lundi 20 mai 2024

Gianni Moscon (Astana) : « Je suis plus libre chez Astana »

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Désormais coureur dans une structure bien différente d’Ineos, l’Italien entend surprendre et tirer son épingle du jeu sur ce Tour de France 2022. Gianni Moscon prend ses marques chez Astana.

Pourquoi avoir quitté INEOS Grenadiers pour Astana ?

Après avoir passé six ans dans la même équipe, j’avais envie d’expérimenter quelque chose de nouveau, de chercher de nouvelles stimulations. Je suis passé professionnel (en 2016, Ndlr) avec la Sky. C’est la seule équipe que j’ai connue. Je m’y sentais très bien. Mais j’ai eu besoin de changement. J’ai alors répondu au beau projet d’Astana, une équipe très italienne. J’ai choisi cette route dans une équipe à l’ambiance un peu plus familiale.

En quoi INEOS Grenadiers et Astana ont deux fonctionnements si différents ?

Ineos est une immense équipe, une multinationale quasiment. Astana, c’est beaucoup plus familial. C’est donc comme se retrouver en famille car il y a beaucoup moins de personnel aussi. Les rapports sont beaucoup plus étroits entre les personnes. Tout est beaucoup plus réduit chez Astana. Peut-être que l’approche est plus directe aussi.

Chez INEOS Grenadiers, le rapport à la hiérarchie n’est pas le même non plus. Là-bas, il y a beaucoup plus de protocoles même dans le domaine de la communication. Alors que chez Astana c’est davantage à la sensation.

Ressentez-vous donc plus de pression maintenant chez Astana avec plus de responsabilités à endosser ?

Non. C’est surtout une question d’opportunités. J’en ai plus chez Astana. Fatalement les attentes sont plus importantes. Mais chez INEOS la pression est d’un autre genre aussi. La pression ne m’a jamais fait peur. Elle me motive au contraire.

« Une équipe très italienne, avec une ambiance un peu plus familiale »

Que vous inspirent vos premiers mois de compétition avec Astana ?

Mes résultats n’ont pas été ceux que j’attendais. J’ai eu la Covid en janvier. J’en ai donc subi pas mal les conséquences jusqu’au printemps. Les choses s’améliorent. On va voir ce que cela va donner sur cette deuxième partie de saison.

J’ai surtout souffert à un moment donné d’un souci de santé post-Covid. Je m’attends à connaître un degré de performance assez similaire à celui que j’avais chez INEOS. J’ai appris des choses dans cette équipe en six ans comme sur la manière de bien m’entraîner. J’ai un certain moteur. Ce n’est pas parce que je suis arrivé chez Astana que j’ai tout découvert. Je me connais bien. Je sais comment m’entraîner, comment bien suivre mon programme de nutrition.

Gianni Moscon dans un autre rôle chez Astana

Quelle est votre ambition sur votre troisième participation Tour de France ?

Chez Ineos, on disputait le Tour avec un capitaine de route qui visait principalement le général. Chez Astana, je pense que je vais avoir plus de liberté pour pouvoir jouer mes propres cartes. Mon approche sera probablement plus libre avec des étapes en ligne de mire. J’espère que je pourrai saisir quelques opportunités et être protagoniste sur certaines d’entre elles. J’ai ce ressenti que moins de choses me seront imposées. Cela se remarque dès maintenant. On est plus libres. On a un programme moins établi.

Mais Astana aura bien un objectif précis dans ce Tour, non ?

S’il se sent bien, Lutsenko aura sans doute son mot à dire pour le classement général. Dans ce cas, on donnera le maximum pour l’aider. Mais je ne serai pas étonné non plus que notre équipe se focalise également sur les étapes. A moins que Miguel Angel Lopez y joue un grand rôle après son abandon dans le Giro (4ème étape, Ndlr). Il est aussi un très bon coureur. Finalement, on a pas mal d’options.

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