mercredi 24 juillet 2024

De Vlaeminck, une légende à la hauteur d’Eddy Merckx

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

Dans les années 70, Roger De Vlaeminck a été l’un des plus grands coureurs, faisant même de l’ombre à Eddy Merckx. Un homme devenu une référence sur les Classiques, le seul qui a remporté les 5 Monuments avec Eddy Merckx (19 victoires) et Rik Van Looy (8).

Parler de Roger De Vlaeminck, c’est évoquer un coureur hors norme. Une référence et une star au même titre qu’Eddy Merckx. En Belgique, il fait partie de ses grands coureurs qui ont écrit les plus belles pages du cyclisme. Il suffit de voir son palmarès pour s’en convaincre.

Avec 13 Classiques à son compteur, 24 étapes de grands Tours et 7 courses à étapes, le « Gitan d’Eeklo » n’a pas volé les louanges qui lui permettent encore d’être le recordman de victoires de Paris-Roubaix (4) avec Tom Boonen. Car c’est bel et bien sur les Classiques que De Vlaeminck a réussi ses plus grands exploits et notamment sur l’Enfer du Nord.

De sa première victoire sur LiègeBastogne-Liège en 1970 à sa dernière sur Milan-San Remo en 1979, le Belge a brillé sur les plus grandes épreuves de la planète. Au point d’être, avec Eddy Merckx et Rik Van Looy, l’un des seuls coureurs à compter au palmarès les 5 Monuments du cyclisme. MilanSan Remo (en 1973, 1978 et 1979), le Tour des Flandres (en 1977), Paris-Roubaix (en 1972, 1974, 1975 et 1977), Liège-Bastogne-Liège (en 1970) et le Tour de Lombardie (en 1974 et 1976).

De Vlaeminck au Panthéon avec Merckx et Van Looy

Avec un total de 11 succès sur ces courses, Roger De Vlaeminck était tout simplement irrésistible. Principal rival de Merckx sur les courses d’un jour, il avait refusé de rejoindre son compatriote dans la même équipe à ses débuts pour pouvoir ainsi se mesurer à lui tout au long de sa carrière.

Une belle preuve de sa soif de vaincre face aux meilleurs. Et même si la rivalité entre les deux a souvent été forte, elle n’empêchait pas un profond respect.

« Après moi, Roger était le coureur belge le plus complet, racontait Eddy Merckx. C’était un gagnant, déterminé et ambitieux, doté d’un talent énorme. » Mais la comparaison s’arrêtait aux Classiques car, sur les grands Tours, Roger De Vlaeminck n’a pas fait mieux qu’une 4ème place au général du Giro en 1975.

En 13 participations, il aura même connu 9 abandons dont 3 sur le Tour de France ! C’est simple, De Vlaeminck n’aura jamais réussi à rallier Paris dans sa carrière, lui qui avait pourtant fait de Paris-Roubaix son terrain de jeu préféré avec 4 victoires et 9 podiums en 14 participations.

Une performance que même Merckx n’aura jamais réussi. Et si Roger De Vlaeminck est devenu Monsieur Paris-Roubaix, ce n’est pas par hasard. D’ailleurs, il le dit encore aujourd’hui que sa plus grande émotion reste sa victoire au Vélodrome de Roubaix en 1975.

Tout simplement car il avait réussi à devancer sur la ligne le champion du monde de l’époque… Eddy Merckx. « Pour moi, c’est le plus beau Paris-Roubaix et ma plus belle victoire car j’y ai battu Merckx. C’est encore mieux quand on sait qu’on va gagner… » La confirmation également qu’il devenait lui aussi un Monument du cyclisme mondial.

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