jeudi 29 septembre 2022

Du roi Pelé à Kopa, 20 légendes passées au crible

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La subjectivité de ce Top 20 des meilleurs joueurs de tous les temps ne vous a pas échappé, elle témoigne de l’extrême difficulté de comparer les époques. Au delà des titres et des palmarès, c’est surtout en se basant sur un talent et une émotion qu’ils ont tous su transmettre à leur manière, que nous avons choisi notre roi et avec lui tous ses sujets.

1/ PELÉ

Entre 1957 et 1977, à une époque où les statistiques n’avaient pas encore pris le pouvoir, ses 1284 buts en 1375 matchs en ont fait l’incontestable meilleur joueur du XXème siècle, trois fois vainqueur de la Coupe du monde, la première fois en 1958, plus jeune buteur de l’histoire à 17 ans et 239 jours. Après un triplé face à la France en demi-finale, il devint aussi le plus jeune à soulever la coupe Jules Rimet grâce à une habileté technique et une

explosivité qui lui ont tout de suite permis de sortir du lot. N°10 complet, capable de marquer, de faire marquer, de mener le jeu et de dicter le tempo d’un match, il doit aussi sa légende à sa longévité, et à un parcours qu’il vécut dans un seul club, le FC Santos. C’est d’ailleurs au Maracana, le 19 novembre 1969 qu’il inscrit le 1000ème but de sa carrière, dans un stade en fusion, au cours d’un match qui mettra une demi-heure à reprendre après son tour d’honneur.

Le Ballon d’or eut été mondial, il l’aurait remporté à de multiples reprises tellement sa domination sur les autres footeux fut énorme, matérialisée par des buts et des gestes techniques qu’on n’avait encore jamais vu sur un terrain de football; lobs de 50 mètres, passes à l’aveugle, passements de jambes, dribbles, reprises de volée, jeu de tête…

Il savait tout faire, mieux et plus vite que les autres, en avance sur son temps. Sans les agressions de deux défenseurs portugais et bulgares qui le blessèrent et l’écartèrent du Mondial 1966, peutêtre même aurait-il réalisé la passe de quatre. Il s’est arrêté à trois… en stoppant sa carrière internationale en 1971, à 31 ans, avant une escapade commerciale au Cosmos New-York jusqu’en 1977. Pour toujours le roi.

Né le 23 octobre 1940 à Très Coraçoes (Brésil) Clubs : FC Santos (1956-1974), Cosmos New York (1975-1977)
Palmarès : Coupes du monde (1958, 1962, 1970), Copa Libertadors (1962 et 1963), coupes Intercontinentales (1962 et 1963)
92 sélections, 77 buts

Ses meilleures années : 1962-1970 L’info en +

Edson Arantes Do Nascimento détestait son surnom, Pelé, et avait d’ailleurs été exclu deux jours de son école pour avoir frappé un élève qui l’appelait ainsi.

2/ JOHAN CRUYFF LE HOLLANDAIS VOLANT

Icône du football total des années 70, Johan Cruyff a été le premier footballeur star de l’ère moderne, incarnation d’un professionnalisme galopant et d’une médiatisation de plus en plus étouffante, deux fléaux contre lesquels il n’aura jamais cessé de lutter, jusqu’à quitter la sélection néerlandaise avant la Coupe du monde 1978 parce que, victime d’une tentative d’enlèvement, il craignait de laisser sa famille seule en Espagne.

Après être passé à côté d’une victoire qui lui tendait les bras, en 1974 en finale face à la RFA, avec leur génial capitaine de route, nul doute que les Oranges mécaniques auraient augmenté leur chance de victoire quatre ans plus tard face à l’autre pays organisateur, l’Argentine…

S’il a marqué son temps à Barcelone, redonnant sa fierté au peuple catalan avec le titre de champion d’Espagne en 1974, c’est à l’Ajax, son club formateur, qu’il devint le meilleur joueur du monde.

Huit fois champion des Pays-Bas, ses trois victoires en coupe d’Europe des clubs champions, ses trois Ballon d’or témoignent d’une vraie emprise sur le jeu dont il était le dépositaire au moins autant que ses entraîneurs successifs, Michels ou Kovacs.

Ses accélérations, sa vision de jeu, sa capacité aussi à faire jouer les autres, en vrai chef d’orchestre, autant qu’à faire des différences individuelles en ont fait un joueur à part, doté d’une intelligence de jeu qu’il mit ensuite au service d’une riche carrière d’entraîneur.

Premier footballeur à oser négocier son salaire en club, ses primes en sélection, il est aussi l’un des premiers à assumer ses idées politiques donc à être perçu comme une vraie rock star par tous les fans qui aimaient son côté rebelle et sa philosophie de jeu résolument offensive. Parce qu’à l’Ajax comme joueur, ou au Barça comme entraîneur, il n’est pas exagéré de dire qu’il a inventé et mis en oeuvre de nouvelles formes de jeu, Johan Cruyff est de tous les meilleurs joueurs de l’histoire, celui qui eut le plus d’impact sur l’évolution du football.

