mercredi 5 octobre 2022

Christopher Nkunku (RB Leipzig), l’enfant de Marolles… sur Seine

PSG - Leipzig (mardi, 21h)

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Frédéric Denat
Frédéric Denat
Journaliste

C’est en Seine et Marne, entre Lagny, où il est né, et Marolles, où il a pris sa première licence, qu’a grandi l’international espoir formé au PSG qui fait le bonheur du Red Bull Leipzig depuis la saison passée, Christopher Nkunku.

Jean Claude Roulot a l’habitude. A peine lui avez-vous expliqué la raison de votre appel, prendre contact avec les éducateurs qui étaient à Marolles en même temps que Christopher N’Kunku, entre 2003 et 2009, qu’il ne vous coupe la parole. « Je vous arrête tout de suite. Je suis le président de l’AS Marolles, dans la Marne, et N’Kunku a débuté le foot à Marolles sur Seine… dans le Val de Marne. Vous n’êtes pas le premier… »

Peut-être un des derniers à confondre les deux communes tellement est grandissante la notoriété de l’attaquant du RB Leipzig. De l’AS Marolles à Marolles AS, d’un président à l’autre, c’est donc vers Christophe Parisot que nous nous tournons, éducateur en charge des U13 cette saison encore, présent au club en même temps que Christopher, et qui se souvient en benjamin « d’un gamin très déterminé et qui savait ce qu’il voulait : très vite, son obsession a été de marquer des buts. Et comme il était capable de prendre le ballon et d’y aller tout seul, des buts, il en a marqués ! La première fois que je l’ai vu, j’en suis resté sur le cul (rires) ! »

Pendant six ans, il n’a pas marqué que des buts, les esprits aussi. Les témoignages sont unanimes pour dresser le portrait d’un gamin discret, respectueux, passionné et qui n’a pas oublié d’où il vient. Ainsi, le jour où il a signé son premier contrat pro au PSG, en décembre 2015, juste après avoir intégré le groupe pro pour la première fois en Ligue des Champions face à Donetsk, il a fait envoyer au club un lot d’équipements avec chasubles, ballons et matériel divers avec ce mot : « Salut Christophe, c’est pour le club. Je n’oublierai jamais d’où je viens. »

« Il est un exemple qui nous motive pour continuer à nous occuper des jeunes » Christophe Parisot, ancien coéquipier

« Forcément, ça fait plaisir qu’il n’oublie pas le club où il a débuté, les bénévoles qui l’ont accompagné. Aujourd’hui, à Marolles, il est l’idole de tous les jeunes. Et il le mérite car il en voulait plus que les autres et a gardé la tête sur les épaules. C’est un exemple qui nous pousse, à notre niveau, à continuer à nous occuper des jeunes. »

Avant de partir au RCP Fontainebleau en minimes, où arrivèrent rapidement les premiers contacts avec les clubs, Christopher a donc eu le temps de s’imprégner de l’esprit d’un petit club amateur d’Ile de France, dont l’équipe première évolue en D2 de district avec 140 licenciés qui n’ont jamais cessé depuis de suivre son parcours. Christophe Parisot en tête : « J’étais déçu pour lui lorsqu’il manquait de temps de jeu au PSG alors qu’il était bon chaque fois qu’on faisait appel à lui. En rejoignant Leipzig, il a fait le bon choix. Là-bas, il peut s’exprimer et montrer au PSG qu’il valait mieux qu’un rôle de remplaçant. »

Pour la demi-finale de Ligue des Champions, quand le titi parisien a croisé la route de son ancien club, du côté de Marolles, le président se voulait « avant tout Français donc supporter du PSG. L’idéal eut été que le PSG gagne mais que « Christo » marque un but… comme Coman a fait en finale ! » Si ça arrive un jour, nul doute que Nkunku reviendra faire un tour du côté de Marolles où ses parents habitent encore, tout près du stade, où, en 2014, « lors de sa dernière visite, nous lui avions offert un maillot du club avec son numéro et son nom, se souvient avec émotion le président Parisot. Cela avait été sa première séance de dédicaces. »

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