dimanche 11 avril 2021

EURO 2020 : le franco-hongrois Loïc Nego veut jouer un mauvais tour aux Bleus

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Frédéric Denat
Journaliste

Onze ans après avoir gagné le Championnat d’Europe U19 avec la France, le défenseur du MOL Fehervar FC, international hongrois depuis le 8 octobre 2020, Loïc Nego (30 ans) va retrouver son ancien coéquipier, Antoine Griezmann le 19 juin à Budapest. Un sacré clin d’oeil pour un parcours pour le moins atypique pour celui qui, en barrages, a égalisé à la 88ème contre l’Islande avant que son partenaire Szoboszlai n’envoie la Hongrie à l’Euro !

Comment appréhendez-vous ces retrouvailles avec la France pour cet Euro 2021 ?

La France reste mon pays, j’y ai passé mon enfance et j’y ai encore toute ma famille et mes amis. Je suis content d’avoir la possibilité de revoir certains joueurs avec qui j’ai vécu de beaux moments chez les jeunes, notamment Antoine (Griezmann) et Alexandre (Lacazette) pour notre titre européen de 2010 en France (avec les U19, Ndlr). J’espère aussi croiser Wissam Ben Yedder avec qui j’ai grandi en région parisienne.

Loïc Nego impatient de retrouver Antoine Griezmann à l’Euro

Pas trop impressionné par ce groupe de la mort avec le Portugal, l’Allemagne et la France ?

A titre personnel, je suis super heureux de pouvoir côtoyer de tels joueurs, d’essayer de les titiller. Il est clair que nous n’avons que peu de chances de nous qualifier même si tout est toujours possible dans le football. On va tout donner avec nos moyens et avec la volonté de n’avoir aucun regret et de sortir de cet Euro la tête haute quels que soient nos résultats.

Parce que vous n’avez jamais plus rejoué en France après votre départ du FC Nantes pour l’AS Rome en 2011, serez-vous un peu revanchard vis-à-vis du foot français ?

Non, je n’ai aucun esprit de revanche, juste la volonté de démontrer que j’ai progressé et que je ne suis pas là par hasard. Mon parcours a été ce qu’il a été, le plus important reste que je suis épanoui ici en Hongrie, dans un club qui me permet de vivre ma passion dans de bonnes conditions, et avec ambition.

Avez-vous hésité lorsque la fédération hongroise vous a sollicité pour obtenir la double nationalité et devenir international hongrois ?

J’aime la Hongrie, je m’y plais beaucoup et que j’ai clairement aucune chance de vivre une sélection en équipe de France. Je ne pouvais pas refuser la main d’un pays qui me manifestait autant d’amour et de reconnaissance.

Le franco-hongrois aime l’esprit de son sélectionneur

Eu égard à ce que sont devenus certains de vos anciens coéquipiers qui évoluent dans les plus grands clubs européens, avez-vous des regrets ?

Je peux toujours me dire que j’ai peut-être fait de mauvais choix à certains moments de ma carrière. Je peux aussi considérer que je ne pouvais pas espérer mieux. Mon parcours est atypique, je ne regrette rien car toutes ces expériences en Italie, en Angleterre et en Belgique, en Hongrie depuis sept ans, m’offrent aujourd’hui la possibilité de disputer un Euro à domicile, à Budapest, et d’avoir des perspectives supplémentaires avec les éliminatoires pour la Coupe du Monde 2022.

Sans parler des échéances avec mon club pour essayer d’accrocher une place européenne et aller le plus loin possible en Coupe de Hongrie (qu’il a gagnée avec MOL Fehervar en 2019, Ndlr). Tout se passe très bien pour moi dans ce club que j’aime et où je me sens respecté.

Parlez-nous un peu de votre sélection hongroise. Sur quelles forces principales s’articule-t-elle ?

Notre sélectionneur (l’Italien Marco Rossi, Ndlr) reste attaché à l’aspect collectif, solidaire : on attaque, on défend, on fait les efforts ensemble. Il s’attache beaucoup à la dimension psychologique du groupe.

Si nous avons récemment réussi à battre la Turquie ou la Serbie, des équipes qui, sur le papier, nous sont supérieures, c’est en étant performants collectivement que nous y sommes parvenus. Nous n’avons pas que de grands techniciens mais tous les joueurs appelés sont capables de reproduire, les efforts et de s’exprimer dans une grande discipline.

« Je ne pouvais pas refuser la main d’un pays qui me manifestait autant d’amour et de reconnaissance »

Quels sont les tauliers de cette sélection ?

Adam Szalai (33 ans), notre capitaine, attaquant de Mayence, est avec notre gardien, Peter Gulacsi (30 ans), et Nemanja Nikolic (33 ans) qui joue avec moi à Fehervar, sont les leaders, ceux qui parlent dans le vestiaire, rassurent les autres.

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Et que dire de Dominik Szoboszlai, l’autre buteur de la qualification face à l’Islande ?

Dominik est la pépite du foot hongrois, le plus prometteur de tous les jeunes qui montent. Malheureusement sa blessure va faire défaut à son club, Leipzig, autant qu’à la sélection dans la perspective des éliminatoires de la Coupe du monde.

Comment a été perçue la qualification pour cet Euro 2021 en Hongrie ?

On savait que Budapest allait être une des villes hôtes. La qualification après notre finale de barrage face à l’Islande (2-1, avec un but de Loïc, Nldr) a rendu fier tout le peuple hongrois qui se réjouit évidemment d’accueillir des nations aussi prestigieuses que le Portugal, la France et l’Angleterre. C’est dans toutes les têtes.

En raison de votre parcours et de vos origines, vous préparez-vous à être sollicité par les médias hongrois et français à mesure que s’approche l’échéance du 19 juin ?

Je m’attends effectivement à recevoir des appels de journalistes. C’est plutôt sympa d’être dans la lumière de temps en temps, mais je ne m’enflamme pas. Nous, joueurs, sommes encore dans les échéances de nos clubs, importantes, avant de se projeter sur cet Euro. Des matches pour se qualifier pour la Coupe du Monde 2022, qui va arriver très vite, nous attendent également. Nous sommes dans un groupe relevé avec la Pologne, l’Angleterre, l’Albanie, l’Andorre et Saint-Marin… Après avoir atteint le premier objectif, l’Euro, c’est un autre objectif important.

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