dimanche 2 octobre 2022

David Ginola : « J’ai envie de m’investir dans un club »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

Ambassadeur de la nouvelle campagne de PokerStars Sports, « La Grosse Cote », David Ginola n’en oublie pas le PSG où il a joué de 1992 à 1995 et avec qui il a gagné le championnat de France (1994), la Coupe de France (1993 et 1995) et la Coupe de la Ligue (1995). Il clame surtout haut et fort son envie de s’investir dans un club en tant que directeur sportif.

En quoi consiste votre rôle d’ambassadeur pour PokerStars Sports ?

Depuis le 18 octobre, j’interviens auprès de la communauté PokerStars en leur proposant des cotes d’équipes super boostées, que ce soit en Ligue 1 ou en Ligue des Champions. Chaque semaine, j’annonce la grosse cote sur ces matches référencés.

N’avez-vous pas envie (ou eu envie) de vous investir dans un club ?

Ça m’a toujours tenté ! Sauf qu’il faut trouver la bonne association, les personnes qui ont vraiment envie de travailler avec vous. Avoir des idées, j’en ai plein. Maintenant, il faut arriver à adapter sa façon de penser à un club. Mais c’est vrai que j’ai très envie de m’investir dans un club. 

Sous quelle forme (entraîneur, manager, directeur sportif…) ?

Directeur sportif. 

Le PSG ne vous a-t-il rien proposé ? 

Le PSG ne m’a jamais rien proposé et a toujours regardé les choses d’une manière propre à ce que le club est aujourd’hui, depuis une dizaine d’années. C’est un immense club, un club qui grandit et qui a besoin d’avoir une régularité au niveau des résultats pour pouvoir devenir un très, très grand d’Europe. Le problème du PSG, quand QSI est arrivé, c’est qu’ils ont eu tout de suite l’envie de se positionner sur le plan européen.

Avant d’être prophète en Europe, il faut l’être dans son pays ! C’est devenue une évidence par la suite, le PSG raflant la quasi totalité des trophées en France, mais c’est une attitude très importante, un message envoyé aux autres clubs. En étant une locomotive du football français, il faut avoir l’attitude d’une locomotive.

Un club français peut-il empêcher le PSG d’être champion ?

Personne n’est intouchable, mais je ne vois pas Paris avoir des difficultés à gagner le titre une nouvelle fois. Le début de saison a été un peu laborieux, mais c’est dû aussi au fait que ça n’a pas été une préparation normale. Des joueurs de grand talent s’expriment aussi beaucoup mieux devant 50 ou 60 000 personnes. Dans des stades vides, c’est compliqué. Mais c’est vrai que c’est le cas pour tous les clubs.

« Des joueurs de grand talent s’expriment beaucoup mieux devant 50 ou 60 000 personnes » 

Ne manque-t-il pas un autre grand club en France, un grand OM, pour booster le PSG ? 

C’est sûr que ça faciliterait les choses d’avoir un grand Lyon, un grand OM, un grand Lille, un grand Bordeaux, un grand Rennes, un grand Monaco… L’émulation se fait avec des clubs qui vous donnent du fil à retordre tous les week-ends. Pour Paris, la régularité n’est pas encore là dans les résultats. Je vois des choses très bonnes sur le terrain, mais je les vois aussi souvent tomber dans ses propres travers qui sont devenus récurrents.

Il y a des phases dans le match, comme contre le Bayern en finale la saison passée où, dès que l’équipe adverse met le pied sur le ballon ou sur la cheville (sic), ça ne joue plus et Paris n’a plus la maîtrise du jeu. Si on prend le match à son compte, on ne le fait pas que 20 ou 30 minutes.

Si le PSG n’a pas encore gagné la Ligue des Champions, est-ce seulement un problème d’entraîneur ?

Je ne pense pas. Marquinhos disait d’ailleurs : « C’est nous qui sommes sur le terrain, il faut arrêter de dire que c’est la faute de l’entraîneur. » Après, l’entraîneur fait des choix, tactiques, parfois payants, parfois non, et c’est ce qui fait la différence entre les bons et les moins bons entraîneurs. Aujourd’hui, Tuchel est sous le feu des projecteurs.

