mardi 23 juillet 2024

Gino Van Oudenhove (Uno-X, 1ère équipe norvégienne sur le Tour de France) : « On ne pouvait pas refuser le Tour ! »

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

Depuis 2022, l’ancien directeur sportif belge du Team Dimension Data est venu apporter son expérience à Uno-X pour continuer à grandir dans les prochaines années avec notamment le Tour de France. Entretien pour Cyclisme Magazine et Le Quotidien du Sport.

Comment abordez-vous cette saison 2023 ?

C’est très spécial cette année. On a connu une préparation différente, avec le Tour de France au programme. Ce sera la première fois qu’une équipe norvégienne y participera. Pour nous, c’était le but de l’équipe. Tout est allé vite (sourire).

Quelle était l’ambition de l’équipe au départ à sa création en 2016 ?

Cela fait six ans que l’on existe. L’an passé, on a déjà fait de grandes courses comme le Dauphiné ou la Catalogne. On a pu voir que l’on était prêt pour faire un grand Tour. Normalement, c’est mieux de commencer par un autre grand Tour que le Tour de France, mais l’opportunité et la possibilité étaient là. On n’allait pas refuser !

L’expérience de certains coureurs et notamment Alexander Kristoff, va-t-elle être précieuse pour aborder un tel évènement ?

On a des coureurs qui ont connu des grands Tours. Tout comme des directeurs sportifs. Moi le premier, j’en ai fait plusieurs. Il ne faut pas se mettre de pression supplémentaire. Cela reste une course de trois semaines. Ce sera nerveux, mais on va tout faire pour être prêt le jour J.

« Être en world tour en 2026 »

Est-ce facile de se développer avec cette ambition de recruter uniquement des coureurs norvégiens et danois ?

C’est notre philosophie depuis le départ. Personnellement, je pense c’est encore possible de la conserver à l’avenir. On possède de très bons coureurs en Norvège et au Danemark. On peut le voir dans les autres équipes du World Tour. Il y a toujours des jeunes qui se révèlent. Ce n’est pas un problème. Pour travailler et habiter en Norvège depuis 1999, j’aime la mentalité de travail de ce pays. J’ai aussi pu voir autre chose avec mon équipe précédente (Dimension Data). On avait 16 nationalités différentes. C’est plus facile de travailler chez Uno-X.

Ne pensez-vous pas vous ouvrir vers les autres pays scandinaves, la Finlande et la Suède ?

Le sponsor principal est notre propriétaire. Pour eux, ce n’est pas un secret. Le côté commercial est important et il se situe d’abord en Norvège et au Danemark. C’est pour cela qu’ils ciblent ces pays. On a bien tenté de faire venir Tobias Ludvigsson (parti chez Q36.5 Pro Cycling Team, Ndlr) alors qu’il est Suédois. Mais la philosophie est stricte (sourire).

Sentez-vous qu’il y a un engouement autour de votre équipe comme on a pu le voir avec le départ du Tour de France au Danemark ?

Je pense que vous allez voir au mois de juillet prochain (sourire). Il va y avoir de nombreux supporteurs norvégiens et danois qui vont venir au Tour. C’était comme ça déjà avec Thor Hushovd et Edvald Boasson Hagen, ce le sera encore avec la première équipe norvégienne sur le Tour de France. On n’est pas nombreux, mais c’est unique d’avoir une équipe dans le peloton du Tour.

Quelle est la prochaine étape pour Uno-X ?

On a le but de devenir une équipe World Tour en 2026. Il y a un peu de stress. On a besoin de points. Tout se met en place. Toutes les réponses sont déjà positives. On va travailler pour y arriver dans les trois prochaines années. On ne manque pas de talents avec Tobias Halland Johannessen. Il y a toujours des jeunes qui se révèlent comme Tobias Foss, le champion du monde du contre-la-montre. On va essayer de profiter du Tour pour susciter des vocations. Je retrouve Alexander Kristoff que j’avais découvert à ses débuts chez Team Joker-Bianchi. Il va y avoir forcément de l’attente autour de nous maintenant. Il va falloir être à la hauteur. Le plus dur commence !

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