samedi 28 janvier 2023

Coupe du Monde : les coups de coeur et coups de gueule de la rédaction

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Voilà, c’est fini. Avec des larmes pour les uns, des cris de joie pour les autres… Mais que reste-t-il de cette 22ème Coupe du Monde ? Ce sont les coups de coeur et les coups de gueule de la rédaction.

Nos coups de coeur : Messi, Mbappé, mais aussi le Maroc, historiques !

Mohamed Al-Owais, l’excellent gardien de but de l’Arabie Saoudite, auteur d’un match exceptionnel contre l’Argentine en début de tournoi. Une performance qui a permis aux Saoudiens de réussir l’exploit de cette Coupe du Monde, en étant les seuls à battre les champions du monde. Agé de 25 ans, il joue dans le championnat local, pour l’équipe d’Al Ahli SC, et pourrait arriver en Europe l’été prochain.

Jamal Musiala. Il n’a pas encore 20 ans, et malgré la triste performance de l’Allemagne, il a réussi à se mettre en évidence. Son énorme activité, ses dribles, son culot… ont bien failli sauver la peau des hommes de Flick. Malheureusement, le joueur du Bayern Munich a été emporté par la médiocrité des Allemands.

Le Maroc en général, Amrabat, Ounahi,  Hakimi et Bounou, en particulier. Quel exploit exceptionnel pour cette équipe marocaine qui est devenue la première équipe du continent africain à jouer une demi-finale de Coupe du Monde. On pourrait presque tous les citer, mais quelle activité pour Sofyane Amrabat et Azzedine Ounahi au milieu de terrain. Tous les deux dans un style différent, nous ont enchantés. Abattage, activité et gros cœur pour le premier, technique, activité (aussi) et justesse pour le second, du pur bonheur. De son côté Achraf Hakimi, la star du football marocain, a assumé ses responsabilités. Il a fait une grande Coupe du Monde. Un mot aussi pour Yassine Bounou, qui nous a montrés qu’il n’a pas été nommé meilleur gardien de Liga la saison dernière pour rien.

Lionel Messi, bien sûr. Comment être amoureux du football et ne pas se réjouir devant la Coupe du Monde de la Pulga. Lui, il a été présent de la première à la dernière minute de ce mondial. Même s’il a parfois marché, il a encore sorti sa baguette magique pour faire gagner l’Argentine. D’accord, il a inscrit 5 penalties sur ses 7 buts, mais il a aussi réussi 3 passes décisives, toutes venues d’une autre planète. A 35 ans, il remporte le trophée qui lui manquait, confirmant qu’il est le meilleur joueur de l’histoire.

Kylian Mbappé est le meilleur joueur de la Coupe du Monde !

Selon moi, Kylian Mbappé mérite plus que Lionel Messi d’être le meilleur joueur de la Coupe du Monde. Depuis 1970 et Gerd Müller, un seul joueur avait réussi à marquer 8 buts dans une phase finale de Coupe du Monde : Ronaldo (le Brésilien), en 2002. Il a été le deuxième joueur de l’histoire à réussi un triplé (avec l’Anglais Geoff Hurst). Certes, on a dû attendre 70 minutes en finale pour le voir sortir de sa boite. Les contreperformances de Giroud, Griezmann et Dembélé ne l’avaient pas aidé avant. Mais après, quelle réaction !

Un coup de cœur particulier aussi pour Randal Kolo Muani, que nous avopns toujours défendu au Quotidien Du Sport. A notre grand regret, il n’avait pas été appelé dans un premier temps, avant de venir remplacer Christopher Nkunku à Clairefontaine. Le jeune attaquant de Francfort est sans aucun doute l’une des révélations de cette Coupe du Monde. En tout cas chez les Bleus.

Dans cette Coupe du Monde, on a aussi apprécié la qualité du jeu, la montée en puissance de foot africain en général (avec Sané et Gueye contre les Anglais en huitièmes, cela aurait été différent), le parcours des équipes asiatiques et en particulier le Japon, qui s’est payé l’Allemagne et l’Espagne.

Nos coups de gueule : le Brésil et les donneurs de leçons

Le premier va contre l’équipe du Brésil, qui n’a pas su être à la hauteur de Neymar. Dans un match extrêmement compliqué contre la Croatie, le n°10 de la Seleçao avait réussi à  combler les manques offensifs de son équipes, mais cela n’a pas suffit. Le Brésil méritait mieux, notamment au cours de ce quart de final.

Le jeu de l’Espagne. Il appartient au passé. Même Pep Guardiola, à Manchester City, a compris qu’il fallait désormais un n°9 pour gagner. Surtout, il faut aller vers l’avant, avec du jeu vertical.

L’Allemagne aussi a perdu faute de vrai buteur. En s’entêtant à jouer avec Thomas Müller en pointe, Flick a tué son équipe. Une Mannschaft qui a aussi du faire avec un gardien de but bien loin de son meilleur niveau.

Gros coup de gueule contre les polémistes de sortie qui nous expliquent que la Coupe du Monde était programmée pour Lionel Messi. D’accord, l’Argentine a bénéficié de 6 penalties au total, mais un seul (celui contre l’Arabie Saoudite) peut réellement être contesté. Et puis le « cassage de rein » de Gvardiol en demi-finale contre la Croatie, les grosses erreurs des défenseurs croates en général, les frappes de pupilles de Coman et Tchouaméni lors de la séance de tirs au but en finale, ou encore l’arrêt miraculeux d’Emiliano Martinez face à Kolo Muani (liste non exhaustive), ce n’est pas l’œuvre de la FIFA…

Gros coup de gueule aussi contre ces joueurs, ou même sélectionneurs, qui n’acceptent pas la défaite. Je pense à l’Espagne, avec Luis Enrique. Son équipe a perdu en huitième de finale contre le Maroc et il vient nous expliquer que pas un des quatre demi-finalistes n’est au dessus de l’Espagne. Même chose pour les Anglais qui, comme les Belges en 2018, nous expliquent qu’ils étaient meilleurs que la France. Deux exemples parmi d’autres…

Mais qu’a fait Fernando Santos avec Ronaldo ?

Enfin, pour terminer, ce n’est pas franchement un coup de coup de gueule, mais plutôt une énorme incompréhension : comme Fernando Santos a-t-il pu tout seul saboter les chances de l’équipe du Portugal. On l’avait dit ici, l’équipe lusitanienne avait sans doute, sur le papier, le meilleur effectif après le Brésil. Mais, alors que celui qui a toujours accompagné ses pas en sélection, venait de vivre une première partie de saison cauchemardesque, accélérant son déclin, il l’a laissé tomber. Alors qu’il aurait pu ne pas le prendre, où lui expliquer avant le mondial, le rôle qu’il lui conférait, Santos a doucement fait sentir à Ronaldo qu’il n’était plus important… Au lieu de ça, fallait-il plutôt lui conserver sa confiance et faire évoluer l’équipe autour de lui ? Mais la mise à l’écart de Ronaldo n’est pas la seule décision sujette à critique de Santos. La mise sur le banc de Leao, la pépite du Milan AC, dont l’entrée en jeu (après celle de Ronaldo) a failli changer le cours du match face au Maroc. Incompréhensible !

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