On ne peut pas dire qu’il soit coupable, mais la plupart des critiques que j’entends concernent ses choix tactiques qui ne sont pas forcément bons à l’image de la problématique Danilo/Marquinhos. Après, on n’est pas tous les jours à l’entraînement non plus.

Un Zidane ou un Deschamps auraient-ils fait mieux que Tuchel ? En clair, auraient-ils déjà offert au PSG la Ligue des Champions ?

Dans un vestiaire, il y a une chose très importante. Quand on s’appelle Neymar, Mbappé, Di Maria, Sarabia, Icardi ou Verratti, et que l’entraîneur parle, le respect est très important. Ce qu’on représente et ce qu’on véhicule aussi. Quand Zinédine Zidane rentre dans le vestiaire au Real Madrid, il a été Merengue, il a été le joueur qu’on connaît et même pour des joueurs comme Ronaldo, quand il était encore au Real, ça représentait quelque chose.

Quand Zidane parle, on sait de quoi il parle. Il y a un respect. Les joueurs rentrent sur le terrain en donnant le meilleur d’eux-mêmes pour faire plaisir à leur entraîneur. Est-ce que les joueurs ont aujourd’hui envie de rentrer sur le terrain pour faire plaisir à Thomas Tuchel ? Je n’en sais rien. Mais la question est peut-être là. Ce n’est pas une question de jeu, mais de motivation et d’envie surtout.

« L’argent n’achète pas l’intelligence, le savoir-faire et surtout pas l’envie et la motivation »

Souvent, on entend que le PSG est né avec les Qataris…

Qui dit ça ?

Zlatan l’a dit. 

J’en ai parlé avec lui. Moi, je ne me serais jamais permis de le dire. Un club, c’est une histoire. Il y a eu des joueurs avant et il y aura surtout des joueurs après. On est juste de passage. Les seules personnes qui restent, ce sont les supporteurs. Le PSG n’est pas né sous l’ère QSI, c’est un club avec une histoire, un logo, une Tour Eiffel, un berceau.

Le club est plus important que tout, plus important qu’un joueur. Bien évidemment que les moyens qui sont mis en œuvre aujourd’hui par les Qataris sont énormes. Le club est capable de s’acheter qui il veut. Si vous prenez la liste des vingt joueurs les plus chers, il peut se les payer !

Mais tous ne veulent pas venir… 

L’argent n’achète pas tout. L’argent n’achète pas l’intelligence, le savoir-faire et surtout pas l’envie et la motivation. Le PSG a aujourd’hui tout pour réussir. Mais, mise à part la saison passée où il a atteint la finale, il s’est heurté à la barrière des 8èmes/quarts de finale pendant de nombreuses années. On s’est demandé pendant toutes ces années pourquoi le PSG n’était pas capable d’atteindre le dernier carré de la Ligue des Champions vus ses moyens et ses joueurs.

La clé, ce n’est pas qui tu peux acheter, mais comment tu vas faire en sorte de mettre les joueurs ensemble sur le terrain avec le même objectif. Ce n’est pas forcément une bonne chose de n’avoir que des stars. Lors des très belles années du Barça, le club achetait des joueurs au compte-gouttes et les nouveaux s’intégraient pratiquement immédiatement, dans une formation qui avait du sens avec une ossature de club basée sur des joueurs formés à la Masia : Xavi, Iniesta, Busquets, Piqué, Pedro, Messi…

Le président de l’époque, Laporta, disait qu’il formait des hommes avant des joueurs pour qu’ils puissent comprendre ce que ça veut dire de jouer pour le FC Barcelone. Aujourd’hui, qu’est-ce que ça veut dire de jouer pour le PSG ? En tant qu’ancien joueur du PSG, j’ai profondément de respect pour ce club et j’aimerais avoir la possibilité de faire passer ce message.