Né le 25 avril 1947 à Amsterdam (Pays-Bas)
Décédé le 24 mats 2016 à Barcelone (Espagne) Clubs : Ajax Amsterdam (1964-1973), FC Barcelone (1973-1978), Los Angeles Aztecs (1979-1980), Washington Diplomats (1980-1981), Levante UB (1981), Ajax Amsterdam (1981-1983), Feyenoord Rotterdam (1983-1984)
Palmarès : Coupe d’Europe des clubs champions (1971, 1972 et 1973), finaliste en 1969, coupe Intercontinentale (1972), finaliste de la Coupe du monde (1974), Ballon d’Or 1971, 1973 et 1974.
48 sélections, 33 buts

Ses meilleures années : 1970-1974 L’info en +

En 1973, alors que le Real Madrid veut aussi le recruter, il choisit le Barça parce que le club madrilène est soutenu par Franco, le chef d’état et dictateur espagnol. Les socios catalans n’oublieront jamais cette prise de position et le considèreront toujours comme un des leurs.

3/ LÉO MESSI LA PULGA

En terme de régularité, de longévité et d’efficacité, il n’a pas d’équivalent dans l’histoire avant d’attaquer, à 34 ans, au PSG sa 18ème campagne de Ligue des Champions d’affilée, dont 17 avec le Barça.

Le meilleur buteur de l’histoire de la C1, de la Liga est aussi celui qui a marqué le plus de buts sur une saison (71 en 2011-2012) et sur une année civile (91 en 2012), ainsi qu’avec l’Albiceleste (76) où il n’a jamais réussi à exprimer son talent aussi bien qu’en club, seul petit bémol à un parcours d’une densité exceptionnelle depuis son premier match avec les Blaugranas le 16 octobre 2004 jusqu’au dernier le 16 mai 2021.

Ses 778 matchs à Barcelone lui ont notamment permis de détrôner Pelé en devenant le joueur qui a marqué le plus de buts avec le même club (672 contre 643). Jamais aucune star de cette dimension ne s’était identifiée de la sorte à une seule philosophie de jeu, fidèle aux mêmes couleurs aussi longtemps et avec la même réussite.

Ses dix titres de champion d’Espagne, ses quatre Ligues des champions, ses sept coupes du Roi doivent beaucoup à ses huit titres de Pichichi (un autre record) et à une capacité presque irréelle à dribbler, accélérer, marquer ou passer, pour se jouer de tous les pièges défensifs.

A bien des égards, ce que fait Messi depuis bientôt deux décennies n’a rien de normal et relève du génie tellement il parvient, saison après saison, à banaliser les exploits. S’il parvenait, à Paris, à conserver le même impact ailleurs que dans son milieu naturel, celui du jeu à la catalane, il ajouterait un chapitre essentiel à sa légende, et prouverait que son talent n’a pas de limites.

Né le 24 juin 1987 à Rosario (Argentine)
Clubs : Newell’s Old Boys (1994-2000), FC Barcelone (2000-2021), Paris SG (depuis 2021) Palmarès : Ligue des Champions (2006, 2009, 2011 et 2015), Copa America (2021), finaliste de la Coupe du monde (2014), coupe Intercontinentale (2009, 2011 et 2015), Ballon d’Or (2009, 2010, 2011, 2012, 2015 et 2019)
152 sélections, 76 buts

Ses meilleures années : 2009-2012 L’info en +

En arrivant à Paris, Messi a récupéré le n°30 qu’il avait à ses débuts à Barcelone où il l’avait choisi car il correspondait à l’addition des numéros des deux joueurs qui l’avaient pris sous son aile à l’entraînement : le n°10 de Ronaldinho et le n°20 de Deco.

4/ CRISTIANO RONALDO CR7, L’INSATIABLE

Meilleur buteur de Premier League (2008), de Liga (2011, 2014, 2015) puis de Série A (2021), trois championnats qui comptent à son palmarès, à 14 années d’intervalle, l’international portugais qui a débuté sa carrière, et la terminera aussi certainement, à Manchester United, partage avec Messi sa fantastique régularité au très haut niveau.

Ses cinq Ballons d’or en témoignent autant que des statistiques affolantes qui font ou ont fait de lui le meilleur buteur et passeur de l’histoire de la Ligue des Champions, le meilleur buteur… de la tête également pour révéler ses non moins étonnantes qualités physiques. Car au delà d’une technique qui fait des ravages, c’est aussi sa dimension physique, sa capacité à être toujours au top, qui caractérise CR7.

