mardi 25 juin 2024

Biniam Girmay (Intermarché-Wanty-Gobert-Matériaux) : « J’ai aimé le vélo grâce au Tour et Paris-Roubaix »

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

Coureur de la formation Intermarché-Wanty-Gobert-Matériaux depuis cette année, Biniam Girmay est devenu le premier coureur africain à gagner sur une Classique flandrienne ; Gand-Wevelgem. Une performance inédite qui en appelle d’autres selon le jeune coureur érythréen de 22 ans.

Que retenez-vous de ce début de saison ?

On peut dire que la saison a bien commencé (sourire). Dès le camp d’entraînement, l’ambiance dans l’équipe était super et mes coéquipiers m’ont aidé en Espagne où j’ai remporté ma première victoire en 2022 pour moi et mon équipe (le Trofeo Alcudia-Port D’Alcudia, Ndlr). Avant Gand, il y a eu deux grands moments, le podium à Paris-Nice après la 1ère étape où je prends le maillot blanc et mon premier Monument que j’ai couru, Milan-Sanremo.

Etes-vous fier d’avoir gagné Gand-Wevelgem ?

J’étais super super content. Mon équipe Intermarché et moi, nous faisons une histoire ensemble.

Biniam Girmay prône l’humilité

Restez-vous le même coureur maintenant ou réalisez-vous ce que vous avez fait avec cette victoire historique sur la classique flandrienne belge ?

Je suis le même et je reste le même (sourire). J’étais Bini et je suis Bini, mais je sais que les gens me voient différemment maintenant.

Qu’attendez-vous pour cette saison et quelle est la prochaine étape pour vous ?

Maintenant, nous n’avons terminé qu’un tiers de la saison, je reviens en Europe avant Francfort et après je vais courir le Giro. Mon nouvel objectif est de gagner une étape sur un grand Tour. Mon rêve est de prendre le maillot rose en Hongrie, mais je sais que ce sera très très difficile de le faire cette année pour mon premier grand Tour.

Quand avez-vous découvert cette passion du cyclisme et cette envie de faire carrière ?

Quand j’étais petit en Erythrée, avec mon père, je regardais à la télé des courses comme le Tour de France et Paris-Roubaix. J’ai aimé faire du vélo immédiatement.

Quelle est votre relation avec la France alors que vous avez roulé pour Delko ?

En 2020, j’ai vécu pendant quatre mois en France, à Marseille près de mon boss, Philippe Lannes. Sa femme et lui m’ont aidé. Si j’ai gagné Gand-Wevelgem, c’est aussi parce que Mr Lannes et l’équipe Delko m’ont fait confiance et m’ont donné la possibilité de courir ici. J’aime rouler en France car la course n’est pas facile en général et il y a beaucoup de fans sur le bord des routes.

« Je rêve du maillot rose »

Etes-vous impatient de découvrir le Giro et un grand Tour cette année avant le Tour de France peut-être ?

Oui bien sûr. En 2022, ce sera déjà le Giro et en 2023 ce sera peut-être le Tour de France, mais avant je dois parler avec le directeur général d’Intermarché Mr Bourlart et mon entraîneur.

Quels sont vos objectifs avec votre équipe Intermarché Wanty Gobert ?

Si vous voulez gagner une course importante, vous avez besoin d’une bonne équipe autour du leader. Mon équipe grandit année après année, course après course. Je suis heureux d’en faire partie.

Etes-vous désormais plus célèbre en Afrique et dans votre pays avec vos victoires ?

Mes victoires m’aident, mais elles aident tous les coureurs érythréens car les managers d’équipes comprennent qu’il y a un grand potentiel. Je suis heureux d’être un symbole et un porte-drapeau pour les coureurs africains.

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