Avec l’arrêt Bosman, on peut jouer avec onze étrangers dans un club. Est-ce la solution pour que le PSG ait des résultats sur le plan européen ? Je n’en suis pas persuadé. Si ça avait été le cas, on l’aurait vu depuis des années. Même si le club a atteint la finale la saison passée, plusieurs matches de cette saison ont démontré qu’il manque quelque chose.

Peut-être un style pour que le PSG ne se repose pas sur le seul duo Neymar-Mbappé.

Il manque quelque chose de fondamental, c’est de jouer en équipe ! A certains moments, ils le démontrent. J’ai vu des matches où je me suis dit « ça y est ! » Les plus grandes équipes n’arrivent pas à gagner des titres en se reposant sur une seule individualité. Il faut une défense solide, un milieu conquérant et créatif, et des attaquants qui jouent le jeu dans les phases défensives et en marquant des buts sur les phases offensives. Les équipes devraient s’adapter au jeu du PSG.

Le PSG actuel est-il plus fort que celui que vous avez connu ?

Ce n’est pas comparable ! Je ne m’amuserais même pas à faire de comparaison. Nous, sur la feuille de match, il y avait huit Français et seulement trois étrangers. On jouait avec des joueurs qui avaient été élevés, formés, éduqués dans le championnat de France dans des clubs français. Le Classico PSG-OM, on savait ce que ça représentait.

Quand on arrivait à devenir professionnel, le championnat de France avait une valeur fondamentale pour nous. Aujourd’hui, avec tous ces étrangers, on perd la substantifique moelle de ce qui est le respect du football français. Le football français, c’est un style de jeu. C’est Kopa, Fontaine, Piantoni, Platini, Zidane…

On a une histoire et on est en train de perdre ce qui en fait la valeur. Les Beckham, les Giggs, les Nicky Butt, les frères Neville ont été formés à MU. Quand ils sont parvenus en équipe première, à mettre le maillot de Manchester United et à jouer à Old Trafford pour la première fois, ça représentait quelque chose d’exceptionnel pour eux. On va me dire, les temps sont différents, mais les valeurs du sport sont toujours les mêmes. Le football n’a pas changé, ce sont les mentalités qui ont changé.

« Quand Zidane parle, on sait de quoi il parlait. Il y a un respect. »

Le dernier PSG-Marseille marqué par cinq cartons rouges a dû vous rappeler les Classico de la grande époque…

Les Classico qu’on faisait à l’époque n’étaient pas très beaux (rires). C’était intense ! Le dernier match, par certains côtés, m’a rappelé des souvenirs.

Avez-vous eu l’opportunité de porter le maillot de l’OM ?

Oui, j’ai eu deux opportunités. La première fois, j’ai préféré venir à Paris et, la seconde, je jouais en Angleterre. Mais ça aurait été intéressant étant du Sud. On a fait un arbre généalogique et je me suis rendu compte que tous mes descendants sont Marseillais du côté de mon père ! Il y a donc un lien assez fort avec la cité phocéenne.

Cela ne vous aurait donc pas dérangé de porter le maillot de l’OM après celui du PSG ? Car, pour certains, c’est un crime de lèse-majesté…

Si j’avais commencé à jouer au football à Paris et que j’avais grandi avec ce club, que j’avais gagné des titres avec le PSG, j’aurais voulu passer toute ma vie de footballeur à Paris ! Par rapport à mes convictions, il m’aurait été pratiquement impossible de quitter le club avec qui j’ai grandi. Après, les footballeurs sont un peu des nomades, des voyageurs, des gens qui vivent dans les cartons.

Vous qui avez joué au Matra, et alors que le Paris FC est bien parti pour monter en Ligue 1, y a-t-il la place pour un deuxième grand club à Paris ?

L’acceptation qu’il peut y avoir en Angleterre et notamment à Londres que chaque club a son stade, ses supporteurs, son coin bien précis dans la ville, n’existe pas en France. Il faut déjà avoir autant de stades que de clubs ! L’argent que draine la Premier League le permet. En France, la Ligue 1 n’a pas atteint ce niveau. La Premier League est la deuxième franchise au monde derrière la NFL ! C’est une entreprise rentable.