Le plus fort est que sa 21ème campagne de Ligue des Champions d’affilée, qu’il vit cette saison avec les Red Devils, n’est probablement pas sa dernière tellement il reste affûté et motivé, avide de stats et de records, pour continuer à marquer son temps, obsédé par l’image qu’il va laisser dans l’histoire du football autant que sa rivalité avec Messi dans leur quête commune du record de Ballons d’Or.

Né le 5 février 1985 à Funchal (Portugal)
Clubs : Sporting (1997-2003), Manchester United (2003-2009), Real Madrid (2009-2018), Juventus Turin (2018-2021), Manchester United (depuis 2021) Palmarès : Ligue des Champions (2008, 2014, 2016, 2017 et 2018), Euro (2016), coupe Intercontinentale (2008, 2014, 2016 et 2017), Ballon d’Or (2008, 2013, 2014, 2016 et 2017)
180 sélections, 111 buts

Ses meilleures années : 2014-2017 L’info en +

Depuis avril 2017, il est le deuxième footballeur au monde (après George Best à Belfast) à avoir un aéroport à son nom, celui de son île de naissance, Madère, au Portugal.

5/ DIEGO MARADONA : EL PIBE DE ORO

Le destin tragique d’El Pibe de Oro renvoie à une existence qu’il aura vécue sans limite. D’Argentinos Juniors à Boca Juniors, Maradona a connu la gloire en Europe, surtout à Naples où il fut à la base de la renaissance d’un club populaire qui se désespérait de pouvoir rivaliser avec les barons de l’Italie du nord.

Sans lui, sans ses extravagances, sa technique tout en toucher et ses accélérations foudroyantes, jamais le Napoli n’aurait réussi à accrocher deux Scudetto, jamais l’Albiceleste n’aurait été sacrée championne du monde en 1986 au Mexique. Parmi ses multiples exploits individuels, au Panthéon des buts d’anthologie figurent évidemment ceux inscrits face à l’Angleterre en quart de finale de la Coupe du monde 1986.

Comme un troublant résumé de ses deux facettes, le premier, la main de Dieu, volé au dessus des bras de Shilton, le second, le but du siècle, marqué à l’issue d’une chevauchée de plus de cinquante mètres au cours de laquelle il élimina toute la défense anglaise pour une victoire qui résonnera longtemps encore dans l’imagerie populaire de son pays.

Mais en rendant sa fierté aux peuples napolitains et argentins, Maradona allait aussi perdre le fil d’une vie qui s’est achevée à 60 ans. Et de laisser derrière lui le souvenir du plus doué de tous les footballeurs de l’histoire, un diamant brut qui n’a jamais vraiment été poli, qui a toujours fonctionné à l’instinct ce qui le rendait aussi génial qu’imprévisible.

Né le 30 octobre 1960 à Lanus (Argentine)
Décédé le 25 novembre 2020 à Tigre (Argentine) Clubs : Argentinos Juniors (1976-1981), Boca Juniors (1981-1982), Barcelone (1982-1984), Naples (1984-1992), FC Séville (1992-1993), Newell’s Old Boys (1993-1995), Boca Juniors (1995-1997) Palmarès : Coupe du monde (1986), finaliste (1990), Coupe UEFA (1989), Série A (1987 et 1990)
91 sélections, 84 buts

Ses meilleures années : 1986-1990 L’info en +

Maradona a failli signer à l’OM à l’été 1989, dans le sillage de Bernard Tapie qui savait qu’il n’était pas heureux à Naples et qui avait envoyé Michel Hidalgo en éclaireur. Parce que l’info avait fuité dans la presse, le président Ferlaino avait pu réagir et le transfert n’avait pas abouti. Trois ans après, Tapie était revenu à la charge, en vain, Diego préférant rejoindre Séville.

6/ ZINEDINE ZIDANE LE GALACTIQUE

Ironie d’un destin unique, qui prit sa source à Marseille, une ville où il ne joua jamais, c’est de la tête que le footballeur français le plus douté techniquement de tous les temps a écrit sa légende.

D’une finale de Coupe du monde, gagnée en 1998, à une autre, perdue en 2006, ses deux coups de boule décisifs face au Brésil (3-0) firent écho à celui qu’il infligea à un défenseur italien de triste mémoire et qui précipita sa fin de carrière.

Entre ces deux événements phares, une reprise de volée fantastique lui permit d’aller chercher la Ligue des Champions avec le Real Madrid, quatre ans après un premier Ballon d’Or, et quatre ans avant un second qu’il tenait dans ses mains jusqu’à cette maudite 110ème minute qui gâcha sa sortie mais pas le sentiment qu’on avait ce soir là de dire au revoir à un des plus grands joueurs de tous les temps.

