lundi 4 mars 2024

Emerse Fae (sélectionneur de la Côte d’Ivoire) : « Si nous sommes en finale, c’est que nous le méritons »

NIGERIA - CÔTE D'VOIRE (DIMANCHE, 21H)

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NIGERIA – CÔTE D’IVOIRE (DIMANCHE, 21H)

Après José Peseiro, c’était au tour d’Emerse Fae de se présenter en conférence de presse avant la finale. L’ancien adjoint de Jean-Louis Gasset, qui a pris l’équipe en main après la démission du Français au lendemain de l’humiliation subie contre la Guinée équatoriale, est revenu sur l’incroyable parcours de la Côte d’Ivoire. 

La Côte d’Ivoire en finale, qui pouvait l’imaginer après la phase de groupes ?

Il est difficile d’arriver en finale et d’imaginer que nous ne méritons pas d’y être. À partir du moment où nous sommes en finale, c’est que nous le méritons. Le plus important pour nous après les phases de poules était de retrouver la confiance et de former une équipe, en créant une solidité défensive. Nous n’imaginions pas arriver en finale, nous en rêvions, nous l’espérions, mais nous ne l’imaginions pas. Nous avons pris les matchs les uns après les autres.

Vous avez fait des miracles avec la sélection…

La chance que j’ai, c’est que je connaissais le groupe depuis presque deux ans, donc lorsque nous avons repris avec le staff cette équipe, nous avons gagné du temps parce que nous connaissions parfaitement le groupe. Je n’ai rien inventé, je fais des choses basiques, le plus important, c’est le groupe et que chaque joueur se sente important.

« Sébastien (Haller) et Simon (Deli), deux armes de destruction massive »


La dernière marche à franchir reste-t-elle la plus dure, face à une très bonne équipe du Nigéria ?

Nous avons une belle opportunité de garder la coupe à la maison. Nous savons que c’est très difficile de remporter une coupe lorsque nous sommes les hôtes, donc nous nous préparons à réaliser cet exploit. Sur le plan psychologique, malgré nos parcours différents, je dirais que les deux équipes sont au même niveau. Nous avons eu un parcours difficile au début, mais nous avons monté en puissance au fil de la compétition. La finale se jouera à un détail près, comme toutes les finales, un détail qu’il est difficile de déterminer aujourd’hui. L’idée est de les user.

Comment préparez-vous ce match ?

La préparation de ce match ne diffère pas de la préparation des autres matchs. Quel que soit le match, nous réfléchissons beaucoup. Le fait que le Nigeria nous ait déjà battus, c’est bien car nous savons à qui nous avons affaire, même s’ils ont fait du chemin depuis. La principale leçon que nous avons retenue de notre match de poule contre le Nigeria, c’est que dans cette compétition, il faut s’attendre à tout. Le mieux est de se focaliser sur ce que nous voulons mettre en place. Demain, nous allons nous préparer en fonction de nous et essayer de les mettre en danger en ayant la maîtrise sur le match.

La grande différence par rapport à la phase de groupes, c’est le retour de Sébastien Haller…

Tout est source de motivation aujourd’hui. Quand nous regardons ce qui s’est passé avant, nous prenons tout ce qui peut nous motiver et nous donner de l’espoir. En trouvant les mots et l’attitude pour aller chercher ce titre. Aujourd’hui, avec le retour de Sébastien et de Simon, nous bénéficions du retour de deux armes de destruction massive.

Comprendriez-vous de ne pas être reconduit à la tête de la sélection, quelque soit le résultat de la finale ?

Si je n’étais pas confirmé à mon poste malgré la victoire, ce ne serait pas une déception. J’ai d’ailleurs demandé à nos dirigeants de ne pas nous parler de l’après-compétition, nous voulons nous concentrer uniquement sur la finale.

Propos recueillis par Aboubacar KONTE, à Abidjan

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