J’aimerais œuvrer et faire en sorte que le football français devienne l’égal du football anglais, mais il faudrait changer beaucoup de choses et je ne pense pas que le Français accepte ce genre de changement. Quand on parle de football en France, on entend que les salaires sont indécents, et c’est encore pire aujourd’hui. A mon époque, on nous disait qu’on était payés à courir après un ballon…

Aujourd’hui, je ne sais pas comment j’aurais joué au football si j’avais gagné un million par mois ! Quand j’ai signé mon premier contrat à Toulon, c’était une consécration, je réalisais mon rêve. La priorité n’était pas ce que j’allais gagner, mais ce que j’allais faire de ma vie. Aujourd’hui, pour beaucoup de parents, voir leurs enfants devenir professionnels de football est une réussite sociale. On perd l’essence même du football.

Neymar pourrait prolonger au PSG et toucher plus de 600 000 euros par semaine. Ces sommes vous choquent-elles ?

Je ne vais pas critiquer parce que ça a été mon métier et que j’ai très, très bien gagné ma vie. L’évolution fait que les salaires sont exponentiels. Le problème, c’est qu’un jeune de 10 ans qui regarde Neymar et qui va savoir qu’il gagne deux millions et demi par mois (le Brésilien toucherait en fait plus de 3 M€ bruts par mois hors primes, Ndlr) va-t-il continuer à penser au football pour ce que représente le football, un sport populaire, ou juste parce qu’il veut lui aussi gagner ça ?

Ensuite, est-ce décent aujourd’hui par rapport aux difficultés que rencontre la planète ? On critique beaucoup les Américains, mais il faudrait peut-être s’en inspirer à ce niveau. En NBA, la draft permet de sélectionner les joueurs universitaires, le meilleur étant envoyé dans l’équipe la plus faible. Ils rééquilibrent les choses et les joueurs sont payés par rapport aux résultats.

On devrait être beaucoup plus à même de payer et de rétrocéder de l’argent aux joueurs sur des performances. C’est quand même l’un des rares sports où tu peux passer un an sur la touche, sans jouer, et continuer à être payé ! Je suis d’accord pour donner beaucoup d’argent à un joueur qui amène des résultats, qui fait gagner son équipe, car ça n’a pas de prix et que ça engendre beaucoup de recettes, mais quand vous avez des joueurs blessés trois ou quatre mois, dans des périodes où tout se joue, il faut se poser les bonnes questions… En donnant des sommes folles à droite ou à gauche, je ne sais pas si le message envoyé est le bon. 

Ne pas gagner la Ligue des Champions la saison passée alors que tout était réuni, que le PSG fêtait notamment ses 50 ans…

(Il coupe) Le Bayern Munich s’en fout que le PSG fêtait ses 50 ans ! Moi, ce que j’aurais aimé voir ce sont des joueurs qui se révoltent à 1-0 pour mettre le feu sur le but de Neuer, et ça n’a pas été le cas. Au final, on ne peut être que frustré car ils n’ont pas tout donné. C’est l’une des problématiques du PSG. On n’a pas vu une équipe jouer suffisamment en équipe.

« QSI a manqué d’humilité. on n’arrive pas en disant qu’on n’est pas là pour gagner le championnat de France, mais la Ligue des Champions »

Peut-être que l’occasion se représentera, mais Paris a raté une occasion en or…

Ils ont raté la chance d’être à leur maximum, dans les duels, les contacts, etc. Malheureusement, une fois de plus, sur le terrain, les conquérants ont été les Allemands qui ont été beaucoup plus pragmatiques, lucides et clairs dans le jeu. Le Bayern est le parfait exemple de ce qu’est un grand club avec des structures composées d’ex-joueurs du club qui connaissent parfaitement le club. Chaque personne a sa légitimité. Ça n’a pas de prix.