Né le 23 juin 1972 à Marseille (France)
Clubs : Cannes (1987-1992), Bordeaux (19921996), Juventus Turin (1996-2001), Real Madrid (2001-2006)
Palmarès : Coupe du monde (1998), finale (2006), Ligue des Champions (2002), finale (1997 et 1998), coupe Intercontinentale (1996 et 2002), Euro (2000), Ballon d’Or (1998)
108 sélections, 31 buts

Ses meilleures années : 1998-2006) L’info en +

Lors de la Coupe du monde 1998, il a gagné la première finale de sa carrière, après avoir perdu la finale de la coupe UEFA en 1996, avec Bordeaux, et les finales de la Ligue des Champions en 1997 et 1998 avec la Juventus.

7/ Ronaldo EL FENOMENO

Quand ses prédécesseurs brésiliens furent souvent des créateurs, lui s’est tout de suite revendiqué comme un vrai buteur avec une vitesse hors norme et une technique en mouvement qui lui a toujours permis de faire des différences individuelles énormes.

Revélé au PSV Eindhoven, c’est au Barça puis à l’Inter Milan qu’il a explosé, avant de finir en Galactique au Real Madrid. Trois finales de Coupes du monde, dont deux gagnées, trois finales de Copa America (deux gagnées), deux Ballons d’Or constituent les sommets d’une carrière où il ne lui aura manqué qu’une Ligue des Champions.

Parce que s’il était souvent au bon endroit, au bon moment, dans la surface de réparation pour mettre le ballon au fond, il fut moins inspiré dans ses choix de club même s’il remporta deux coupes d’Europe et deux Ligas.

Né le 22 septembre 1976 à Bento Ribeiro (Brésil) Clubs : Cruzeiro (1993-1994), PSV Eindhoven (1994-1996), Barcelone (1996-1997), Inter Milan (1997-2002), Real Madrid (2002-2007), Milan AC (2007-2008), Corinthians (2008-2011)
Palmarès : Coupe du monde (1994-2002), finale (1998), Copa America (1997 et 1999), finale (1995), Ballon d’Or (1997 et 2002), coupe Intercontinentale (2002), Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe (1997), coupe UEFA (1998)

98 sélections, 62 buts

Ses meilleures années : 1997-2002 L’info en +

Sa seconde partie de carrière fut largement gâchée par des blessures au genou qui l’amenèrent à se faire opérer trois fois, en 1999, 2000 et 2008, par le même Professeur Saillant à l’hôpital de la Salpêtrière de Paris.

8/ MICHEL PLATINI LE ROI MICHEL

Dans les années 70, il fut le premier footballeur au monde à faire de ses coups francs une arme de dissuasion massive. Et rapidement, il mit son fantastique toucher de balle au service d’une vision de jeu qui lui a toujours permis d’avoir un ou plusieurs coups d’avance.

Parce qu’il voyait vite et bien, malgré un physique plus que modeste, Platini a régné sur le football européen, le temps de trois Ballons d’or, d’un Euro, d’une Ligue des Champions et de deux Coupes du monde qui accouchèrent de deux de ses plus beaux monuments, à Séville en 1982 et à Guadalajara en 1986.

Même si c’est certainement lors de l’Euro 1984 qu’il fut le plus fort, avec un record de neuf buts qui tient toujours… Parce que Platoche n’était pas qu’un meneur de jeu génial, il était aussi un buteur en série, trois fois meilleur buteur de Série A.

Né le 21 juin 1955 à Joeuf (France)
Clubs : Nancy (1972-1979), Saint Etienne (19791982), Juventus Turin (1982-1987)
Palmarès : Euro (1984), Ligue des Champions (1985), finaliste (1983), demi-finaliste de la Coupe du monde (1982 et 1986), Coupe Intercontinentale (1985), Ballon d’Or (1983, 1984 et 1985)
72 sélections, 41 buts

Ses meilleures années : 1982-1986

9/ ALFREDO DI STEFANO DON ALFREDO

Entre 1956 et 1960, il n’y a pas eu de meilleur joueur au monde qu’Alfredo Di Stefano, surnommé « la flèche blonde » et plus tard « le divin chauve » comme pour matérialiser le temps qui passe… Architecte des cinq premiers succès du Real Madrid en coupe d’Europe des clubs champions, il réussit l’exploit de marquer dans toutes ces finales, y allant même d’un triplé face à Francfort en 1960.

Dominateur en club, il ne connut pas autant de gloire en sélection, où il n’eut jamais la possibilité de disputer une phase finale de Coupe du monde, malgré ses trois nationalités qui lui ont permis de représenter trois pays différents.

Deux Ballons d’Or, cinq titres de Pichichi et huit Liga lui ont permis de marquer son territoire pour une carrière qu’il étira jusqu’à 41 ans avec toujours le même profil de joueur hyper complet et toujours attiré par le but.

