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Les leçons de Rennes que Habib Beye compte appliquer à l’OM

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À peine installé sur le banc marseillais, Habib Beye entre déjà dans le vif du sujet. Deux jours après sa nomination dans un contexte agité, l’ancien défenseur dirige ce vendredi son premier match avec l’OM à Brest. Un défi immense, mais aussi l’opportunité de mettre à profit ce qu’il a retenu de son passage d’un an au Stade rennais, sa première expérience comme entraîneur en Ligue 1.

Redonner du souffle au jeu

À Rennes, Beye aimait rappeler qu’il avait repris une équipe proche de la relégation pour l’emmener vers les places européennes. Un redressement réel, même si l’effectif avait largement évolué. Son équipe a offert des moments forts au Roazhon Park, mais le contenu n’a pas toujours séduit. Son 3-5-2, parfois limité offensivement, dépendait beaucoup de l’inspiration des pistons. Et son discours mettait davantage l’accent sur l’intensité, la discipline tactique et les courses que sur la créativité.

À Marseille, le ton change. Lors de sa présentation, Beye a insisté sur sa volonté de proposer un football ambitieux et vertical, à l’image de l’identité marseillaise. Au Vélodrome, l’exigence dépasse le simple résultat : le public attend du spectacle et de la domination. Le technicien le sait, son OM devra joindre la manière aux points.

Maîtriser le vestiaire

Le management a été un point sensible en Bretagne. Certaines décisions fortes — mises à l’écart, sanctions disciplinaires — ont laissé des traces dans le groupe rennais. Si Beye a toujours assumé ses choix, tout le monde n’a pas adhéré à sa méthode.

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À Marseille, le contexte sera encore plus intense. Les personnalités fortes et la pression médiatique exigent un équilibre délicat. Pour réussir, Beye devra conserver l’adhésion totale de son vestiaire et éviter les tensions qui avaient émergé à Rennes.

Naviguer dans les coulisses

Rennes n’était pas le club le plus simple à diriger en interne. Jeux d’influence, divergences stratégiques et communication parfois mal interprétée ont jalonné son passage. Beye, réputé pour son aisance médiatique, a parfois été critiqué pour certaines déclarations jugées maladroites.

À l’OM, il affirme ressentir un alignement clair entre la direction, l’actionnaire Frank McCourt et le directeur sportif Medhi Benatia. Cette stabilité sera essentielle pour éviter les écueils politiques et garder le cap sportif.

Gérer les fins de match

À Marseille cette saison, les scénarios frustrants se sont multipliés, notamment ces matchs nuls concédés dans les dernières minutes après avoir mené au score. Un mal récurrent qui a coûté cher au classement.

Beye a déjà connu ce type de désillusion à Rennes, avec plusieurs 2-2 concédés après avoir mené largement. Il avait toutefois réussi à corriger le tir en fin de saison. Sa mission à l’OM sera aussi mentale : apprendre à son équipe à fermer les matchs et à ne pas céder à la panique.

Garder la tête froide

Superstitieux dans le choix de ses tenues à Rennes, Beye devra surtout éviter les excès d’émotion sur le banc marseillais. Lui qui prônait récemment le respect des arbitres et appelait à ne pas leur mettre de pression sait que le contexte phocéen peut rapidement s’enflammer.

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Son passage en Bretagne lui a appris que chaque détail compte, sur et en dehors du terrain. À lui désormais de transformer ces enseignements en réussite dans le club de ses rêves.



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