lundi 24 juin 2024

Romain Bardet : « Ça m’a mis un bon coup de pied aux fesses ! »

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Frédéric Denat
Frédéric Denat
Journaliste

24h après la dernière course de sa première saison chez DSM, Romain Bardet était à peine descendu de son VTT, avec lequel il venait de disputer le Roc d’Azur, qu’il effectuait son premier bilan pour Cyclisme magazine et Le Quotidien du Sport.

Quel bilan faites-vous de votre première saison chez DSM ?

Il est largement positif après une année pleine de découvertes où il a fallu m’habituer à mon nouvel environnement et à une nouvelle méthode de travail. Au final, j’ai été compétitif tout au long de saison, du Giro au Tour de Lombardie, ce qui prouve que j’ai bien intégré cette nouvelle approche de mon métier. J’ai retrouvé de la constance et j’ai progressé en réalisant pas mal de bons chronos.

Quelles furent ces nouvelles méthodes d’entraînement ?

Pour résumer, on va dire que j’en ai fait moins qu’avant, mais que ça m’offrait plus d’énergie car je me suis entraîné dans des conditions différentes, avec moins de stress et de pression, plus de plaisir.

« J’ai couru plus libéré, pour jouer la gagne tout le temps, sans penser assurer des points à tout prix »

La période d’intégration a-t-elle été néanmoins difficile ?

Découvrir de nouvelles méthodes d’entraînement est toujours un bouleversement avec des effets qui ne sont pas forcément immédiats. Il m’a fallu être patient au début, accepter l’idée de ne pas être à 100% sur certaines courses pour mieux faire preuve de constance et être plus régulier dans la durée.

Depuis 2020, après deux saisons compliquées, il était important que je fasse de bonnes performances, que j’ai de bonnes sensations jusqu’à ce Tour de Lombardie où je me suis vraiment senti très bien, sans oublier deux bons grands Tours, la Vuelta, où j’ai gagné une étape, et le Giro où j’étais dans le top 5 jusqu’au dernier chrono.

N’auriez-vous pas aimé concrétiser par une ou plusieurs victoires de prestige ?

Evidemment, j’aurais aimé gagner plus de courses, mais le niveau de la concurrence, qui ne cesse de monter, me rappelle à l’ordre. Je me suis senti de mieux en mieux, mais ça va de plus en plus vite, avec des coureurs de plus en plus jeunes et un niveau d’une grande densité.

Gagner plus de courses pour Bardet, un objectif

Aucun regret d’avoir choisi un départ vers l’étranger ?

Non, au contraire, il faut dire ce qui est : ça m’a mis un bon coup de pied aux fesses, j’en avais besoin. Je suis au pied du mur dans une équipe où j’ai la chance de ne pas ressentir de pression négative, sur les résultats ou les points à aller chercher. Dans le déroulement des courses, ça change tout, ça me permet de courir libéré et de jouer la gagne tout le temps, sans penser à assurer des points à tout prix.

Quel fut le moment le plus difficile de votre saison ?

Je garde un sentiment d’inachevé de mon Giro. Alors que je montais en pression, et que j’avais clairement les moyens de me battre pour le Top 5, même si je n’étais pas au niveau de Bernal et de Caruso, quand une étape qui pouvait m’être favorable a été réduite.

Après autant d’investissements et de bonnes sensations, il est un peu décevant de ne finir que 7ème…

Vous disputiez votre premier Giro, quelles furent vos impressions ?

J’ai adoré l’ambiance et le rythme des étapes qui s’enchaînent, sans temps morts ou journées plus calmes, comme on peut les vivre sur le Tour de France en plaine. Ça roulait très vite, sur des routes piégeuses qu’il faut connaître pour bien les appréhender.

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