Né le 4 juillet 1926 à Buenos Aires (Argentine) Décédé le 7 juillet 2014 à Madrid
Clubs : Huracan (1946-1947), River Plate (19471949), Millonarios FC, Col (1949-1953), Real Madrid (1953-1964), Espanyol Barcelone (1964-1966) Palmarès : Coupe d’Europe des clubs champions (1956, 1957, 1958, 1959 et 1960), Copa America (1947), Coupe Intercontinentale (1960), Ballon d’Or (1957 et 1959) 6 sélections, 6 buts (Argentine), 4 sélections (Colombie), 31 sélections, 23 buts (Espagne)

Ses meilleures années : 1956-1960 L’info en +

Le 26 août 1963, en marge de la petite Coupe du monde des clubs, qui se dispute au Venezuela, il est enlevé par les membres d’une organisation paramilitaire castriste qui le retiennent en otage pendant trois jours avant de le libérer devant l’ambassade d’Espagne à Caracas.

10/ FRANZ BECKENBAUER LE KAISER

C’est en 1970, pendant la Coupe du monde au Mexique, que Franz devint Beckenbauer, le temps d’une demi-finale de légende perdue face à l’Italie et des prolongations qu’il joua le bras en écharpe avec une épaule démise. C’est en 1974, chez lui à Munich, qu’il devint le Kaiser, en remportant face aux Hollandais de Cruyff la finale de la Coupe du monde.

Avant, on n’avait jamais vu défenseur aussi technique et élégant que lui, capable de faire le surnombre et de se transformer en véritable meneur de jeu, toujours soucieux de la relance propre et du geste technique parfait.

Capitaine d’un imbattable Bayern Munich avec lequel il gagna trois coupes d’Europe des clubs champions et quatre Bundesliga, il fut aussi le premier défenseur à recevoir le Ballon d’Or.

11/ MARCO VAN BASTEN LA CLASSE A L’ÉTAT PUR

Le 25 juin 1988, au même stade Olympique de Munich où, 14 ans, les Oranje de Cruyff avaient échoué en finale de la Coupe du monde, Marco Van Basten a certainement marqué le plus beau but de sa carrière, le plus important de l’histoire du football batave.

Car en trompant Dassaev d’une splendide reprise de volée, celui qui allait remporter trois Ballon d’or offrait le premier, et jusqu’à présent toujours le seul, grand titre international à la Hollande.

Représentant de la nouvelle génération dorée du plat pays, avec Rijkaard et Gullit au Milan AC, ce pur produit de l’Ajax restera au sommet pendant cinq ans, sans jamais parvenir à transcender sa sélection en Coupe du monde.

Mais en remportant deux C1 et quatre Calcio avant de disputer son dernier match en finale de la C1 face à l’OM, déjà touché par une blessure qui le poussera vers la sortie, privant les observateurs de ses dribbles chaloupés, de ses buts splendides, de son inégalable élégance et de son intelligence de jeu. Car il était bien davantage qu’un simple buteur.

Né le 31 octobre 1964 à Utrecht (Hollande)
Clubs : Ajax Amsterdam (1981-1987), Milan AC (1987-1995)
Palmarès : Euro (1988), coupe d’Europe des clubs champions (1989 et 1990), finale (1993), Coupe des coupes (1987), coupe Intercontinentale (1989 et 1990), Ballon d’Or (1988, 1989 et 1992)
58 sélections, 24 buts

Ses meilleures années : 1988-1992 L’info en +

Marco est un des rares joueurs à avoir inscrit un quadruplé en Ligue des Champions, face à Göteborg, le 25 novembre 1992, avec le Milan AC (4-0).

12/ FERENC PUSJAS LE MAJOR GALOPPANT

Petit par la taille (1m70) mais grand par le talent, Puskas est une légende dans son pays qu’aucun joueur hongrois n’a réussi, depuis, à détrôner.

Membre de l’équipe hongroise qui, en 1953, infligea la première défaite à l’Angleterre sur ses terres de Wembley (3-6), avant de récidiver six mois plus tard à Budapest sur un score encore plus large (71), il était le leader d’une sélection qui s’inclina contre toute attente en finale de la Coupe du monde 1954 face à l’Allemagne, après une série de 32 matchs d’affilée sans défaite, dans ce qu’on a encore coutume d’appeler « le miracle de Berne ».

En club, c’est au Real Madrid qu’il a atteint des sommets, remportant trois coupes d’Europe des clubs champions, aux côtés de Gento, Di Stefano et Kopa. Trois fois champion d’Espagne, quatre fois meilleur buteur de Liga, ses 84 buts marqués en 85 sélections hongroise en font l’un des meilleurs buteurs de l’histoire…

À qui il n’aura manqué comme Cruyff avec la Hollande qu’un titre avec la Hongrie.

