mercredi 22 mai 2024

Coupe de France : Nice, la peur du bide

Nice - Versailles (21h)

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Pascal Auchet
Pascal Auchet
Journaliste

Une équipe de National 2 à domicile : tout fait de Nice, le grand favori pour la victoire. Mais aussi lui promet l’enfer en cas d’élimination.

Tout ou rien. Une joie logique, ou une grosse claque. C’est ce qui attend les Niçois pour cette demi-finale de Coupe de France. Si la logique est respectée, les Aiglons se rendront au Stade de France, défier Nantes ou Monaco, pour tenter de gagner un nouveau trophée, 25 ans après le dernier (déjà une Coupe de France, gagnée face à Guingamp aux tirs au but). En revanche, en cas de défaite, elle n’aura jamais le même goût que les autres et risque de faire très mal pour la suite de la saison.

Après voir battu le PSG (en huitièmes) et l’OM (quart), les Niçois auraient l’air malin de s’incliner à une marche du Stade de France, face à un club amateur. Une véritable humiliation qui passera mal au près des supporters, déjà persuadés de monter à Paris, le 8 mai prochain.

Versailles n’est pas une vraie équipe de National 2

« Ça n’est pas qu’un match de Coupe de France. C’est une demi-finale, à une marche du trophée, à deux d’une qualification en Coupe d’Europe », a d’ailleurs rappelé à ses joueurs Christophe Galtier qui demande «  un investissement total », dans une rencontre que l’on caricature déjà comme « le match piège par excellence ». Galtier qui n’échappe pas aux clichés en déclarant : « Nous abordons ce match, sans sentiment de supériorité ».

Quoi qu’il puisse faire, l’ancien coach de Lille n’y changera rien : on n’affronte pas un club amateur de National 2 de la même manière que le PSG ou l’OM. C’est ainsi et on n’y peut rien. Clermont est d’ailleurs venu à Nice début février pour rappeler aux Niçois la glorieuse incertitude du sport. Saint-Etienne (sorti par Bergerac), Toulouse (expulsé de la Coupe par ces mêmes versaillais) ou encore les épopées de Calais ou Quevilly… sont aussi les exemples concrets, qu’en sport, mais peut-être encore un peu plus, en football, on ne vend jamais la peau de l’ours avant de l’avoir tué…

Surtout que Versailles n’a pas grand chose à voir avec une équipe de National 2.

Si le club francilien a sacrifié une partie de ses chances sportives, pour s’assurer une belle recette (Nice a payé le voyage des joueurs, ainsi que leur hébergement sur place, et laissera la recette au club de National 2), c’est pour mieux préparer son ascension vers les sommets du football. Au minimum la Ligue 2 en quatre ans. Pour se donner toutes les chances de monter en National à la fin de la saison, Versailles s’est déjà renforcé cet hiver et ressemble davantage à une équipe de National de première moitié de tableau, qu’à un petit club amateur.

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