jeudi 25 avril 2024

Fabrice Poullain : « Le départ de Luis a été une vraie cassure »

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Frédéric Denat
Frédéric Denat
Journaliste

Champion de France en 1983 avec Nantes, le milieu de terrain international Fabrice Poullain a vécu trois saisons qu’il qualifie de « magiques » à Paris entre 1985 et 1988, au contact d’un président humain et chaleureux.

Qu’attendiez-vous de votre transfert au PSG en 1985 ?

Je sortais de sept saisons à Nantes et intégrer le club de la Capitale représentait un beau défi. Il était valorisant de rejoindre un club qui changeait d’entraîneur, qui avait recruté pas mal de nouveaux joueurs, et qui souhaitait se donner les moyens d’une nouvelle ambition. J’avais rencontré le président Borelli plusieurs fois et le courant était bien passé.

Fabrice Poullain arrive dans un club du PSG familial

Dans quel genre de club avez-vous atterri ?

Un club extrêmement familial avec un président très humain, qui aimait les gens avec qui il travaillait et était un vrai passionné. Le club était à l’image de son président, et dégageait la même énergie. Sportivement, les ambitions étaient d’aller le plus haut possible, mais il y avait tout à faire, tout à construire.

Vous êtes champion de France la première année,
était-ce une surprise ?

Non, pas vraiment, car nous avions d’excellents joueurs et comme l’alchimie s’est vite réalisée, nous avons vécu une année de rêve. Je ne garde que de bons souvenirs de cette première saison, moi qui étais si fier de jouer dans ce Parc des Princes, avec les deux kops, Auteuil et Boulogne, et pour la capitale de mon pays. Ça représentait beaucoup de choses et on sentait que Paris avait besoin de ce titre pour assumer le prestige de la ville.

Avant de rejoindre Monaco, quel bilan avez-vous tiré de ces trois années au PSG ?

J’ai vécu trois saisons magiques à cent à l’heure, dans un club à part, sans cesse sous les feux des projecteurs, et avec le sentiment d’être des privilégiés, des joueurs enviés par beaucoup d’autres quand nous allions en province notamment.

S’il ne fallait conserver qu’un seul match, lequel choisiriez-vous ?

Le dernier de la saison face à Bastia au Parc (3-1), celui du titre. Nous étions en fusion totale avec les supporteurs, le stade. Nous avions ensuite défilé sur les Champs Elysées, c’est quand énorme !

« Le club était à l’image de son président, humain et chaleureux »

Comment aviez-vous vécu les premiers matches européens ?

Plus difficilement… Le problème de Paris à ce moment-là était son manque de continuité. Luis Fernandez était parti au Racing juste après le titre et nous n’avons pas pu vraiment profiter de la dynamique de cette première saison. Joueur emblématique, il représentait quelque chose d’important et son départ a été une vraie cassure. Les deux saisons suivantes furent d’ailleurs plus difficiles sur le plan des résultats.

Francis Borelli est décédé en 2007, quelle anecdote gardez-vous de lui ?

Avant que je signe au PSG, ce n’est pas moi, mais Adonkor, mon coéquipier de Nantes, que le président voulait recruter. Malheureusement, Seth (Adonkor) s’est tué dans un accident de la route. Borelli a eu la franchise de me dire que je n’étais pas son premier choix et je l’ai d’autant mieux accepté que je voulais rendre hommage à mon ami, et que j’étais aussi reconnaissant à mon président d’avoir été franc. Il était comme ça, droit et honnête, sans faux-fuyant.

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