lundi 3 octobre 2022

Ce qu’on aurait pensé de Saint-Etienne-PSG sous Tuchel…

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Même si les conditions étaient particulièrement difficiles pour le PSG hier à Saint-Etienne, il est clair que Thomas Tuchel aurait été encore une fois la cible de violentes critiques s’il était encore l’entraîneur du club de la capitale.

Bien sûr, il est hors de question de juger Mauricio Pochettino sur le match d’hier soir à Saint-Etienne. Trois jours après la reprise, avec quasiment une équipe complète sur la touche, le PSG ne pouvait pas espérer beaucoup mieux de son déplacement dans le Forez. 

Sans grande surprise, on a retrouvé à Geoffroy-Guichard la même équipe qui nous a si souvent agacé ces dernières semaines sous les ordres de Thomas Tuchel. Une équipe capable de grosses erreurs défensives (rappelons-nous Lens et Lyon notamment) et trop peu inspirée offensivement face à une équipe stéphanoise très bien organisée et qui aurait même mérité mieux qu’un match nul. 

Sous Tuchel on aurait dit : « Il eu peur de sortir Mbappé »

En regardant le match hier soir on se disait : si Tuchel était encore sur le banc, qu’est-ce qu’il aurait pris ! On entendait d’ici les reproches : « Pourquoi ne pas avoir fait rentrer Ruiz et Simons ? » ou encore « Pourquoi faire jouer Kehrer et non Diallo ? », et toujours « Bakker n’a pas le niveau, Gueye ne sait pas faire trois passes ». Avec bien sur le summum : « le PSG ne sait pas jouer autrement qu’en donnant le ballon à Neymar et Mbappé ».  Le genre de commentaires qui accompagnent les sorties du club de la capitale quasiment depuis le début de saison. On aurait même pu entendre : « Il a eu peur de sortir Mbappé qui était nul »

Face à l’avalanche d’absents, Pochettino avait très peu de choix pour sa composition et son animation. Il a quand même tenté un truc : faire jouer Verratti un cran plus haut. Il y a eu du positif : le petit italien a été très remuant, il a distillé des bons ballons et a même été passeur décisif sur le but de Kean, mais aussi du négatif : Paris a eu du mal à ressortir proprement le ballon de derrière, un domaine dans lequel Verratti excelle quand il est positionné plus bas.

Du coup, on a vu l’Argentin changer de système dans la dernière demi-heure avec l’entrée en jeu de Draxler à la place de Gueye, ce qui a eu pour conséquence de voir Verratti légèremet reculer. 

Le PSG souffre des mêmes maux qu’en 2020

Contre les Verts, on a surtout vu le PSG confronté à ses maux habituels : les absences en cascades, le niveau des remplaçants (à l’image de Bakker affligeant dans ses centres), les défaillances récurrentes des cadres (Mbappé et Di Maria ont été en dessous de tout) et le fait que l’équipe ne peut se passer d’un bon Neymar. 

Régler tous ces problèmes est l’immense défi que doit relever Mauricio Pochettino s’il ne veut pas être le troisième entraîneur (après Ancelotti et Emery) à laisser filer le titre de champion sous l’ère qatari. 

Il faut espérer pour le PSG que Doha ne s’est pas trompé en choisissant une nouvelle option pour parvenir à remettre l’équipe dans le sens du titre. Avant la dernière journée des matchs allers, le PSG peut toujours être champion d’automne mais compte trois points de retard sur l’Olympique Lyonnais…

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