mercredi 5 octobre 2022

Hand : Brest a vécu une année magnifique avec « les rebelles »

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Championnes de France après quatre titres d’affilée de Metz, vainqueurs de la Coupe de France et finalistes du Final Four, les Rebelles de Brest ont réalisé une saison exceptionnelle. Des résultats qui valident la politique ambitieuse de leurs dirigeants.

Metz a trouvé son maître. Après des années de domination sur le handball féminin française (un seul titre de championne de France perdu depuis 2013), les filles d’Emmanuel Mayonnade ont dû s’incliner cette année face à des filles venues de l’Ouest, qui n’ont peur de rien, les Rebelles de Brest.

Elles ont montré une grande force de caractère en finale du championnat de France. Battues à l’aller par Metz de 7 buts (31-24), les Brestoises ont renversé les Messines en seconde période. Après un score de parité à la pause. Les filles remontent les sept buts de retard pour s’offrir le titre national. Après avoir dominé Metz en Coupe de France, en Ligue des Champions et en phase régulière :

« Je suis très fière de l’équipe. Après une défaite de sept buts à l’aller, on veut toujours se dire que c’est possible, mais encore faut-il y parvenir sur le terrain. Nous avons eu les nerfs solides. Brest réalise une superbe saison et notre performance du match aller a été difficile à digérer.

Nous ne voulions pas laisser échapper ce titre, qui vient récompenser tous les acteurs du club, les supporteurs, le staff, les dirigeants… Le club a galéré ces dernières années, nous l’avons fait, nous sommes championnes de France ! » se réjouit la gardienne Cléopatre Darleux.

« Notre objectif est la coupe d’Europe à l’horizon 2026 »

Champion de France pour la deuxième fois de son histoire après le sacre de 2012 (malgré le titre, le club avait subi une relégation administrative pour des raisons financières) ; Brest a également gagné sa troisième Coupe de France (2016, 2018 et 2021).

Brest a le meilleur budget du championnat (6,5 millions d’euros), le double de celui de Metz. L’équipe n’a pas simplement brillé sur le plan national, elle a, pour sa première qualification au Final Four de la Ligue des Champions.

Elle atteint la finale, seulement battue par Kristiansand et après avoir réussi l’exploit de sortir en demi-finale les grandissimes favorites de Gyor dans un match de folie et aux tirs au but pour le plus grand bonheur de son président Gérard Le Saint, symbole du renouveau brestois depuis sa prise de pouvoir en 2012 :

« Les résultats sont exceptionnels. On ne pensait pas réaliser une telle saison. Depuis le dernier titre en 2012, on avait le projet de retrouver ce niveau. On a connu des moments difficiles, mais on n’a jamais baissé les bras ».

Brest ne veut surtout pas s’arrêter en si bon chemin

Le club brestois ne veut pas s’arrêter là, l’objectif désormais est de conserver ce niveau de jeu et de continuer à grandir au niveau européen où il est en constante progression (dernière place de son groupe de la phase de Ligue des Champions en 2018 et 2019, quart de finale en 2020 avant que la compétition soit stoppée à cause du COVID et finale en 2021).

Un parcours qui se poursuivra sans l’entraîneur Laurent Beuzeau. Même élu meilleur entraîneur de la saison en championnat, qui sera remplacé par Pablo Morel. L’ancien entraîneur d’Issy-Paris notamment et sans Ana Gros (CSKA Moscou) ou Isabelle Gullden (Kristiansand) :

« On s’est dit qu’il fallait prendre un nouveau souffle au niveau du staff technique. Je préfère que les gens partent en pleine gloire. Notre objectif est la Coupe d’Europe à l’horizon 2026. On veut améliorer notre modèle, mettre en place dans la salle un spectacle différent de ce que présente la télé, des shows un peu à l’américaine.

On a une belle synergie avec nos partenaires. Malgré la COVID, on n’a jamais été inquiets. On va embaucher avec l’arrivée de quatre commerciaux. On va démarcher des entreprises privées afin de leur exposer nos projets et les convaincre de nous rejoindre ainsi que nos partenaires actuels qui sont déjà solides. »

Le club breton n’a cependant pas été épargné par la crise sanitaire, il doit faire un million d’euros d’économies pour combler les pertes des huis clos tout au long de la saison. Mais l’optimisme est de mise en Bretagne.

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