Né le 1 avril 1927 à Budapest (Hongrie)
Décédé le 17 novembre 2006 à Budapest
Clubs : Honved Budapest (1943-1956), Real Madrid (1958-1966)
Palmarès : Coupe d’Europe des clubs champions (1959, 1960 et 1966), finale (1962 et 1964), finale de Coupe du monde (1954), coupe Intercontinentale (1960), Ballon d’argent (1960) 85 sélections, 84 buts

Ses meilleures années : 1960-1964 L’info en +

Il fut naturalisé espagnol en 1962 pour quatre matchs lors de la Coupe du monde au Chili qui n’apportèrent rien à sa légende alors qu’il avait déjà 35 ans.

13/ GERD MULLER EL BOMBER

Attaquant racé, atypique et sur lequel il était très difficile de défendre en raison de son centre de gravité, très bas, Muller demeure le meilleur buteur de l’histoire de la Bundesliga (325 buts en 427 matchs) et d’un football allemand qu’il amena sur le toit du monde en 1974, lors d’une finale face aux Pays Bas où son deuxième but, en pivot, mystifia Krol.

Après avoir gagné l’Euro en 1972, et avant un triplé européen en C1 avec le Bayern, il mit un terme à une carrière internationale où il compte plus de buts (68) que de matchs (62).

Né le 3 novembre 1945 à Nordlingen (Allemagne) Décédé le 15 août 2021 à Wolfratshausen (Allemagne)
Clubs : TSV 1861 Nordlingen (1962-1964), Bayern Munich (1964-1979), Fort Lauderdale Strikers (19791981)

Palmarès : Coupe du monde (1974), demi-finale (1970, Euro (1972), coupe d’Europe des clubs champions (1974, 1975 et 1976), coupe Intercontinentale (1976), coupe des coupes (1967), Ballon d’Or (1970) 62 sélections, 68 buts

Ses meilleures années : 1970-1974 L’info en +

Il a longtemps détenu le record du plus grand nombre de buts marqués sur une année (85 en 60 matchs en 1972), avant de s’en faire déposséder par Messi en 2012 (91 en 67 matchs).

14/ GEORGE BEST LE CINQUIÈME BEATLES

Son sens du dribble, sa vivacité, sa technique d’ailier en ont fait une légende vivante à Manchester United avec qui il fut champion d’Angleterre à deux reprises puis champion d’Europe en 1968, l’année de son Ballon d’Or, une grande première pour un club britannique.

Avec Bobby Charlton ou Denis Law, il fut le leader d’une « dream team » coachée par Matt Busby. Sa réputation était née un soir de mars 1966 au stade de Luz de Benfica, en quart de finale de la coupe d’Europe des clubs champions, où les coéquipiers d’Eusebio étaient imprenables.

Du haut de ses 19 ans, Best y était allé d’un doublé pour un 5-1 resté dans toutes les mémoires qui annonçait le sacre de 1968 contre le même adversaire (4-1) contre lequel le n°7 marquait encore lors des prolongations. Un de ses 178 buts marqués en 466 matchs avec les Red Devils qui en firent une vraie pop star outre-Manche et au delà…

Né le 22 mai 1946 à Belfast (Irlande du Nord) Décédé le 25 novembre 2005 à Londres
Clubs : Manchester United (1963-1974), Jewish Guild, AFS (1974), Dunstable Town (1974), Stockport County (1975), Cork Celtic (1976), Los Angeles Aztecs (1976), Fulham (1976-1977), Los Angeles Aztecs (1977-1978), Fort Lauderdale Strikers (19781979), Hibernian (1979-1980), San José Earthquakes (1980-1982), Hong Kong Rangers (1982), Bournemouth (1983), Brisbane Lions (1983), Tobemore United (1984)

Palmarès : Coupe d’Europe des clubs champions (1968), champion d’Angleterre (1965 et 1967), Cup (1963), Ballon d’Or (1968)
37 sélections, 9 buts

Ses meilleures années : 1968-1971 L’info en +

Après avoir quitté Manchester United en 1974 il accumula les piges dans des clubs improbables aux quatre coins du monde, avant de mourir des ravages de l’alcool à 59 ans pour des obsèques dignes d’une véritable rock star.

15/ RONALDINHO : FANTASQUE RONNIE

A défaut de s’imposer au PSG, où ses frasques extra-football en faisaient un intermittent du spectacle, c’est au Barça que ce génial artiste brésilien exprima tout son talent. Son Ballon d’Or en 2005 récompense ses années catalanes marquées par une victoire en Ligue des Champions au Stade de France face à Arsenal.

