samedi 26 novembre 2022

Charles Bolzinger : « Jouer contre Landin, mon idole, un moment incroyable »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

Appelé pour la première fois en équipe de France pour les matches d’octobre contre la Lettonie et l’Italie, même s’il n’est pas entré en jeu, le gardien de Montpellier Charles Bolzinger savoure à 21 ans lui qui, il y a quelques mois, évoluait encore en N1. Entretien réalisé pour Handball Magazine et Le Quotidien du Sport..

PREMIER SPORT

 « Du judo, mais j’étais vraiment petit. Ensuite, j’ai commencé le handball à 7-8 ans. »

PREMIER CLUB

 « Frontignan Thau Handball de l’âge de 8 ans à 14 ans. Ensuite, je suis parti un an à Montpellier puis je suis revenu un an à Frontignan avant de repartir définitivement à Montpellier. C’est à Frontignan que j’ai découvert ce sport. Un club familial, top pour les jeunes, avec des entraîneurs qui m’ont vu grandir. Je m’y suis fait des amis pour la vie. »

PREMIER POSTE

 « Gardien ! Je n’avais pas trop envie de courir (rires). A l’époque, il y avait trois mi-temps et je ne pouvais en faire que deux dans les buts, je faisais alors l’arrière-gauche, mais ce n’était pas incroyable. Les entraîneurs ont très vite vu que ce n’était pas mon fort. »

PREMIER ENTRAÎNEUR QUI A COMPTÉ

 « Mohamed Boudiaf qui était à Frontignan et qui s’occupe des stages Karabatic. Momo était dur, il y a eu des moments compliqués, il était toujours derrière moi à me pousser, mais il avait certainement vu du potentiel en moi et il m’a apporté beaucoup de technique dans le but. Avec les stages, j’ai pu rencontrer de grands gardiens comme Danijel Saric ou des gens comme Boro Golic qui ont une vision top des gardiens. »

PREMIER SOUVENIR DE HAND

 « France-Croatie en Croatie en 2009. Il y avait du suspense, de la tension, de la pression de tout un public. Arracher une victoire comme ça (24-19 en finale du Mondial, Ndlr), c’est magnifique et ça m’a donné envie de connaître ça un jour. »

PREMIER MATCH EN PRO

 « Le 6 juin 2019, en StarLigue, pour le dernier match de Vincent Gérard, Michael Guigou et Vid Kavtichnik avec Montpellier (32-23 contre Pontault-Combault, Ndlr). A Bougnol, c’était complet de chez complet. Les joueurs m’avaient fait une coupe affreuse. J’avais joué trois minutes et j’avais fait un arrêt ! »

PREMIER TITRE

 « Champion de France moins de 18 nationaux avec Montpellier en 2018. Avant, il y a bien une Coupe de l’Hérault en moins de 14 en départementale avec Frontignan… (sourire) »

PREMIER NUMÉRO

 « Le 12. J’avais récupéré un pull d’un joueur de Frontignan par l’intermédiaire de mon père et c’était le n°12. Les gardiens, on a souventle1,le12oule16etle12j’aimebien. Je l’avais aussi en équipe de France jeunes. Cette année, c’est mon numéro, mais j’ai aussieule99,le96,le97… »

PREMIÈRE IDOLE

 « Niklas Landin. Même morphotype. Il a une prestance et une classe qui font que c’est un joueur très beau à regarder jouer. Quand il a explosé avec le Danemark, je me suis vraiment rendu compte que je voulais être sportif de haut niveau. J’ai regardé des centaines de best of de lui pour m’inspirer. J’essayais de goaler comme lui. Encore aujourd’hui j’en regarde et j’ai eu la chance de jouer contre lui deux fois la saison dernière en Ligue des Champions. Un moment incroyable. Quand on a joué à Kiel, dans une salle mythique, et qu’il était en face de moi, je n’ai presque pas réussi à jouer (sic). Nikola Karabatic était aussi une idole et ça l’est encore aujourd’hui. C’est quelqu’un qui a marqué notre sport. Son papa était mon parrain mon père était kiné au club de Frontignan et Branko était alors le coach du club et nos mamans travaillaient à la maison de retraite et pouvoir écouter à la maison les anecdotes de Niko, ça a été forcément un exemple plus qu’une idole finalement. »

PREMIÈRE BLESSURE

 « A l’ischio-jambier en stage avec l’équipe de France en 2017. »

 « Le penalty de lazarov, je voulais l’arrêter au moins une fois dans ma vie et je l’ai arrêté ! »

