dimanche 14 juillet 2024

Cyclisme : le Top 10 des meilleurs coureurs antillais de l’histoire

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

Depuis plusieurs années, les coureurs issus des Antilles essaient de s’inviter parmi les meilleurs cyclistes du peloton. Que ce soit en Guadeloupe ou en Martinique, le vélo anime les passions.

Yohann Gène

Avec 11 participations sur les grands Tours, dont 7 Tours de France, Yohann Gène est un exemple et une référence. Professionnel entre 2003 et 2019, le natif de Pointe-à-Pitre a permis à la Guadeloupe de se faire une place dans le peloton aux côtés de Thomas Voeckler, chez Bouygues Télécom, Europcar puis Total Direct Energie, en devenant le premier coureur antillais à participer au Tour de France en 2011 et en remportant de belles courses comme la Tropicale Amissa Bongo, mais également des étapes sur le Tour de Langkawi, le Tour d’Afrique du Sud, la Route du Sud et les Boucles de la Mayenne.

Rony Martias

S’il n’a pas eu l’honneur du Tour de France, Rony Martias a également montré la voie aux coureurs antillais en participant au Giro en 2005. Professionnel entre 2002 et 2013, l’ancien de Brioches la Boulangère, Bouygues Télécom puis Saur-Sojasun a réussi à s’offrir de grands moments en s’imposant au Grand Prix de Plouay, dans la catégorie amateurs, mais également sur le Tour de Picardie, la Tropicale Amissa Bongo ou encore le Tour ivoirien de la Paix. Il est devenu depuis l’un des assistants sportifs chez TotalEnergies.

Boris Carène

Il est considéré comme le plus grand coureur antillais amateurs. Boris Carène a surtout réussi une grande carrière dans les Antilles et les Caraïbes. Le natif de Pointe-à-Pitre a aussi remporté de nombreuses courses comme le Tour de la Guadeloupe, le Tour de Marie-Galante ou encore le Tour de Guyane. Il ne manquera que le Tour de Martinique à son palmarès même s’il a également gagné de nombreuses fois le titre de champion de la Caraïbe. Il a tenté une aventure en Europe avec l’équipe continentale luxembourgeoise de Differdange-Losch, en 2014 avant de revenir dans les Antilles.4 10

Willy Roseau

Après avoir brillé dès ses débuts sur son ile natale en remportant notamment le Tour de Martinique et les titres de champion de la Caraïbe à plusieurs reprises (2008 et 2009), Willy Roseau tentera sa chance en Europe sous les couleurs de l’UC Nantes Atlantique puis Véranda Rideau Sarthe 72 et l’UC Cholet 49. En 2013, il décidera de mettre entre parenthèses sa carrière pendant trois ans, avant de reprendre son vélo pour de nouveau retrouver le succès jusqu’en 2019.

Hervé Arcade

Le natif de Saint-Joseph a réussi à montrer qu’il était un grand coureur. Entre 2001 et 2020, Hervé Arcade a rarement terminé une année sans avoir levé les bras en brillant notamment sur le Tour de Martinique qu’il a remporté en 2004. Il aura tenté sa chance en métropole sous les couleurs du VC Dinan-Seat Sport, le Nantes 44 ou encore Vendée U-Pays de la Loire. Il basculera depuis dans un rôle de directeur sportif notamment chez Vendée U puis Madinina Bikers, en Martinique.

Louis Téplier

Champion de Caraïbe sur route en 2008, Louis Téplier a brillé durant plus de 10 ans pour marquer les esprits et être l’un des meilleurs cyclistes guadeloupéens de sa génération. Il a été l’un des rares à gagner en Guadeloupe, mais aussi en Martinique, en Guyane ou en République Dominicaine.

Martial Gène

Cousin de Yohann Gène, Martial Gène a également tenté sa chance en Europe en évoluant chez Vendée U-Pays de la Loire à ses débuts, mais c’est bien aux Antilles qu’il remportera de nombreuses étapes du Tour de Guadeloupe ou encore du Tour de Martinique. Il tentera de nouveau sa chance avec l’équipe belge Dolticini-Flanders avant de finir sa carrière aux Antilles.

Régis Maréchaux

En débutant à 5 ans, Régis Maréchaux a rapidement sur faire parler de lui en finissant sur le podium du Tour de Guadeloupe à 19 ans. Deux ans après, il partira en Métropole chez CM Aubervilliers 93 puis chez le SCO Dijon. De retour en 2003 en Guadeloupe, il y fera une longue carrière avec plus de 160 victoires. En 2018, il fera son retour sur route, à 41 ans, avant de définitivement prendre sa retraite.

Mickaël Stanislas

A 28 ans, il est l’un des meilleurs coureurs antillais en activité. Plusieurs fois champion de Martinique sur route, Mickaël Stanislas est l’un des cyclistes les plus en vue de Martinique. Champion des Caraïbes en 2018, il est un sprinteur redoutable, capable de muer en bon rouleur sur les chronos. En 2023, il a déjà remporté le Grand Prix du François, en Martinique.

Cédric Eustache

Champion de la Caraïbe sur route en 2011 et 2014, Cédric Eustache possède un palmarès enviable pour avoir gagné sur de nombreuses iles comme la Guadeloupe, la Martinique et la Réunion. Il remporta le Tour de Guyane avant de tenter sa chance au Martigues SC, en Métropole. Il terminera 2ème du Circuit des monts du Livradois, dans le Massif central, en 2015. Avant de continuer sa carrière en Guadeloupe depuis.

La Guadeloupe veut les Mondiaux 2030 !

La Guadeloupe souhaite accueillir les championnats du monde sur route en 2030 et travaille à son dossier de candidature.

Il aura suffi d’une phrase pour mettre toute la Guadeloupe en ébullition. « Nous travaillons avec le Comité de cyclisme pour candidater à l’organisation des championnats du monde de cyclisme en 2030. » Harry Chalus, le président de la région Guadeloupe, a confirmé l’ambition naissante de vouloir offrir aux nombreux fans l’une des épreuves majeures du cyclisme mondial.

Le président du Comité Régional de cyclisme de Guadeloupe Frédéric Théobald ne ferme pas la possibilité d’aller au bout et affirme d’ailleurs déjà travailler sur le dossier avec l’UCI et son président David Lappartient. Mais la partie ne parait pas simple. D’autant plus que la France sera déjà organisatrice des Mondiaux sur route en 2027 en Haute-Savoie.

Auparavant, il fallait remonter à 2020 et Plouay pour de nouveau voir la France accueillir les Mondiaux. L’écart entre 2027 et 2030 parait trop réduit pour croire à la faisabilité de ce projet. A moins que l’idée de développer le cyclisme dans les Antilles et surtout dans les Caraïbes séduise l’UCI. Sur un terrain inédit qui pourrait réserver de belles surprises avec surtout un public qui sera prêt à vibrer. Ce ne sera pas simple, mais le rêve est possible pour la Guadeloupe.

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