Capable du meilleur, ses dribbles déroutants, ses inspirations techniques géniales, comme du pire, si Ronnie fut l’un des joueurs les plus brillants des années 2000, il lui aura manqué du professionnalisme pour s’inscrire dans la durée et exploiter tout son potentiel, notamment lors d’une Coupe du monde 2006 où il ne fut que l’ombre de lui-même pour aider le Brésil à défendre son titre mondial de 2002.

Né le 21 mars 1980 à Porto Alegre (Brésil)
Clubs : Gremio Porto Alegre (1998-2001), Paris SG (2001-2003), Barcelone (2003-2008), Milan AC (2008-2011), Flamengo (2011-2012), Atletico Mineiro (2012-2014), Queretaro, Mex (2014-2015), Fluminense(2015)
Palmarès : Coupe du monde (2002), Copa America (1999), Ligue des Champions (2006), Copa Libertadores (2013), Ballon d’Or (2005)
97 sélections, 33 buts

Ses meilleures années : 2002-2006 L’info en +

Le 6 mars 2020, avec son frère, il est emprisonné au Paraguay, accusé d’usage de faux documents. Pendant un séjour en prison d’un mois, et avant 4 mois de résidence surveillée, il dispute un tournoi de futsal organisé en prison et gagne un cochon de 16kg.

S’il n’a ni la carrière, ni le palmarès de ses compagnons de légende, c’est aussi parce qu’il a fait des choix, sportifs et politiques, qui l’ont conduit à défendre une certaine vision du football et de la société.

En pleine dictature militaire au Brésil, avec les Corinthians, il est notamment un des créateurs de la Démocratie Corinthiane, un système dans lequel chaque décision liée à la vie du club est soumise au vote des joueurs.

Deux fois vainqueur du championnat pauliste, Socrates s’envola ensuite pour la Fiorentina tout en restant le capitaine aussi charismatique qu’élégant d’une des plus belles Seleçao de l’histoire qui aurait largement mérité de remporter un titre, sortie contre le cours du jeu des Coupes du monde 1982 et 1986 par l’Italie de Paolo Rossi et la France de Michel Platini.

16/ SOCRATES LE DOCTEUR

S’il n’a ni la carrière, ni le palmarès de ses compagnons de légende, c’est aussi parce qu’il a fait des choix, sportifs et politiques, qui l’ont conduit à défendre une certaine vision du football et de la société.

En pleine dictature militaire au Brésil, avec les Corinthians, il est notamment un des créateurs de la Démocratie Corinthiane, un système dans lequel chaque décision liée à la vie du club est soumise au vote des joueurs.

Deux fois vainqueur du championnat pauliste, Socrates s’envola ensuite pour la Fiorentina tout en restant le capitaine aussi charismatique qu’élégant d’une des plus belles Seleçao de l’histoire qui aurait largement mérité de remporter un titre, sortie contre le cours du jeu des Coupes du monde 1982 et 1986 par l’Italie de Paolo Rossi et la France de Michel Platini.

Né le 14 février 1954 à Belem (Brésil)
Décédé le 4 décembre 2011 à Sao Paulo (Brésil) Clubs : Botafogo (1974-1978), Corinthians (19781984), Fiorentina (1984-1985), Flamengo (19861987), Santos FC (1988-1989), Botafogo (1989), Garford Town, Ang (1989)
Palmarès : Copa America, finale (1983), demifinale (1979), Coupe du monde, quart de finale (1982 et 1986)
60 sélections, 22 buts

Ses meilleures années : 1982-1986 L’info en +

Après sa carrière, il a repris sa profession, médecin, tout en s’engageant en politique aux côtés du président Lula.

17/ ANDRES INIESTA L’ALCHIMISTE

Pendant plus de dix ans, et 674 matchs (57 buts et 117 passes décisives) avec le Barça, son intelligence et son talent ont éclairé le football européen. Du haut de son petit mètre soixante-dix, il fut le phare d’un style de jeu résolument porté sur la technique, la passe et la possession du ballon, pour un palmarès unique.

Avec le Roja, il gagna tout de l’Euro 2008 à l’Euro 2012, même la Coupe du monde en 2010 où il fut l’unique buteur de la finale face aux rugueux Néerlandais. Avec les Blaugranas, il remporta quatre Ligue des champions et neuf Liga… sans jamais renier ses idées sur le jeu, en privilégiant toujours le collectif, en pur produit de la Masia, comme le furent ses lieutenants Xavi, Busquets ou Messi, et ses maîtres, Cruyff et Guardiola.

Né le 11 mai 1984 à Fuentealbilla (Espagne)
Clubs : FC Barcelone (2001-2018)
Palmarès : Coupe du monde (2010), Euro (2008 et 2012), Ligue des Champions (2006, 2009, 2011 et 2015), coupe Intercontinentale (2009, 2011 et 2015), Ballon d’argent (2010) 131 sélections, 13 buts

Ses meilleures années : 2008-2012 L’info en +

Avec 39 titres officiels remportés avec le Barça et avec la Roja, Iniesta est le joueur espagnol le plus titré de l’histoire.

