mercredi 17 juillet 2024

France – Brésil 2-1 : l’effet papillon…

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Pascal Auchet
Pascal Auchet
Journaliste

En revenant sur la victoire capitale des Bleues contre le Brésil, impossible de ne pas évoquer ce 24 février 2023, quand Wendie Renard (suivie par d’autres cadres) a mis sa carrière internationale en jeu pour sauver les Bleues.

Rappelons-nous il y a cinq mois. C’était le 24 février exactement. Dans la foulée de Wendie Renard, deux cadres de l’équipe de France féminine annoncent la mise entre-parenthèses de leur carrière internationale. Si Marie-Antoinette Katoto, blessée, est déjà très incertaine pour jouer la Coupe du Monde, Kadidiatou Diani est, comme la Lyonnaise, un des principaux atouts des Bleues. Motif invoquée et maux à peine voilées : tant que Corine Diacre sera en poste, elles ne reviendront pas.

Il y a cinq mois, certains appelaient ça du « chantage » et ne suivaient pas Wendie Renard…

Une sorte de « chantage », pas toujours apprécié par les « professionnels de la profession », mais qui va avoir son effet. Nöel Le Graët n’est pas là pour sauver la coach des Bleues, qui est logiquement écartée de ses fonctions.

Car, en plus de Renard, Diani et Katoto, plusieurs membres de l’équipe de France ont fait savoir qu’elles n’en pensaient pas moins. Notamment Eugénie Le Sommer, qui n’était plus rappelée par Diacre depuis de longs mois, et avait regardé l’Euro 2022 à la télévision.

Trois semaines après le licenciement officiel de Corine Diacre, Hervé Renard est nommé à la tête des Bleues. Et dès sa première liste, début avril, l’ancien double vainqueur de la CAN, avec la Zambie et la Côte d’Ivoire, rappelle les bannis, comme il rappelle les mutines.

Quatre mois plus tard, la France bat le Brésil 2-1, avec, au delà d’une masterclass tactique, des buts signés Eugénie Le Sommer et Wendie Renard. Le destin a frappé.  

La France quasiment en huitièmes de finale

Grâce à  a victoire face au Brésil, la France est quasiment certaine de terminer parmi les deux premières de son groupe, et donc de se qualifier pour les huitièmes de finale. Il faudra cependant attendre la dernière journée pour que le classement du groupe F soit officiel.

Ce qui est certain, c’est qu’elles ont leur destin entre leurs pieds. En cas de succès contre le Panama (officiellement éliminé), petit poucet du groupe, sur un meilleur score qu’un succès (difficile à envisager) de la Jamaïque face au Brésil, elles termineront en tête.

Les Bleues peuvent aussi terminer premières, sans battre le Panama, si le Brésil et la Jamaïque font match nul. Même une défaite (peu probable) contre le Panama peut les garder qualifiées, sauf si le Brésil et la Jamaïque font match nul. Dans ce cas précis, le Brésil et la France auraient 4 points (5 pour la Jamaïque) et une moins bonne différence de buts que les Brésiliennes.

En revanche, si elles ne battent pas le Panama, et qu’il y a un vainqueur dans le match entre le Brésil et la Jamaïque, Wendie Renard et ses partenaires se qualifieront en tant que deuxièmes. L’enjeu est important : en terminant premières de leur groupe, les Bleues éviteront l’Allemagne en huitièmes de finale.

Le point sur le groupe F

Classement :

1. France et Jamaïque, 4 pts +1

3. Brésil, 3 pts +3

4. Panama, 0 pt -5

Les deux derniers matchs (mercredi 2 août à 11h) :

France – Panama et Brésil – Jamaïque

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