dimanche 21 avril 2024

Euro (groupe E) : l’Espagne mérite-t-elle sa place en huitièmes de finale ?

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Alors qu’elle jouera sa peau ce soir dans un groupe E plein de surprises, la Roja n’en finit plus de décevoir. Manque de talent, fond de jeu caricatural, absence de réussite… les critiques s’abattent logiquement sur l’une des pires équipes vues depuis le début de l’Euro. A tel point qu’on se pose la question : mérite-t-elle de se qualifier pour les huitièmes de finale ?

L’ancien international néerlandais Rafaël van Dder Vaart, lui, espère que les Espagnols passeront… pour rencontrer les Pays-Bas en huitièmes. Pour lui, les Ibériques sont tout simplement « horribles ».

« L’Espagne est horrible. J’espère que nous (les Pays-Bas) nous allons jouer contre eux. Il n’y a rien dans cette équipe. Tout ce qu’ils font, c’est de passer d’un côté à l’autre. Ils n’ont même pas un joueur qui sache faire une dernière passe » a déclaré le néerlandais sur la chaîne néerlandaise NOS.

Auteurs de deux nuls dans leur deux premiers matchs face à la Suède puis la Pologne (0-0 et 1-1) les hommes de Luis Enrique n’arrivent pas à convaincre. Pourtant ils se procurent plus d’occasions que leurs adversaires (12 contre 1 face à la Suède et 7 contre 2 face à la Pologne, selon OPTA), mais manquent cruellement d’efficacité devant le but a l’image de leur buteur titulaire, Alvaro Morata.

Alvaro Morata, symbole d’une Espagne qui doute

S’il a marqué un but plein d’opportunisme contre la Pologne, l’attaquant de la Juventus s’est surtout mis en évidence en manquant de nombreuses occasions, notamment contre la Suède, le match le plus ennuyeux de la compétition à ce jour.

Sur le papier, les talents ne manquent pas pourtant, avec des joueurs qui jouent dans les plus grands clubs européens, comme Pédri (Barcelone), Ferran Torres et Rodri (Manchester City),  Dani Olmo (Leipzig) ou encore Jordi Alba (Barcelone), Aymeric Laporte (Manchester City), sans parler de Sergio Busquets (Barcelone).

Des talents qui pour l’instant sont tous apparus loin de leur meilleur niveau, incapables de concrétiser le jeu de possession propre à leur équipe. Comme s’il manquait cette étincelle nécessaire pour mettre le feu au match. Une étincelle que Sergio Ramos aurait pu allumer, mais Luis Enrique en a décidé autrement, en laissant le joueur du Real à la maison, estimant qu’il ne serait pas à 100% pour une telle compétition.

Alors que seule une victoire contre la Slovaquie peut leur garantir une qualification, le risque de prendre la porte est réel (si l’Espagne ne bat pas la Slovaquie et que la Pologne gagne contre la Suède).

La guerre est déclarée entre van der Vaart et les Espagnols

En attendant un possible Pays-Bas – Espagne en huitièmes (ce qui sera le cas si les Espagnols terminent troisièmes de leur groupe) une chose est sûre : les propos de van der Vaart n’ont pas plu aux joueurs de Luis Enrique. Notamment à Pablo Sarabia et Koke qui se sont faits les porte-paroles de leurs coéquipiers.

Le Parisien n’a pas mâché ses mots : « Il s’est trompé dans ses déclarations, encore plus en étant footballeur. Il a dit de la merde », a-t-il expliqué sur les ondes de Radio Marca. « Le seul souvenir que j’ai de lui, c’est la Coupe du monde 2010 et il ne s’en est pas très bien sorti puisque nous avons remporté la finale ». Une réaction à chaud mais glaciale !

Koke en a rajouté une couche : « Il veut son moment de gloire. On aura peut-être cette phrase en tête, cela pourrait nous motiver un peu plus, surtout si on est amené à jouer contre les Pays-Bas. » Le champion d’Espagne avec l’Atletico a également rappelé le but d’Iniesta lors de la finale de la coupe du monde 2010, alors que Van Der Vaart n’avait pas réussi à le stopper…

> Le classement du groupe E

1. Suède, 4 pts +1

2. Slovaquie, 3 pts 0

3. Espagne, 2 pts 0

4. Pologne, 1 pt -1

Les matchs du jour (18h) :

Espagne – Slovaquie et Suède – Pologne

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