samedi 8 octobre 2022

Édouard Kempf : « Passer de Paris à Toulouse n’est pas une régression »

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

En manque de temps de jeu au PSG, son club formateur, avec qui il était sous contrat jusqu’en 2022, l’ailier droit de 22 ans, Édouard Kempf, est plein d’entrain après s’être engagé avec le Fenix pour trois ans.

Comment vous êtes-vous retrouvé à Toulouse ?

J’étais dans une problématique à Paris. Je n’avais pas beaucoup de temps de jeu. En octobre/novembre, la question s’est posée pour trouver un bon point de chute et rebondir. J’ai eu l’opportunité de prendre contact avec Toulouse. J’ai de suite été intéressé par le projet. Je n’ai pas hésité longtemps. Leur plan de jeu rentre vraiment dans ce que je recherche. J’ai alors rompu mon contrat à l’amiable avec Paris et j’ai signé dans la foulée avec le Fenix.

Toulouse, ça va vous changer du PSG…

C’est le club parfait pour bien apprendre avec des joueurs expérimentés comme Nemanja Ilic et Pierrick Chelle. Ce sont deux anciens. Cela donne envie aussi d’être coaché par Philippe Gardent. Il a effectué un parcours énorme. Son adjoint Danijel Andjelkovic a été un magnifique joueur à Toulouse et à Pick Szeged. Depuis qu’il a pris sa retraite, cela m’a motivé de le rejoindre.

« L’ENVIE D’ÊTRE COACHÉ PAR PHILIPPE GARDENT »

Ce n’était donc plus possible pour vous de rester au PSG ?

Cela a été une période très frustrante. Mais je reste reconnaissant envers Paris. J’y suis resté quatre ans (2016-2020). Je devais absolument changer quelque chose pour gagner du temps de jeu. Les dirigeants se sont montrés très conciliants pour rompre à l’amiable. Cela restera toujours mon club formateur. J’espère maintenant avoir plus de temps de jeu. C’est à moi de faire ce qu’il faut pour, à l’entraînement et pendant mes matches. Cela ne viendra pas facilement. Cela va réclamer du temps et du travail. J’espère que ce sera une belle saison.

Venir du PSG ne garantit donc pas un temps de jeu défini ?

Je ne le vois pas ainsi. Quand on commence une préparation, on a plusieurs objectifs : se qualifier pour une Coupe d’Europe et faire une belle saison en Starligue. Ce n’est pas parce que je viens du PSG que tout va m’être donné. Cela ne change rien. Il faut bosser et montrer de belles choses. Ce sont les conditions pour prétendre à du temps de jeu supplémentaire.

« L’équipe de France ? Ça reste un rêve »

Partir de Paris, ce n’est donc pas une régression ?

Pas du tout. J’ai passé les deux dernières années sur le banc au PSG. Cela devenait plus compliqué. Paris reste Paris et la meilleure équipe du championnat, mais il y a de très bons joueurs à Toulouse aussi. Au Fenix, on reste à haut niveau et c’est top. Il y a de très belles infrastructures et un bon encadrement. Toulouse est un club très professionnel. Je suis heureux d’avoir signé ici.

Toulouse peut-il viser les places européennes cette saison ?

Je l’espère. Mais la Starligue est un championnat rugueux et dense. On va avoir un début de championnat compliqué avec des matches contre Chambéry, Nîmes, Nantes, le PSG, Dunkerque. Dans ce premier bloc, il va falloir essayer de gagner un match ou deux voire trois. Mais ce sera très difficile. Pour aller chercher une place européenne, il faudra vraiment se battre. On jouera tous les matches pour les remporter. On fera du mieux qu’on peut en championnat et en Ligue européenne si on passe le tour de qualification. Ce serait bien de jouer sur les deux tableaux.

Pensez-vous à l’équipe de France que vous avez fréquentée en jeunes ?

Cela reste un rêve et dans un coin de ma tête. Mais je ne pense pas avoir encore le niveau. A Paris, j’ai vu ce qu’était le très haut niveau. Je vais déjà essayer de faire une belle saison avec Toulouse.

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