samedi 2 mars 2024

Cyclisme : Alpeucin-Deceuninck encore plus fort en 2024

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En finissant 8ème au classement UCI grâce à ses 35 victoires, la formation belge Alpeucin-Deceuninck a magnifiquement digéré son accession en World Tour et fait taire les sceptiques qui la trouvaient trop déséquilibrée autour de sa star, Mathieu Van der Poel. Grâce à Jasper Philipsen, mais aussi Groves, 2024 s’annonce tout aussi radieux.

Il y a un an, tout fraichement champion du monde de gravel, Gianni Vermeersh nous avait assuré : « En 2023, nous serons meilleurs qu’en 2022 ! »

Promue en World Tour pour la première fois de son histoire, la formation belge avait pourtant placé le curseur assez haut en gagnant Paris-Bourges (Philipsen), le Tour des Flandres et A Travers la Flandre (Van der Poel), deux étapes du Tour (Philipsen), deux de la Vuelta (Vine) et trois du Giro (Oldani, De Bondt et Van der Poel).

Après un début saison délicat, puisqu’il fallut attendre deux bons mois pour enregistrer le premier succès, la suite fut étonnante d’efficacité dans le sillage d’un Philipsen stratosphérique qui aligna 19 succès, de ses deux premières étapes de Tirreno-Adriatico en mars à ses quatre du Tour de Turquie en octobre.

Pourtant, beaucoup craignaient en Belgique que les départs du grimpeur Vine et du sprinteur Merlier, n’affaiblissent trop un effectif axé sur les Classiques pour aller chercher suffisamment de points dans un calendrier World Tour plus exigeant avec notamment davantage d’épreuves par étapes.

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Van Der Poel attendu au tournant

Au final, Alpecin-Deceuninck s’en est sortie haut la main avec 35 succès, le meilleur bilan de son histoire (après les 33 de 2021 et les 34 de 2022 en pro-Team).

Surtout, l’équipe a démontré une capacité d’adaptation largement au-dessus de la moyenne, et en grande partie liée à la mentalité d’un Van der Poel aussi concerné par ses objectifs personnels que par un collectif qui a pu compter sur son dévouement à de multiples reprises, notamment pour propulser Philipsen à l’avant du peloton lors de ses quatre victoires sur le Tour. Mais déjà, en juillet, en ayant décroché Milan-San Remo et Paris-Roubaix grâce à Van der Poel et une étape du Giro par Groves, le plus dur avait été fait.

La dynamique permettait à Kragh Andersen (Eschborn-Frankfurt), Dries De De Bondt (Anvers Port Epic) et Mareczko (étapes sur le ZLM Tour et Tour de Bretagne) d’enfoncer le clou. Les tauliers, rejoints par Groves, prenaient le relais, insaisissables sur les routes du Tour (4 étapes dont le maillot vert) et sur la Vuelta (3 étapes et le maillot vert).

Objectif JO pour Van der Poel

C’est désormais avec une armada de 30 coureurs qu’Alpecin-Deceuninck se propose de confirmer son nouveau statut en 2024. Aux trois promus de la réserve (Kielich, Laurance et Uhlig) s’ajoutent Vergallito, Van Tricht, Boven et Hollman, « des gars qui peuvent amener de la valeur ajoutée à l’équipe dans le futur, indique un communiqué de la formation. Nous sommes sûrs que cela donnera une équipe très équilibrée avec laquelle nous pouvons commencer 2024 en toute confiance Nous essaierons de faire aussi bien que l’an passé, un objectif difficile, mais stimulant ».

À réaliser sans De Bondt, Mareczko, Sbaragli, Oldani, Taminiaux et Stannard, mais toujours avec son duo en or, Van der Poel-Philipsen.

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La recrue : Hollmann, la piste allemande

L’Allemand de 24 ans Juri Hollmann, spécialiste des chronos, stagiaire chez Katusha avant de rejoindre Movistar où il a passé quatre saisons sans parvenir à arracher un premier succès en World Tour, arrive gonflé à bloc pour démontrer qu’il n’a pas encore exploité tout son potentiel. Dans une équipe qui mise tout sur les Classiques ou les cour-ses d’une semaine, avec des rouleurs de grand talent, il a le profil pour apprendre et tirer son épingle du jeu rapidement.

Les plus

  • La présence de Philipsen, mais aussi de Groves, offre une palette de finisseurs sans concurrence en World Tour.
  • Boven, Laurance et Uhlig (22 ans), Van Tricht, Hollmann et Kielich (24 ans)… les nouveaux venus rajeunisssent l’effectif.
  • Phénomène du peloton, Van der Poel confère une dimension supérieure à une équipe qui sait qu’il est capable de tous les exploits.

Les moins

  • Les départs des expérimentés De Bondt, Mareczko et Oldani ou Sbaragli enlèvent de la consistance à l’effectif.
  • Aucun coureur n’a le profil pour jouer un rôle même secondaire dans les classements généraux des grands Tours.
  • Sur les 35 victoires de 2023, dont 25 acquises par le duo Philipsen-Groves, aucune n’a été enregistrée en montagne, un terrain hostile.

Les mouvements

Arrivées : Boven (Jumbo-Visma), Hollmann (Movistar), Kielich (AlpecinDeceuninck Development), Laurance (Alpecin-Deceuninck Development), Uhlig (Alpecin-Deceuninck Development), Van Tricht (Soudal-Quick Step), Vergallito (Alpecin-Deceuninck Development)

Départs : De Bondt (Decathlon-AG2R) La Mondiale), Krieger (Tudor Pro CT), Mareczko (Corratec), Oldani (Cofidis), Sbaragli (Corratec), Stannard, Taminiaux (Lotto Dstny)

Tom Boissy

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