, Ndlr). J’y ai appris beaucoup de choses dont la langue française. Mais ma véritable explosion s’est bien produite à Strasbourg (2018-2019, Ndlr), un club où j’ai eu beaucoup de responsabilités.

Mes équipiers et les coachs ont beaucoup contribué à cela. Cette année-là, ma femme était enceinte. Ma fille est née à Schiltigheim. Même si avec l’équipe on n’avait pas obtenu les résultats escomptés, cette saison avait été très spéciale pour moi. Après cette expérience, Istres est venu me chercher.

Pourquoi avoir récemment prolongé avec Istres ?

Ici, j’ai beaucoup de responsabilités. Cela me plaît énormément. J’arrivais en fin de contrat. Je ne voulais pas rester sans équipe avec la Covid. Quand Istres m’a proposé une prolongation, je ne pouvais pas refuser. Même si on a connu un début de saison compliqué, le projet est bien en place.

« J’espère être un exemple pour les handballeurs Italiens »

L’équipe est quand même bien mal embarquée en ce début de championnat (dernière après 8 journées avec 1 victoire, 2 nuls et 5 défaites, Ndlr)…

On va se maintenir. Mais, en ce début de saison, on a déploré malheureusement beaucoup de blessures. En plus, on a rencontré que de très grosses équipes. Notre déficit de points est donc logique.

La ville d’Istres vous fait-elle penser un peu à l’Italie ?

Pas vraiment. Même si toute ma famille vient de Naples, moi je suis né près de Milan dans une ville un peu plus grande qu’Istres. J’aime cette ville car elle est à taille humaine. C’est vraiment familial ici. Ma petite va à la crèche. Ces facteurs ont favorisé ma prolongation de contrat.

En devenant le 4ème Italien à évoluer dans un championnat européen majeur, pensez-vous être un exemple pour le handball dans votre pays ?

Je l’espère. Cette saison, j’ai convaincu Gilles Derot de prendre deux autres jeunes Italiens (dont l’ailier droit Thomas Bortoli, Ndlr). J’espère que je vais servir d’exemple pour de nombreux autres jeunes Transalpins. Je suis parti d’une petite ville où le handball n’était pas trop considéré. Je n’avais pas des capacités de fou au départ. Même si je n’étais pas Elohim Prandi déjà super fort à 20 ans. Mais je suis quand même arrivé en Starligue. Cela prouve qu’avec de l’application et de la volonté on peut y arriver.

Objectif Ligue des Chmpions pour Andrea Parisini

Quel est désormais votre rêve ?

J’aimerais disputer l’EHF et encore mieux la Ligue des Champions. Ce serait à mes yeux l’accomplissement d’une carrière parfaite. Une fois que j’aurais raccroché, j’aimerais devenir coach. J’ai déjà commencé à passer quelques niveaux en Italie. A la maison, pendant mon temps libre, je regarde beaucoup de matches. Je ne me vois pas loin du milieu du handball.

Comment jugez-vous le niveau de la sélection italienne ?

La sélection progresse. Il y a des jeunes à fort potentiel. J’ai 27 ans et je suis un des plus vieux. Il y a eu une bonne génération en 2000, 2001 et 2003. Notre prochain objectif est de nous qualifier pour les Championnats d’Europe. On peut le faire.

Pas mal de joueurs commencent à s’exiler à l’étranger en occupant même un rôle majeur dans leur équipe. C’est important. Les entraîneurs commencent donc à voir qu’il y a aussi de bons Italiens en handball. D’ici deux ou trois ans, avec la maturité, l’équipe devrait montrer de belles choses.

Sport Hand 011

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