lundi 3 octobre 2022

Franck Haise (RC Lens) et l’effet papillon

Lens - Rennes (samedi, 21h)

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Le destin tient parfois à un détail. Pour Franck Haise, c’est toute une suite de détails qui l’ont conduit sur le banc du RC Lens.

Tout commence en septembre 2017. En grande difficultés sportives, le RC Lens décide de confier le banc de son équipe première à Eric Sikora. Pour le remplacer à la tête de l’équipe réserve, le club fait appel à l’ancien adjoint de Sylvain Ripoll à Lorient. Un an plus tôt, le Normand avait même goûté à la Ligue 1 le temps de deux rencontres (un nul et une défaite) entre le Licenciement de Sylvain Ripoll et l’arrivée de Bernard Casoni. Avant de diriger la réserve de Lorient (puis de devenir l’adjoint de Ripoll), celui qui a fait une modeste carrière de joueur (entre Rouen, Laval et Beauvais avant de finir à Angers) n’avait jamais entraîné de clubs professionnels.

Le directeur général du RC Lens était sûr de lui

Le 25 février 2020, quand Arnaud Pouille décide d’enlever l’équipe à Philippe Montanier au lendemain d’une large défaite contre le SM Caen à Bollaert (1-4), la surprise est de taille, mais le directeur général du club est sûr de son coup et explique pourquoi.  « Franck n’est pas un choix par défaut. C’est avec une grande confiance que nous lui confions les rênes de l’équipe première », explique Arnaud Pouille en conférence de presse. « Nous avons l’avantage de bien connaître l’homme et le professionnel puisque nous observons son travail depuis 3 ans au RC Lens.
Notre priorité était de choisir un entraîneur qui incarne les valeurs du RC Lens. Sa philosophie de jeu équilibrée mais portée vers l’avant correspond à l’ADN du Racing ».

En deux matchs, qui seront les deux plus importants depuis que Lens est tombé en Ligue 2 (au terme de la saison 2014/2015), le jeune technicien  (il aura 40 ans le 15 avril) lui donne raison. Deux matchs, deux victoires qui remettent Lens à la deuxième place. Une des deux seules (avec le leader, Lorient) qui donnera accès à la Ligue 1 après l’annulation des barrages.  

Prendre des but n’est pas un frein à ses ambitions dans le jeu

Comme Julien Stephan qu’il retrouvera demain, le Normand est donc passé pratiquement directement du National 2 à la Ligue 1, sans passer (ou presque) par les niveaux intermédiaires.

Peut-être une des raisons qui expliquent la fraîcheur qui ressort de son équipe toujours prête à ouvrir le jeu, avec un maitre mot : plaisir. Une option gonflée pour un club promu mais qui lui réussit plutôt bien. «  Les joueurs prennent du plaisir mais on prend du plaisir en travaillant ensemble et en faisant preuve d’initiative », explique l’entraîneur du Racing.

Mercredi après la « remontada » de son équipe contre l’OM (qui menait 2-0 à la mi-temps), Jean-Louis Leca saluait le coaching de son entraîneur. « Il faut tirer un grand coup de chapeau au coach qui nous a fait changer tactiquement à la mi-temps », expliquait le gardien de but des Sang et Or. « On les a asphixiés, on a fait une grande deuxième mi-temps. »

Avant le match de mercredi, Lens a gagné à Marseille et a fait tomber le PSG. Les Sang et Or ont aussi fait une grosse frayeur à Lyon en revenant de 0-3 2-3 au Groupama Stadium. Avec à chaque fois l’envie de jouer. Parfois, comme à Lille (0-4 lors de la 7ème journée) ou à domicile contre Angers, Reims et Montpellier, le résultat n’est pas au rendez-vous. Mais ce n’est pas une douzaine de buts encaissés en quatre matchs qui vont freiner Franck Haise dans ses ambitions…

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