mardi 4 octobre 2022

Bardet, Alaphilippe : faut-il partir à l’étranger pour gagner ?

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

Chaque année, certains Français tentent leur chance à l’étranger pour grandir et connaître une nouvelle expérience. A l’image d’Alaphilippe, Elissonde ou encore Barbier, Bardet a suivi cet exemple. Avec succès ?

« Je voulais vraiment connaitre autre chose, un nouveau fonctionnement, une nouvelle méthode de travail. Je sens que ça m’apporte déjà. Tout se passe comme prévu. »

Romain Bardet ne cachait pas sa satisfaction au moment d’expliquer les raisons de son départ à l’étranger. Comme beaucoup auparavant, l’ancien leader d’AG2R voulait donner un nouvel élan à sa carrière et se donner le droit de voir autre chose pour grandir. C’est une idée qu’il avait clairement en tête depuis quelque temps.

Bardet a sauté le pas en quittant AG2R

« J’ai toujours au cela en tête, expliquait-il début de saison. Je suis quelqu’un d’assez curieux. J’ai toujours eu cette envie de ne pas me cantonner à ma zone de confort. Je pense que c’est important dans le développement en tant qu’athlète de savoir faire les bons choix pour continuer à progresser. C’est bien quand on peut avoir cette possibilité de se lancer de nouveaux défis dans une carrière. »

Par le passé, ils sont quelques-uns à avoir connu du succès à l’étranger comme Laurent Jalabert, Richard Virenque, Pierre Rolland, Tony Gallopin, Nicolas Portal, Warre, Barguil ou encore récemment Jullian Alaphilippe. Ce dernier n’ayant au final connu aucune équipe française.

Avec ses coéquipiers, Florent Sénéchal et Rémi Cavagna, ils profitent pleinement du savoir-faire de la Deceuninck-Quick Step pour s’affirmer et progresser.

Certains Français comme Alexis Renard, 3ème du général au Tour de Wallonie, Rudy Barbier ou Hugo Hofstetter ont ainsi pu s’épanouir chez Israel Start-Up Nation en World Tour, tout comme Julien El-Fares, qui a rejoint cette année EF Education-Nippo, voire Romain Combaud chez Team DSM.

Pour suivre l’exemple de coureurs comme Julien Bernard qui a fait toute sa carrière chez Trek-Segafredo, et qui a vu Kenny Elissonde le rejoindre après qu’il ait connu le team Sky en 2017. Partir pour réussir, ce fut le cas du sprinteur Gabriel Muller qui a trouvé une place en ProTeam chez Burgos-BH, après avoir brillé l’an passé en Asie, au Cambodia Cycling Academy Team.

Alaphilippe et Bernard n’ont jamais couru pour une équipe française

Charles Planet, Mehdi Benhamouda et Lucas Dauge sont chez Novo Nordisk, continuant à faire une belle carrière. Tout comme Jérémy Bellicaud et Théo Delacroix, chez Intermarché-Wanty Gobert Matériaux ou Alexis Guérin, chez Team Vorarlberg, en Autriche (voir par ailleurs).

De son côté, Valentin Midey est en Indonésie, chez Roojai.com Cycling Team, où il court sur le circuit asiatique. Une chose est sûre, l’étranger donne souvent une nouvelle chance à de nombreux coureurs qui en reviennent plus fort et avec la richesse d’une expérience unique. De quoi convaincre Thibaut Pinot ? Pas sûr…

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