Si le PSG avait gagné cette Ligue des Champions dans un format tronqué en raison du Covid, certains y auraient encore trouvé à redire…

On se cache derrière de fausses excuses. Que ce soit l’année du Covid ou pas, si tu as l’opportunité de gagner quelque chose, tu la saisis ! Peut-être que cette opportunité, tu ne la retrouveras pas. Les journalistes sont très présents et dissertent sur tout, l’entraîneur, etc, mais vous oubliez la chose la plus importante : les joueurs ont-ils au fond d’eux la motivation suffisante pour entrer sur le terrain et se défoncer pour leur club ? Vous pouvez avoir le meilleur entraîneur du monde et ne pas avoir les joueurs qui ont cette mentalité-là.

Sauf qu’à l’arrivée, il n’y a qu’un club qui gagne…

Et c’est généralement celui qui a été le meilleur sur l’ensemble de la compétition. On parle beaucoup de l’entraîneur. On lui demande des résultats presque immédiatement. Je le rappelais quand QSI est arrivé. Ce qu’il manque beaucoup dans le football, c’est l’humilité. Être un peu plus humble par rapport au travail, au respect, etc.

Quand QSI arrive et déclare vouloir gagner la Ligue des Champions, c’est donc une erreur en termes de communication, selon vous ?

Je reste persuadé que d’avoir une image un peu plus humble en sachant que vis-à-vis des autres ils ont la capacité de tout gagner vous en récupérez du respect. Quand vous arrivez, il vaut mieux être dans ses petits souliers, gagner ses matches petit à petit, commencer par gagner le titre de champion de France avant de viser la Ligue des Champions et de vouloir devenir l’un des meilleurs clubs du monde.

Il faut se fixer des objectifs, certains avec le vestiaire et certains vis-à-vis de l’extérieur. On n’arrive pas en disant qu’on n’est pas là pour gagner le championnat de France, mais pour gagner la Ligue des Champions ! Ce n’est pas un bon message pour le football français. Ce n’est pas un message agréable à entendre pour Jean-Michel Aulas, pour des gens qui se battent depuis des années pour faire exister dans le football français. C’est un message de nouveau riche (sic).

Un message qui met, au final, trop de pression sur le club lui-même, obligé chaque année d’aller dans le dernier carré en Ligue des Champions…

Vous mettez de la pression sur le club, les joueurs, l’entraîneur, et ce n’est pas une bonne pression. A vouloir faire les choses trop vite, vous oubliez les fondamentaux et principalement l’humilité. Dans le sport, il faut être humble.

Auriez-vous aimé jouer dans ce PSG-là avec Neymar et Mbappé ?

Je ne sais pas… Je ne connais pas les joueurs et leur mentalité. La seule chose que je peux dire, c’est que mon privilège a été de jouer à côté de joueurs comme Vincent Guérin, Paul Le Guen, Patrick Colleter, Jean-Luc Sassus, Alain Roche, Ricardo, José Cobos, George Weah, Xavier Gravelaine, François Calderaro, Amara Simba, Valdo, Laurent Fournier… Des joueurs exceptionnels.

Tous ensemble, on a œuvré pour que le club réussisse, avec le même objectif et une certaine forme d’humilité. On sortait de l’hégémonie marseillaise et à chaque fois qu’on jouait contre l’OM, on éprouvait des difficultés car ils étaient beaucoup plus durs sur le terrain et on avait du mal à développer notre jeu. On était réalistes, et battre Marseille à la régulière était compliqué. On a été champions de France en 1994 avec nos qualités. On ne pouvait pas être aussi durs que pouvait l’être Marseille. Il fallait faire autrement. C’est toute une réflexion pour l’entraîneur. Cela passe par l’envie de gagner tous ensemble, d’avoir un objectif commun.

Propos recueillis par Arnaud Bertrande


Retrouvez cette interview ainsi que toute l’actualité du PSG dans le magazine Le Foot Paris, chez votre marchand de journaux ou sur le kiosque Lafont presse.

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