mardi 27 septembre 2022

Béziers (N2) doublement touché par le covid, Didier Santini ne comprend pas…

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Alors que l’on évoquait une reprise des championnats début mars, les clubs amateurs restent toujours sans nouvelles officielles et se posent des questions.

Si les clubs amateurs joueront le 8ème tour de la Coupe de France ce week-end, c’est toujours le flou le plus complet au sujet de la reprise des championnats. Arrêtés après 9 journées, ces derniers iront-ils au bout ? Rien n’est moins sûr.

En National 2, il reste 21 journées à jouer. Il est évident que toutes ne pourront pas être disputées d’ici le 30 juin, date limite fixée par la FFF pour terminer les compétitions. Jouer au moins la fin des matchs aller ? Aller le plus loin possible puis arrêter au 30 juin ? Déclarer une saison blanche ? Tous les scenarios sont envisagés aujourd’hui avec chacun leurs partisans.

Pour l’entraîneur de Béziers, il faut au minimum que tout le monde ait rencontré tout le monde…

Pour Didier Santini, entraîneur de l’AS Béziers, leader du groupe D et en route pour la montée, le plus important reste de préserver l’équité sportive. « Pour moi il est impossible d’établir un classement sans tenir compte des adversaires », explique l’ancien joueur de Bastia dans les années 90. « Pour une certaine équité, il faut départager les équipes qui ont joué les mêmes adversaires, donc au moins terminer les matchs aller. C’est d’ailleurs ce qui aurait dû être fait la saison dernière à tous les niveaux ».

Le coach de Béziers sait de quoi il parle. Arrivé en cours de saison lors que le club était au plus mal, Santini est certain que les 10 derniers matchs restant à jouer auraient pu lui permettre de se sauver. « On devait jouer les sept derniers et les équipes devant nous jouaient les premiers… » s’agace-t-il encore.

Relégué la saison dernière 10 matchs avant la fin, l’AS Béziers peut cette fois être empêché de monter…

Après être descendu sans avoir la possibilité de défendre ses chances jusqu’au bout, Béziers pourrait se voir privé d’un retour en National en cas de saison blanche… « Même si on me disait d’arrêter là et de monter, cela ne m’intéresse pas », poursuit toutefois ’entraîneur biterrois. « J’ai toujours défendu l’équité sportive, je ne vais pas changer aujourd’hui. Je ne veux pas monter après neuf matchs, mais au moins jouer les six derniers matchs aller et gagner la montée sur le terrain. Peut-être que cela ne nous réussira pas, mais l’équité sera respectée ».

L’autre solution, entendue dans les couloirs de la FFF, est de mettre en place un système de play-off. Les huit premiers se battraient  pour monter, les huit derniers pour ne pas descendre.

Si les championnats venaient à reprendre, il restera encore le problème des entraînements. Si une équipe comme Béziers a ses joueurs à disposition 24h sur 24h (pro, contrats fédéraux…) d’autres qui sont engagées dans le même championnat jouent avec des joueurs qui travaillent et ne peuvent s’entraîner en raison du couvre-feu.

« Les jeunes joueurs perdent deux ans sur sept ans de carrière »

« La Fédération a bien trouvé une solution pour accorder des dérogations aux clubs engagés en Coupe de France, elle peut bien en faire autant pour les clubs de National 2 dont les joueurs travaillent », réclame Didier Santini. Dans le groupe de Béziers, c’est notamment le cas de l’US Colomiers, troisième au classement. Le club avait avait une dérogation tant qu’il était en Coupe de France, mais il l’a perdu en se faisant sortir par Canet au 7ème tour.

« On vit une situation complètement absurde », relève Santini. « Des clubs de R2 ou R1 encore en Coupe de France ont des dérogations pour s’entraîner le soir, alors que des équipes de National 2, dont les joueurs travaillent n’ont pas le droit de s’entraîner après 18h ».

Au delà des championnats en eux-mêmes, Didier Santini, ancien pro passé par l’OM, Bastia, Toulouse et Lille, a une pensée pur les joueurs. « Il faut savoir que, notamment pour des questions de statut, le National 2 est un lieu de passage important pour de nombreux jeunes joueurs qui sont appelés à faire une carrière professionnelle. Déjà qu’une carrière pro dure en moyenne entre 5 et 7 ans, on est en train de leur prendre deux années complètes… ».

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