samedi 8 octobre 2022

Camille Ayglon-Saurina / Guillaume Saurina : Un couple champion d’Europe !

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Mari et femme dans le civil, Guillaume et Camille Saurina ont vécu l’une de leurs plus belles émotions sportives ensemble en ramenant à Nantes la première Ligue Européenne de son histoire en battant les Hongroises de Siofok 36-31. Le couple entraîneur-joueuse revient sur ces moments d’émotions et sur leurs carrières en notre compagnie alors que l’arrière droite a décidé, à 36 ans, de raccrocher après 17 ans de carrière.

Comment avez-vous vécu ce titre européen ?

Guillaume Saurina : Avec beaucoup d’émotion. Cette saison était tellement particulière, les déplacements étaient compliqués, on n’avait pas toujours le temps de s’entraîner. Quand on obtient de tels résultats, ça montre qu’on a eu l’adhésion de l’équipe sur le projet de jeu mis en place.

Camille Ayglon-Saurina : On a décroché le Graal. Ce n’est pas un titre que l’on a gagné par hasard, on a fait de bons matches pour y parvenir. On a perdu ensuite la finale de la Coupe de France contre Brest (37-33), mais on a décroché notre principal objectif.

Un couple entraineur-joueur qui fait le bonheur de Nantes

Camille, est-ce ce sacre européen qui vous a poussée à mettre un terme à votre carrière ?

C.A.S. : Non c’était une décision mûrement réfléchie. L’an dernier, la saison a été tronquée, je ne voulais pas m’arrêter dans ces conditions, j’ai donc rempilé pour une saison. J’avais déjà commencé à préparer ma reconversion. J’aimerais travailler dans l’accompagnement des athlètes, la gestion de leur patrimoine, leurs placements financiers.

Guillaume, êtes-ce une vocation pour vous de devenir entraîneur ?

G.S. : Lorsque j’étais joueur à Nîmes, le club nous encourageait à aider les équipes de jeunes. C’est un métier qui m’a toujours plu. Parallèlement à ma carrière, j’ai passé les diplômes d’entraîneur. J’ai ensuite joué à Bucarest puis à Nantes comme joker médical. J’ai d’abord été adjoint avant de devenir entraîneur principal. Ma mère était à la LFH, j’ai toujours baigné dans le hand. bien sûr, mais c’est plutôt le match à Brest en championnat en début de saison. On perd de deux buts sur la fin, mais c’est sur ce match que j’ai senti que l’équipe adhérait vraiment au projet.

C.A.S. : Le titre européen de cette année fait partie des meilleurs bien évidemment. Le titre mondial en 2017 avec la France

Est-ce facile d’entraîner sa femme/d’être entraîné par son mari ?

G.S. : (rires) Je n’ai jamais fait de différences entre Camille et les autres joueuses. C’était compliqué au début, ça faisait bizarre. Puis, au fil du temps, c’est devenu facile, on parlait moins de hand à la maison pour couper un peu.

C.A.S. : Oui on a réussi à bien gérer la situation je trouve. Nous avons été professionnels tous les deux.

« Les actionnaires ont de grandes ambitions » (Camille Ayglon-Saurina)

Quel est votre meilleur souvenir d’entraîneur/joueuse ?
G.S
. : Je pourrais parler du titre européen

aussi. Tous les titres sont importants, ils apportent des émotions différentes.

Comment exister dans une ville aussi sportive que Nantes ?
G.S.
: Il y a de la place pour tous les sports, Nantes est une ville importante. A partir du moment où vous avez des résultats, vous pouvez vous faire une place.

C.A.S. : Le club est sur une bonne dynamique avec son mécène Arnaud Ponroy puis maintenant avec le Groupe Réalités qui a pris la suite. Les actionnaires ont de grandes ambitions, la structuration du club. Il faut prendre exemple sur un club comme Brest.

Comment faire évoluer la médiatisation du handball féminin ?
G.S.
: Je pense que les choses sont en train

d’évoluer, le sport féminin est en vogue, il véhicule de superbes valeurs. Le hand est la première ligue féminine sportive, il est regrettable que les matches du Final Four n’aient pas été accessibles au plus grand nombre.

C.A.S. : L’évolution est déjà très positive depuis plus d’une dizaine d’années. Il n’y avait pas de ligue professionnelle. De nombreuses actions ont vu le jour pour développer les sports collectifs féminins. Il y a toujours un déficit de médiatisation, mais on est sur le bon chemin, si on continue à avoir de bons résultats on intéressera les diffuseurs à terme.

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