18/ LEV YACHINE L’ARAIGNÉE NOIRE

Il est encore aujourd’hui le seul gardien à avoir remporté le Ballon d’or. Trois ans après avoir gagné l’Euro avec l’URSS, trois avant une demi-finale de Coupe du monde lâchée à l’Allemagne mais qui ne l’empêcha pas d’être sacré meilleur joueur de la compétition.

À 36 ans, en pleine guerre froide, Yachine devenait pour toujours l’Araignée noire du Dynamo Moscou. Malgré sa taille, son agilité et sa capacité à exister ailleurs que sur sa ligne de but, en ont fait un modèle pour les générations suivantes. Intraitable sur sa ligne, ses 150 penaltys arrêtés et ses 270 « clean sheets » (33%, un record) ont grandement participé à sa légende.

Toujours habillé de noir, le meilleur gardien du monde a fait ses adieux en 1970 devant 100 000 spectateurs au stade Lénine de Moscou face à une sélection mondiale. Pelé et Beckenbauer avaient fait le déplacement.

Né le 22 octobre 1929 à Moscou (URSS)
Décédé le 20 mars 1990 à Moscou
Clubs : Dynamo Moscou (1950-1970)
Palmarès : Coupe du monde, demi-finale (1966), Euro (1960), finale (1964), Ballon d’Or (1963)

74 sélections

Ses meilleures années : 1960-1966 L’info en +

En 1986, il est amputé d’une jambe et meurt quatre ans après des complications de cette délicate opération.

19/ ZICO : LE PELÉ BLANC

Son seul tort aura été d’éclore au plus haut niveau en pleine période noire d’une Seleçao indigne de son statut en 1978, et que son talent ne suffit pas à ramener sur le toit du monde en 1982 et 1986. Pourtant, Artur Antunes Coimbra, dit Zico, avait l’étoffe d’un roi.

Au Brésil, il était considéré comme le digne successeur de Pelé dès ses premiers exploits techniques avec Flamengo. A une époque où peu de Brésiliens s’exportaient en Europe il avait déjà trente ans lors de son passage à l’Udinese il réalisa la plupart de ses meilleures performances, dans un rôle de milieu organisateur plein d’inspiration et de réalisme, au Brésil, où il reste pour toujours l’éternel Pelé blanc.

Né le 3 mars 1953 à Rio (Brésil)
Clubs : Flamengo (1971-1983), Udinese (19831985), Flamengo (1985-1989), Kashima Antlers, Jap (1991-1994)
Palmarès : Coupe du monde, demi-finale (1978), quart de finale (1982 et 1986), Copa Libertadores (1991), coupe Intercontinentale (1981)
71 sélections, 48 buts

Ses meilleures années : 1980-1984

L’info en +

Lorsqu’il était en Série A, il était avec Platini l’autre grand spécialiste des coups francs qui contribuèrent, entre autres, à permettre à la Fiorentina, modeste équipe de seconde partie de tableau, de jouer les premiers rôles.

20/ RAYMOND KOPA LE NAPOLEON DU FOOT

En France, avant Platini et Zidane, il y a eu Kopa, le premier Ballon d’Or du foot hexagonal en 1958, après l’épopée suédoise, le premier international à faire l’objet d’un transfert vers un grand club européen, le Real Madrid.

Architecte du grand Reims, c’est sans complexe qu’il devint un élément incontournable du Real Madrid de la grande époque, avec qui il gagna trois fois la coupe d’Europe des clubs champions et deux fois la Liga.

Egal des Gento, Di Stefano ou Puskas, Kopa restera invaincu à domicile avec les Merengue pendant trois ans avant de rentrer à Reims remporter deux championnats de France de plus (après 1953 et 1955) en 1960 et 1962.

Né le 13 octobre 1931 à Noeux les Mines (France) Décédé le 3 mars 2017 à Angers
Clubs : Angers (1949-1951), Stade Reims (19511956), Real Madrid (1956-1959), Stade Reims (1959-1967)

Palmarès : coupe d’Europe des clubs champions (1957, 1958 et 1959), finale (1956), Coupe du monde, demi-finale (1958), Ballon d’Or (1958)
45 sélections, 18 buts

Ses meilleures années : 1956-1960 L’info en + A la fin de sa carrière, il participa à la création de l’UNFP, le premier syndical de joueurs français qui s’insurgeait contre le fait que les clubs soient propriétaires à vie de leur joueur. Le contrat à temps était né.

Les 20 plus grands joueurs selon la rédaction à retrouver dans le Foot Mag.

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