lundi 3 octobre 2022

Europe : on a la preuve que l’échec de la Ligue 1 n’a rien à voir avec son niveau

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Si on enlève le club de la capitale, les club français ont gagné cinq des vingt-six matchs joués, pour un total de dix-huit points pris sur les soixante-dix-huit mis en jeu. Et le niveau de la Ligue 1 n’a rien à voir.

Ils étaient cinq sur la ligne de départ (PSG, Rennes, Marseille, Lille et Nice), pus que deux au stade des huitièmes de finale (Lille et le PSG) et sauf catastrophe, il n’en restera qu’un seul en quart de finale de la C1 et huitièmes de la Ligue Europa : le PSG.

Un bilan catastrophique qu’il est – n’en déplaise aux éternels grincheux – impossible d’attribuer au niveau de la Ligue 1. Sinon, comment expliquer la qualification du Slavia Prague à Leicester, fringuant troisième en Premier League, comment analyser la victoire (après celle du match aller), des Suisses des Young Boys Berne à Leverkusen, cinquième de Bundesliga ? Ou encore le fait que le Milan AC, deuxième de Série A, n’a pas été capable de battre l’Etoile Rouge de Belgrade (2-2 à l’aller, 1-1 au retour en Italie) ? On peut aussi citer en exemple la qualification des modestes norvégiens de Molde face à Hoffenheim (11ème de Bundesliga) ou celle de Grenade face à Naples…

Pour Rennes, l’excuse du novice ne tient pas

Avant d’être une question de niveau, c’est d’abord une question de culture. Prenons Lille par exemple. Si Christophe Galtier n’a cessé de répéter haut et fort qu’il voulait absolument passer ces seizièmes de finale de Ligue Europa, il n’a pas pour autant aligné sa meilleure équipe. Benjamin André, si important au milieu, n’a joué aucun des matchs contre l’Ajax, alors que José Fonte, son capitaine, était dispensé du match retour. Certes, le Portugais avait une petite alerte musculaire, mais si cela avait été le PSG, Lyon ou Monaco en face, il aurait sans doute joué. Jonathan Ikoné de son côté était sur le banc à l’aller, alors que Jonathan David (recrue la plus chère de l’histoire du LOSC) n’a joué que la dernière demi-heure à Amsterdam. Le tout sans Burak Yilmaz (touché au mollet).

On parle du LOSC, mais c’est très loin d’être le pire représentant de notre Ligue 1. On ne va pas revenir sur les résultats pitoyables de l’OM et de Rennes en Ligue des Champions. Et pour les Bretons, l’excuse de la première participation à cette compétition ne tient pas non plus. Ne pas terminer dans les deux premiers peut-être, mais prendre un seul point ?

Que dire de Nice aussi, qui pousse le ridicule jusqu’à perdre en Israël contre la très modeste équipe de Beer-Sheva ?

Des résultats européens qui prouvent que, au delà du niveau de compétitivité de son championnat, la France doit surtout revoir sa façon d’aborder les matchs de Coupe d’Europe.

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