mardi 21 mai 2024

Et maintenant, on fait quoi ? Après une nouvelle humiliation, le PSG obligé de réagir

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Après avoir disputé une finale (2020) puis une demi-finale (2021), le PSG est tombé de très haut hier à Santiago-Bernabeu. Une élimination au goût d’autant plus amère qu’elle est irrationnelle.

En 3 heures dans cette confrontation contre le Real Madrid, les Parisiens auront été supérieurs plus de deux heures et demi, mais ont craqué l’espace de 17 minutes : entre la 61ème et la 78ème minute du match retour.

Une catastrophe qui n’avait rien de prévisible. Surtout pendant les 45 premières minute, dominées pas les hommes de a capitale (en dehors des dix premières minutes).

La défaite est d’autant plus cruelle, qu’elle est arrivée par deux grosses erreurs, coup sur coup, commises par ce que l’on peut appeler « des joueurs sûrs ».

D’abord la pire, celle de Gianluigi Donnarumma, auteur d’une véritable offrande aux Madrilènes (61ème), puis par Marquinhos (76ème), passeur décisif pour un Karim Benzema de gala.

Difficile d’analyser le fiasco de Madrid

Même si on peut toujours reprocher à Lionel Messi d’avoir peu à peu disparu en deuxième période, ou à Neymar de ne pas avoir été plus décisif,  les anti PSG auraient aimé pouvoir cracher sur les stars parisiennes, les choix de Mauricio Pochettino ou l’absence d’un collectif assez puissant. Maid cette défaite est inqualifiable.

Même si un collectif fort aurait peut-être pu permettre aux Parisiens de se remettre plus facilement du premier but du Real… Facile à dire, mais beaucoup moins à prouver. On était à Madrid et face à des talents (notamment Benzema et Modric) réveillés par ce coup du sort.

Autant face à Manchester United en 2019, on pouvait s’acharner sur un Tilo Kehrer et un Gianluigi Buffon défaillants; à Barcelone (2017) sur un coaching hésitant (et un arbitrage à sans unique), mais sur qui, sur quoi peut-on se retourner cette fois ? Gianluigi Donnarumma comme Marquinhos, font tous les deux partie des meilleurs du monde à leurs postes.

Pervers, on reviendra alors que le penalty manqué par Lionel Messi à l’aller. Mais si La Pulga avait marqué, quel aurait été le scénario du match ? Kylian Mbappé aurait-il marqué dans le temps additionnel ? On ne le saura jamais.

Un banc de touche trop faible et pas impliqué

En cherchant bien, on trouve. Ce qu’il manque au PSG, c’est l’esprit de la gagne poussé à l’extrême. Ce qui a manqué à Madrid, c’est peut-être un Sergio Ramos en défense centrale, qui, avec son immense expérience, aurait peut-être permis de garder la tête plus froide dans ce fameux quatrième quart d’heure du match.

La question à se poser aujourd’hui, c’est : que faut-il changer à ce PSG ? Se donner les moyens d’avoir autre chose à proposer qu’Angel Di Maria en fin de match ?

Ce qui est certain, c’est que le club de la capitale a un banc trop faible pour permettre à son entraîneur de gérer au mieux ce type de situation. Mauro Icardi, Julian Draxler, Angel Di Maria, Georginio Wijnaldum et Tilo Kehrer sont devenus des boulets trop lourds à porter. La présence d’aucun d’entre eux sur le banc n’impose de remplacer Messi, Neymar ou Mbappé.

Des fondations à revoir, avec un entraîneur comme chef de chantier

C’est donc au niveau de ses fondations que le club de la capitale doit agir pour être un vrai favori à la victoire finale. En faisant plus au quotidien pour se forger un vrai état d’esprit de gagnant. Dans toutes les lignes et chez tous les joueurs.

Pour y parvenir, le PSG doit aussi redonner toutes les clés du camion à l’entraîneur. Le positionner à la tête du projet pour en faire le véritable responsable des résultats.

Laisser un entraîneur marquer de son empreinte l’histoire du club, comme aurait pu le faire un Thomas Tuchel, honteusement écarté en décembre 2020. Comme le fait Pepe Guardiola à Manchester City, un club dont le PSG devrait s’inspirer (même si City aussi court après sa première C1).

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