jeudi 25 avril 2024

Bordeaux sauvé par Gérard Lopez ? Il est encore trop tôt pour le dire…

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Origine des fonds, montant investi, avenir du club… Tous les voyants ne sont pas encore au vert avant le juge de paix : le passage du club bordelais devant la DNCG.

Les girondins de Bordeaux voient le bout du tunnel. L’ancien propriétaire du LOSC, Gérard Lopez a en effet transmis une offre de rachat qui a été validée par la banque Rothschild mandataire chargée d’éviter un redressement judiciaire.

Le club au scapulaire voit le bout du tunnel mais n’est pas encore sauvé. Il reste encore des étapes à franchir. La première est de trouver un accord avec la métropole, sur une somme (autour de  5 millions d’euros par an) pour la location du Matmut-Atlantique. Mais surtout, pour valider la présence des Girondins en Ligue 1 la saison prochaine, il faudra réussir le passage devant la DNCG.

Hier, King Street et Fortress, propriétaire du club, s’est voulu très rassurant, déclarant dans un communiqué que tout était parfaitement viable.  « Les garanties demandées par le Conseil d’administration qui s’est tenu en milieu de journée ont été apportées dans les heures qui ont suivi », pouvait-on lire. « Ces derniers éléments ont répondu aux attentes de Rothschild & Co, le conseil financier du club et du mandataire ad hoc évitant ainsi le placement du club en redressement judiciaire. ».

Une enquête ouverte sur la gestion du LOSC par Gérard Lopez…

Gérard Lopez rachète le club avec un gros investissement personnel. Le riche homme d’affaire s’est lui aussi exprimé : « Une première étape est franchie. Il nous reste maintenant beaucoup de travail pour finaliser le dossier sportif et obtenir la signature de tous les accords nécessaires. Je me suis engagé dans ce dossier en capitaux propres pour éviter le redressement judiciaire ».

A noter,  que Gérard Lopez (qui mettrait 7,5 millions d’euros de sa poche) a aussi contracté un prêt de 20 millions d’euros au près de… King Street et Fortress !

Reste toutefois plusieurs incertitudes, dont la principale est bien sûr l’exemple lillois. Sans le rachat du club l’hiver dernier, les Dogues filaient tout droit vers la faillite, trois ans après l’arrivée de Gérard Lopez.

A l’époque, l’homme d’affaires luxembourgeois avait une dette élevée en faveur d’Elliott Management (plus de 120 millions d’euros), et était contraint de céder le club lillois à la société Callisto Sporting SARL, filiale du fonds d’investissement luxembourgeois Merlyn Partners. Sans compter que le parquet de Lille a ouvert une enquête sur la gestion des comptes de Gérard Lopez à Lille…

(avec Jules Lavanant)

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