PREMIÈRE INTERVIEW

 « Sur le site du club quand j’ai signé mon contrat pro en même temps qu’Arthur Lenne. On venait de signer notre contrat, on est montés au siège, c’était sympa. Mon papa garde tout ce qui paraît sur moi. On a un groupe avec mes frères et mes parents mon frère a fait le pôle espoir et un an de centre, mais il a privilégié les études et tous les articles y sont. Mon père est d’ailleurs abonné au journal ! (rires) »

PREMIER TRANSFERT

 « De Frontignan à Montpellier. Je savais que pour avancer il fallait que je parte. Montpellier était le gros club de la région donc c’était naturel d’y signer. C’était sans doute un peu trop tôt, c’est pour cela que je suis revenu à Frontignan retrouver du plaisir à jouer avec mes potes. A Montpellier, c’était compliqué. J’étais encore en cours à Frontignan, je devais donc faire les allers-retours en train trois fois par semaine. Le niveau était également très supérieur. Mentalement, je n’étais pas prêt à passer le cap. Physiquement, non plus. »

PREMIER SALAIRE AVEC LE HAND

 « Avec le centre de formation, on était défrayé, mais c’étaient des notes de frais, pas un salaire. Mon premier vrai salaire, c’est l’an dernier avec mon contrat pro. »

PREMIER AMI DANS LE HAND

« Je suis obligé d’en citer plusieurs. Marnie Valette qui est maintenant capitaine des Neptunes de Nantes en Nationale 1. Maxime Benque, Thomas Couchoux, Luc Tabarracci et Matéo Brice. Ce sont des amis d’enfance. Dès qu’ils peuvent venir aux matches, ils viennent. »

PREMIÈRE FOIS CONFONDU AVEC QUELQU’UN

 « Avec mon père ! On a la même tête. Au niveau joueurs, on m’a comparé avec Daniel Saric qui a joué au Barça et à Marin Sego quand j’étais plus jeune. Ce qui est fou, c’est que j’ai joué avec lui ! Mais bon j’essaie de faire du Charles Bolzinger et ce sera déjà très bien (rires). »

PREMIÈRE FOIS EN ÉQUIPE DE FRANCE

 « En 2017, en équipe de France juniors. Je garde en tête ma première Marseillaise. J’avais ressenti beaucoup de frissons, beaucoup d’émotions… C’était fort. En octobre, j’ai été appelé pour la première fois dans la grande

équipe de France. C’était fort même si je suis resté en tribunes. Partager la semaine avec ce groupe, ça a été magnifique. J’espère néanmoins qu’il y aura une prochaine fois et que je serai sur le terrain. »

PREMIER ADVERSAIRE QUI VOUS A IMPRESSIONNÉ

 « L’équipe de Kiel. Jouer, là-bas, contre les Kielers, ça a été fort et j’ai clairement vu la différence de niveau, tout le travail qu’il fallait faire et ça a été compliqué de jouer, je n’arrivais pas à me concentrer. C’est carrément mon club de rêve après Montpellier ! Je serais prêt à tout pour jouer là-bas. »

PREMIER BUT MARQUÉ

 « J’en ai marqué un avec l’équipe de France U20 et un autre en N1 avec Montpellier. Mais ce n’est pas trop ma spécialité. Je ne vais pas me prendre pour Rémi Desbonnet ! (rires) »

PREMIER PENALTY ARRÊTÉ

 « En Coupe de la Ligue (contre Nantes le 18 décembre 2021, défaite 26-27, Ndlr), deux sur le même match, face à deux légendes ; Kiril Lazarov et Valero Rivera. Le penalty de Lazarov, je l’ai vu tellement de fois à la télé que je n’ai goalé que sur celui-là. C’était le shoot que je voulais arrêter au moins une fois dans ma vie et je l’ai arrêté ! Au final, on a perdu, c’était très dur, mais ce moment-là restera ouf face à deux mecs que j’ai regardés toute ma vie à la télé. »

PREMIER PASTIS

 « Il n’y en a pas eus beaucoup. Le premier, c’était sur Dylan Garain à Dunkerque la saison dernière (26-31 le 13 février 2022, Ndlr). »

PREMIER MATCH EN LIGUE DES CHAMPIONS

 « Le premier où j’ai joué, c’est contre le Vardar Skopje à Bougnol la saison dernière (défaite 25-28 le 16 février 2022, Ndlr). J’avais fait une bonne première période en arrêtant la roucoulade d’une légende, Timur Dibirov. »

PREMIER AUTOGRAPHE

 « A Niko ! Moi, le premier que j’ai donné, c’était lors de ma première en équipe de France. Des enfants étaient descendus sur le terrain. Ça fait bizarre (sourire). »

PREMIER SURNOM

 « Ma maman m’appelait Loulou (sourire). Aujourd’hui, c’est Charlie pour les supporteurs. »

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