mardi 27 février 2024

Brice Dulin (La Rochelle) : « J’ai converti certains coéquipiers à la pelote ! »

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A 33 ans, Brice Dulin dispute sa quatorzième saison. L’arrière du stade rochelais qui a connu quatre clubs (Agen, Castres, le Racing 92 et La Rochelle) a été double champion de France avec castres en 2013 et le Racing 92 en 2016 et il est devenu, pour la première fois, champion d’Europe en juin dernier. Il revient pour rugby magazine sur les moments forts de sa carrière. Entretien réalisé pour Rugby Magazine et Le Quotidien du Sport.

Premier club

« Le SU Agen. J’y suis arrivé dans les catégories de jeunes, mais tard par rapport aux autres joueurs qui commencent très jeunes. J’avais 15-16 ans. Le SUA était le grand club du coin avec une fabuleuse histoire et c’était un honneur pour moi d’être pris. »

Premier sport

« J’ai longtemps pratiqué la pelote basque, la pala et la paleta, avant de faire du rugby comme mon frère et mon grand-père. C’est un peu une tradition familiale. Je joue toujours à la pelote pour me détendre. Ça m’a servi pour le rugby au niveau de l’anticipation des trajectoires, de la lecture du jeu, du déplacement. A La Rochelle, j’ai converti certains joueurs, d’autres y jouaient déjà donc on se fait de bonnes parties de pelote. »

Première blessure

« A 14 ans, je me suis gravement blessé au genou. C’est à ce moment-là que je suis passé de la pelote au rugby ».

Premier entraîneur qui a compté

« Christophe Deylaud. Il m’a lancé au niveau professionnel à Agen. C’est un technicien très proche de ses joueurs, il me parlait beaucoup, tactiquement il m’a aussi énormément apporté. »

Premier autographe

« Le premier, c’était à Agen quand je commençais à évoluer avec les pros. Quelques années plus tôt, j’étais moi-même à leur place dans le stade pour encourager l’équipe donc je les donne avec plaisir. En revanche, moi je n’en ai jamais vraiment demandé. J’ai croisé des joueurs de légende du club, c’était impressionnant, mais je n’en ai jamais demandé. »

Premier poste

« J’ai toujours évolué arrière. En cadets, à mes débuts, j’étais ailier, mais on jouait à 12 pas à 15. Le poste d’arrière m’a toujours convenu, mes qualités s’y expriment le mieux. »

Premier salaire

« A Agen, en espoirs, on était défrayé tous les mois. J’avais assez d’argent pour faire de l’essence ou faire un restaurant. J’étais heureux et c’est là que j’ai commencé à prendre conscience que l’on pouvait gagner de l’argent en pratiquant sa passion. »

Premier match en pro

« Un match à Béziers, j’étais encore au lycée c’était l’année du bac donc j’étais à fond dans les études. Pour le second, je m’en souviens plus car c’était contre mon frère qui jouait à Auch à l’époque donc c’était un match très particulier. On avait gagné, on était au-dessus car on jouait la montée ».

Première 3ème mi-temps

« J’ai été assez fêtard donc il y en a quelques unes… La toute première était pour fêter notre titre avec Agen dès la première saison en Crabos. On avait été reçus à la mairie. On avait présenté le Bouclier, c’était top. »

Premier titre

« Le titre de champion de France en Crabos puis j’ai ensuite été champion de Pro D2 en 2010. En fait, quand je suis arrivé à Agen, tout est allé vite pour moi, j’ai débuté en équipe première à 19 ans seulement. »

Première sélection

« En 2012, j’ai été appelé pour la tournée en Argentine. C’était l’été où je quittais Agen pour Castres. C’était l’année post Mondial. Même si les gens avaient évoqué mon nom, ça avait été une surprise car je jouais le maintien depuis deux saisons avec Agen. »

Premier essai

« Avec Agen face au Stade Français. J’en ai un vague souvenir car ça commence à dater (rires). J’avais marqué au terme d’une longue chevauchée, j’avais des jambes de jeunot à l’époque. »

« Je pensais faire toute ma carrière à Agen »

Premier transfert

« Mon passage d’Agen à Castres en 2012. J’avais eu une très bonne discussion avec Laurent Labit. J’ai saisi cette opportunité même si au départ je pensais faire toute ma carrière à Agen. Tout s’est accéléré, j’ai joué la Champions Cup, j’étais régulièrement aligné dans une équipe de haut de tableau. Mon choix était le bon. »

Première idole

« Je n’en ai jamais eues. Des joueurs me faisaient rêver, notamment à Agen, mais ils n’ont jamais été des idoles. »

Première passion hors rugby

« Mon groupe d’amis, nous sommes liés depuis le lycée et malgré la vie qui nous a séparés nous avons toujours gardé contact et on se retrouve toujours avec plaisir. »

Première interview

« Je n’en garde pas un souvenir en particulier car je l’ai toujours fait avec naturel. Même si les premières fois cela peut être impressionnant de parler à la télé je n’ai jamais connu de difficultés. »

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