dimanche 11 avril 2021

Gregg Popovich devient le pape des coachs en NBA

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

À 72 ans, Gregg Popovich est un coach mythique. Avec un palmarès et une longévité hors-norme aux manettes des Spurs de San Antonio puisqu’il est en poste depuis 24 ans en 2019 il a même prolongé de trois ans un record dans le sport américain.

L’année 2020 a été particulière pour les Spurs de San Antonio et pas seulement en raison de la pandémie. Leur série de 22 qualifications consécutives en play-offs, soit la plus longue de l’histoire, s’est brutalement stoppée. De quoi ternir l’image de « Pop » ? Pensez-vous !

Rien que sa présence permet à cette franchise d’être une entité à part. A 72 ans depuis le 28 janvier, il est en poste depuis 24 ans ! C’est déjà un record en soi dans les sports majeurs collectifs américains. Quand l’inattendue absence de cette équipe, déjà cinq fois championne NBA (1999, 2003, 2005, 2007, 2014), des phases finales est survenue, beaucoup ont cru à une entrée de San Antonio dans une nouvelle ère.

Et pas la meilleure. Et pour ceux qui doutaient de la capacité de Gregg à continuer sa mission, qu’ils se rassurent. « Mais pourquoi je ne coacherais pas ? ». Cette idée de stopper d’entraîner ne lui a même pas effleuré l’esprit. Popovich va d’ailleurs enchaîner avec les JO de Tokyo en tant que sélectionneur des États-Unis. Avec San Antonio, à moins qu’on ne le déloge, ne comptez pas sur lui pour laisser sa place ! En 2019, il a d’ailleurs prolongé pour trois saisons.

Gregg Popovich « sent tellement le jeu »

Ses qualités sont nombreuses dont celle de se réinventer et de s’adapter constamment face aux générations qui défilent. Darius Johnson-Odom (55ème choix de la draft 2012 par Dallas), l’arrière d’Orléans, ancien joueur des Lakers et des Sixers, peut en témoigner : « c’est juste un des meilleurs coachs de toute l’histoire de la NBA. Il rend le jeu plus facile à son équipe. Ses joueurs, à son contact, gardent toujours une intensité de jeu élevée. Il sait tirer le meilleur de leur potentiel.

Ils collent bien aux systèmes de jeu que Popovich demande. Il sait parfaitement transmettre le message adéquat pour qu’ils jouent la gagne. Bien entendu sa longévité s’inscrit aussi dans cette légende qu’il incarne. Il a déjà plusieurs titres NBA avec les Spurs.

C’est beaucoup plus commode de travailler avec un coach de sa dimension et de faire ce qu’il réclame. Il sent tellement le jeu ». Comment ne pas illustrer encore mieux les propos de l’ancien joueur de Reggiana, à travers aussi le cas Tony Parker ? Sans exagérer si « TP » a été un des meilleurs meneurs de sa génération en NBA, un grand mérite en revient aussi à Gregg Popovich.

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Popovich a façonné la légende de Tony Parker

Quand son n°9 a été retiré par les Spurs, le président de l’ASVEL a tenu à rendre un vibrant hommage à son ancien mentor : « Je sais que tu détestes quand on parle de toi. Mais l’impact que tu as eu sur ma vie… J’ai eu un père extraordinaire, mais tu as été un deuxième père incroyable pour moi. Tu m’as aidé et rendu meilleur. Tu as misé sur moi. Je me souviens de ce jour quand j’avais 19 ans et que tu m’as dit de venir te rejoindre à l’arrière de l’avion pour m’annoncer que je serai titulaire au prochain match…

Merci d’avoir cru en moi. Tu m’as inspiré. J’essaie de faire la même chose avec l’équipe que je possède en France. Merci beaucoup ». Et pourtant le Français en a bavé avec un coach à l’éducation militaire.

Assistant de Larry Brown aux Spurs de San Antonio puis de Don Nelson chez les Warriors de Golden State, la magie opère au sein de la franchise texane depuis… 1996 pour ce fils d’un père serbe et d’une mère croate. Nommé trois fois entraîneur de l’année en 2003, 2012 et 2014, son impact dépasse largement cette triple distinction. Même s’il n’a pas autant de titres qu’un Phil Jackson (11), « Pop » fait depuis longtemps partie du gotha. Série en cours…

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