samedi 2 mars 2024

Draymond Green (Golden State), le bad boy de la NBA

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Un des hommes forts de Steve Kerr, Draymond Green, si brillant par son QI basket, multiplie les incartades ces dernières semaines. Conséquence, le double champion olympique ne verra pas Paris cet été avec Team USA.

Ces dernières semaines, Draymond Green a beaucoup fait parler de lui. Et pas qu’en bien… On sait l’ailier fort de Golden State habitué du trashtalking. Néanmoins, parfois le quadruple champion NBA (2015, 2017, 2018, 2022) dépasse le simple cadre des paroles. Lors des finales NBA 2016, il est suspendu pour le match 5 perdu par son équipe, déjà en raison de sa conduite antisportive.

En novembre dernier, il se rend coupable d’une tentative d’étranglement sur Rudy Gobert ! Le natif du Michigan écope de cinq matches de suspension. Quelques jours plus tard, le 12 décembre, il frappe Jusuf Nurkic (Phoenix) au visage. Les instances le suspendent jusqu’à nouvel ordre en raison de sa conduite dangereuse et récurrente.

La sanction est également financière avec 154 000 dollars par match manqué. Sa suspension prend fin le 7 janvier après 12 matches. La NBA a-t-elle été trop clémente ? « Avec ce qui s’est passé, c’est sa dernière chance, estime l’assistant coach des Wolves Maxime Lefèvre. S’il arrive quelque chose dans un avenir tout proche, je ne crois pas qu’ils seront aussi tendres… Ils lui ont donné le temps nécessaire pour bien réfléchir sur lui-même, pour changer son mode de comportement ».

Draymond Green paye sa faute contre Gobert

Première victime de Draymond Green en début de saison, Gobert a curieusement éprouvé de l’empathie : « On voit surtout quelqu’un qui ne va pas bien et qui souffre. On oublie le sport et on espère que cette personne aille bien, soit en mesure de faire ce qu’elle sait faire et soit heureuse ». Maxime Lefèvre essaie de déchiffrer la complexité du personnage Draymond Green.

« J’ai surtout l’image d’un joueur excessivement compétitif. Il est effectivement souvent à la limite, un peu border line. Parfois, cela déborde. C’est pour cela qu’il est Draymond Green, qu’il est devenu qui il est. Mais c’est aussi car il est comme cela que son équipe a remporté beaucoup de titres. »

« Sauf que parfois il faut savoir rester du bon côté de la ligne. Force est de constater que quelques fois il est passé de l’autre côté… On préfère l’avoir comme coéquipier que comme adversaire. Il a certes pas mal d’ennemis, mais pas mal de joueurs l’apprécient aussi beaucoup. Il reste un joueur qui apporte énormément. Il défend, il a un très bon QI basket ».

« C’est aussi pour cela qu’il est devenu qui il est »

Green a admis ne plus vouloir franchir la ligne rouge : « J’ai assez coûté à mon équipe ». Dans son podcast pendant sa suspension, il a aussi admis qu’il a « été très facile de s’ouvrir à la thérapie car j’avais besoin de me retrouver, de me recentrer et de me recalibrer. Il est difficile de voir les choses quand on est dans le feu de l’action »

Face à ces incidents à répétition et la suspension de l’intérieur des Warriors, le patron de Team USA a tranché. Le double champion olympique 2016 et 2021 ne pourra pas viser le triplé cet été à Paris. Grant Hill a expliqué l’absence de Green dans sa pré-sélection de 41 joueurs :

« Au vu de ce qui s’est passé cette année, nous avons pris la décision de ne pas le faire figurer sur cette liste à ce stade précis du processus. Il travaille sur certaines choses sur et en dehors du terrain. Nous avons pensé que le faire jouer pendant l’été ne lui donnerait pas la meilleure opportunité de faire ce qu’il doit faire ». Espérons pour Green que dorénavant on ne parlera plus que de lui sportivement parlant. C’est dans ce domaine qu’il est le meilleur !

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