jeudi 25 avril 2024

Basket : ces clubs satellites indispensables à l’élite

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Si certains jeunes peuvent croire leur horizon bouché, ils peuvent espérer ne pas s’embourber et plutôt s’aguerrir au sein de clubs satellites. Un partenariat gagnant-gagnant qui pourrait se développer à l’image de celui entre l’ASVEL et LyonSO Basket.

Dans d’autres sports, il n’est pas rare de voir des liens très étroits entre des structures. En F1 par exemple, l’écurie Alpha Tauri est souvent présentée comme la petite sœur de Red Bull. En cyclisme et en football, les équipes réserves sont légion.

Leurs meilleurs éléments peuvent rêver intégrer l’équipe professionnelle. Dans le microcosme national de la balle orange, ce schéma existe aussi, mais dans une moindre mesure.

« Ce n’est pas encore très développé. Ce qui complique les choses, c’est qu’il existe notamment des logiques et des critères géographiques. Au Lyon SO Basket, on est à un quart d’heure de l’académie de Tony Parker. Peu d’équipes peuvent se vanter d’en avoir une en Betclic Elite, avec un centre de formation et une autre en N1, surtout avec une telle proximité. On parle aussi-là d’un engagement de la part des clubs. Ils n’ont pas forcément la volonté d’avancer dans ce sens-là. La contrainte logistique ne facilitant pas les choses non plus » explique Sami Driss le manager général du LyonSO Basket.

Le président de la LNB Alain Béral est sensible au sujet : « La Fédération a vraiment poussé dans ce sens. Elle a permis aux joueurs de pouvoir évoluer dans les deux clubs. Tout cela est très favorable pour donner du temps de jeu à des espoirs, ou même à d’autres jeunes joueurs qui ne pourraient pas s’engager sur les parquets de l’élite. Ils peuvent alors le faire en Nationale ou en Pro B. Il n’y a pas généralement d’accords formels, mais davantage des accords de prêts de joueurs. Il y a deux ou trois ans, il y en avait eu un entre Strasbourg et Schaeffersheim. Par contre, ce qui a été fait avec celui de Lyon, c’est vraiment l’avenir ».

« Ce qui a été fait avec Lyon, c’est l’avenir »

Avant d’officialiser le projet du LyonSO Basket, l’ASVEL n’en était pas à son coup d’essai. En 2019, le club de Tony Parker s’était associé au club de N3 de Marne-la-Vallée. Un an plus tôt, le club de Saint-Chamond (Pro B) était entré aussi dans la galaxie de l’ASVEL.

Cette idée de clubs satellites va-t-elle se généraliser ? « Elle reste une bonne solution pour de jeunes joueurs, estime le manager général du LyonSO Basket.

Toutefois, il y a cette contrainte de se maintenir ». Le président de la LNB est sur la même longueur d’ondes : « Cette solution des clubs satellites n’est pas LA solution, mais une des solutions pour que des jeunes puissent éclore en jouant. Sinon cela n’aurait pas été forcément le cas dans leurs clubs d’origine ».

Si cela peut permettre à tous nos jeunes basketteurs français de jouer et donc de progresser (Kevin Kokila et Victor Diallo du LyonSO ont signé à Bourg et La Rochelle), cette solution de clubs satellites est amener à se développer.

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