mardi 27 février 2024

Chérif Hamani (Tremblay) : « On m’en veut sûrement un peu à Pontault… »

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

Pour sa première saison avec le Tremblay Handball, Chérif Hamani a tout de suite su trouver ses marques après plusieurs belles années à Pontault-Combault, vers qui il s’est tourné pour recruter… Entretien pour Handball magazine et Le Quotidien Du Sport.

Comment jugez-vous la saison de Tremblay ?

La ProLigue est un championnat délicat et difficile avec des matches compliqués tous les week-ends. Quelle que soit la position ou l’équipe en face, on ne peut pas se permettre de se relâcher. Il y a toujours des bonnes équipes dans ce championnat qui peuvent mettre en difficulté les autres. On est souvent puni dès qu’on se relâche.

Le chemin aurait pu prendre une autre tournure, être plus court, mais on a fait en sorte d’avoir notre destin entre les mains jusqu’au bout. On se devait d’y croire jusqu’à la fin.

Pour votre première expérience sur le banc de Tremblay, êtes-vous satisfait ?

Je savais où je mettais les pieds. Je suis Parisien de base. Tremblay a toujours été un club que je connaissais bien. Quand j’entraînais des jeunes, je venais déjà ici. J’ai joué contre Tremblay (avec Pontault-Combault, Ndlr) l’année dernière. J’ai joué contre eux en D1 avec Pontault. Je connais des entraîneurs qui y sont passés. J’ai toujours eu plaisir de croiser ce club. C’est conforme à ce que je pensais.

Chérif Hamani un habitué de Tremblay

Estimez-vous que le club soit à un moment charnière de son histoire avec notamment la construction de sa nouvelle salle ?

Ce Colisée qui doit sortir de terre dans un peu plus d’un an ou moins, en fonction de l’avancée des travaux, va être un bel outil. On va tout faire pour être le plus haut possible, dans la division la plus haute. Je l’espère en StarLigue. C’est un club qui fonctionnait déjà sans, mais qui peut prendre une dimension plus intéressante.

Quand on compare avec les autres clubs franciliens, il suffit de voir cette future salle et le recrutement pour comprendre que tout se met en place à Tremblay pour connaître une période faste.

(Il coupe) On essaie. On aura un bel outil tout neuf. Il faudra l’allier à notre capacité à performer sportivement, à continuer à se structurer. Quand je regarde Ivry et Créteil, sans outil moderne, ils arrivent à faire de belles choses, dans de belles salles historiques. Ils tiennent la route sportivement. Pontault a eu la possibilité de jouer en D1. Il y a un vrai vivier en région parisienne. Il y a moyen de faire coexister plusieurs clubs. Maintenant, Tremblay est mon club et je vais tout faire pour qu’il soit le plus performant possible. J’espère que cet outil nous permettra d’évoluer.

« Monter une équipe compétitive »

Au niveau du recrutement de la saison prochaine, quelle était l’orientation que vous souhaitiez donner à votre groupe ?

Tiago Rocha arrivera de Cesson-Rennes et c’est un joueur que j’avais déjà pu observer du côté du Sporting Portugal. On avait aussi pu le voir au Wisla Plock. C’est un beau pivot qui a de l’expérience. J’espère qu’il va pouvoir nous l’apporter dans notre futur projet. Quinten Colman est un joueur que j’ai découvert à Dijon. Il va nous apporter un plus offensivement. Puis, il y a trois renforts de Pontault-Combault.

Un que j’ai vu grandir au fur et à mesure, c’est Thibault Garaudet. Je l’ai connu U18 et il a progressé depuis. J’ai envie de retravailler avec lui. Ensuite, je pourrai m’appuyer sur Jean-Pierre Dupoux qui a été mon capitaine pendant quatre ans. J’ai de réelles certitudes et confiance en lui. Pour finir, Uelington da Silva est un joueur que j’ai connu un an. Je suis sûr qu’il va aussi nous apporter son expérience et ses capacités défensives. Le recrutement n’est pas fini avec des profils différents. On essaie de monter une équipe compétitive.

Pontault-Combault ne vous en veut-il pas d’être venu piocher chez eux ?

(Sourire) Je l’ai vécu lors de ma première année là-bas, avec le départ de 11 joueurs, dont 8 qui sont partis en StarLigue. Avec Tremblay, on n’y est pas encore, mais j’ai toujours perdu des joueurs que j’aurais souhaité garder, à Pontault, quand j’y étais. D’autres l’ont fait avant. Sûrement, on m’en veut un peu, mais pourquoi moi et pas les autres (rires). J’ai passé quatre très belles années là-bas. J’ai gardé des contacts. J’espère que j’aurai encore plus de réussite. En espérant ne plus être l’équipe à battre l’an prochain, ce sera bon signe. Mais on assumera où l’on est.

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