En pleine progression, l’Australien, Ben O’Connor veut confirmer ses bons résultats de 2024 dans une équipe qui attend de lui d’être ce leader de grands Tours qu’elle recherche.
Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre Jayco AlUla à29ans?
J’ai connu une très belle expérience chez Decathlon AG2R La Mondiale (de 2021 à 2024, Ndlr). Mais le temps était venu pour moi d’en connaître une autre. Mon arrivée chez Jayco AlUla incarne un changement sportif, mais aussi culturel avec une autre manière de communiquer. Etre Australien et courir pour une équipe australienne est quelque chose de spécial.
Cela a fonctionné pour d’autres coureurs avant moi. Je pense que je peux aussi franchir de nouveaux paliers désormais chez Jayco AlUla. Pour un Australien, cela aurait été presque anormal (sourire) de ne pas courir pour une équipe australienne. C’est la seule en World Tour.
À lireDans 15 jour le Giro : quelle sortie pour Romain Bardet ?C’est comme si vous reveniez à la maison en quelque sorte ?
En partie, effectivement. Lors de mes dernières saisons, j’ai noué de très bons liens avec des coureurs en lesquels j’avais confiance. Mais c’est bon aussi de retrouver cette culture australienne. Jayco AlUla a également beaucoup évolué sur les plans de ses équipements et de la nutrition. C’est forcément un plus.
Cela ne vous rajoute-t-il pas de pression de venir remplacer Simon Yates, qui plus est dans une équipe australienne ?
À lireTour de France Femmes : Squiban exceptionnel, au tour de Ferrand-PrévotCe n’est pas plus de pression que de figurer au sein d’une équipe française et de se battre pour le classement général du Tour de France. Concernant Simon, nous pratiquons notre métier, mais avec un style assez différent. En plus, il est en avance sur moi dans sa carrière. Je vais essayer de le rattraper (sourire). De mon côté, j’avance et j’essaie de m’améliorer.
À LIRE AUSSI : toute l’actualité du cyclisme dans votre mag
Ben O’Connor vise les étapes du Tour de France
Pensez-vous que vos quatre saisons passées en France vont maintenant vous permettre d’endosser de nouvelles responsabilités ?
Quand vous êtes un leader voire quand vous devez l’être, vous devez englober et prendre les responsabilités émanant de vos équipiers, mais aussi des calendriers de votre équipe. Avec au bout du compte ce devoir d’être performant. Il faut bien garder à l’esprit que vous êtes le gars pour lequel vos équipiers travaillent. Donc, ils doivent vous faire confiance aussi. C’est un long processus.
Quelles sont vos ambitions pour 2025 ?
À lireBernard Thévenet : « Bientôt une équipe chinoise sur le Tour de France ? »Je veux surtout être au moins aussi constant que je ne l’ai été en 2024. Et point essentiel pendant toute l’année. Dans l’absolu, j’aimerais jouer la gagne à chaque course à étapes à laquelle je prends part. Pour l’instant, dans le Tour de France, les choses ne se sont pas toujours bien passées pour moi les dernières fois. J’aimerais évidemment que cela se passe autrement, sans commettre de grosses erreurs. Je suis convaincu que c’est une course dans laquelle je peux bien faire. J’ai déjà fini 4ème (en 2021, Ndlr).
Quels sont les objectifs de l’équipe ?
Que ce soit avec moi ou un autre coureur, c’est d’aller le plus haut possible dans un grand Tour. Il y a aussi Dylan (Groenewegen, Ndlr) avec pas mal de sprinteurs autour. L’idée, de toute façon, c’est toujours de gagner le plus possible.
Mais est-ce si facile quand il y a dans le peloton un extraterrestre nommé Tadej Pogacar ?
À lireTop 5 des kits d’électrification vélo en 2025 : Comparatif indépendant (Syklo, Bafang, OZO, Cycloboost)Chaque génération a sa superstar. Pour être honnête, je me concentre surtout sur ce que j’ai à faire.
À LIRE AUSSI : le Tour de France 2024 historique