mercredi 5 octobre 2022

Hand (ProLigue) : Cherbourg, Pontault et Nancy regardent vers le haut

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Cette intersaison a été très mouvementée pour la plupart des clubs de ProLigue. Beaucoup de nouvelles recrues et de nouveaux coachs rendent un pronostic encore plus complexe. La lutte pour la montée est très indécise avec des relégués qui paraissent moins fringants que d’ordinaire, et plusieurs autres clubs souhaitant goûter pour la première fois de leur histoire à la D1.

La course d’accession à la StarLigue

Cherbourg défait en finale du Final 4 2022 par un surprenant club de Sélestat entame une nouvelle saison en ProLigue avec la ferme intention de réparer cette fausse note pour le 2ème de la saison régulière. Cherbourg arborera un tout nouveau visage avec un nouvel entraîneur Edu Fernandez Roura qui succède à Frédéric Bougeant, mais aussi le départ de cadres, Lucas Vanègue, meilleur demi-centre de ProLigue la saison dernière, Kristian Orsted ou encore Maximilien Tike. La réponse à ces départs est un pari sur la jeunesse, en atteste l’arrivée des deux jeunes pivots :

Thomas Loppy, la pépite du PSG et Yanis Abi Resende en provenance d’Aix. Les Mauves débutent cependant par du lourd, avec un déplacement à Pontault-Combault, demi-finaliste du Final Four. De quoi les plonger directement dans la lutte pour une place en StarLigue.

Le club de Pontault-Combault effectue aussi un changement d’entraîneur, Cherif Hamani est remplacé par Guillaume Saurina à qui l’on a donné des joueurs qui connaissent le haut niveau comme Thomas Toupance, Robin Cantegrel ou encore Julien Luciani. Nancy fait partie des favoris à l’accession en StarLigue. Du fait de leur statut d’équipe de StarLigue la saison passée, les Nancéiens partent avec une longueur d’avance malgré un Mercato agité avec pas moins de 8 arrivées et 9 départs.

Nancy a été l’équipe la plus active cet été. Yérime Sylla, le nouveau coach qui remplace Benjamin Braux parti à Saint-Raphaël, devra vite trouver ses marques afin d’espérer faire mieux que la demi-finale des play-offs.

Les outsiders

Le désir de changer de cycle est présent à Caen, la mue du club vers une organisation importante de ProLigue est en marche. Le club normand se prépare à accueillir un nouveau Palais des Sports de 4200 places à l’horizon 2024, il faudra donc être à la hauteur. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que, sur le papier, on a une véritable envie d’aller voir l’effectif le plus jeune et par conséquent intriguant de ProLigue, un peu moins de 24 ans de moyenne d’âge.

Le nombre de gros potentiels au sein du groupe normand laisse penser que si les choses sont bien faites, on peut assister à l’éclosion de joueurs de très haut-niveau. Retenez bien les noms de Gautier Crepel, Sébastien Poirot ou encore Francisco Pereira qui ont tous une légère expérience du niveau de StarLigue ou équivalent.

Tremblay fait aussi office d’outsider du fait de sa saison passée décevante. Mais si l’on prend en compte son expérience en StarLigue, ce club est de loin le plus expérimenté et le mieux équipé pour à minima lutter pour l’accession à la StarLigue. De plus, le recrutement de cet été a été géré d’une main de maître avec seulement quatre renforts, mais de grand talent, apportant des certitudes comme le Croate Josip Bozic-Pavletic.

Le ventre mou

Dans ce groupe, nous retrouvons des équipes n’ayant pas forcément fait de très grosses manœuvres cet été, mais quelques renforts intelligents. Strasbourg ramène Guynel Pintor, Quentin Hullot ou encore Baptiste Gaillard, de quoi bien renforcer l’effectif. Sarrebourg fait de même avec l’arrivée d’Hugo Kriszt, Quentin Pugliese et deux prêts du côté de Cesson, Marco Mengon ainsi que le jeune prometteur Louis Dépréaux.

Massy ne recrute que deux nouveaux joueurs avec Kristian Vassilev et Elyas Bouadjadja en prêt de Tremblay. Cependant, ces équipes devront faire mieux que la saison passée où elles oscillaient entre la 13ème et la 8ème place.

Les équipes en danger

Villeurbanne, Besançon et Valence semblent partir avec le plus de retard, hormis les promus, pour acquérir le maintien. Surtout pour le miraculé Valence, relégué sportivement dans un premier temps, puis sauvé par l’exclusion niçoise pour des finances non adaptées à la ProLigue. A l’instar de Besançon, le club de Villeurbanne tape du poing sur la table avec plus d’une dizaine de départs ainsi que d’arrivées, ce qui peut s’avérer très risqué, car tout est à reconstruire désormais.

La lutte pour le maintien sera d’autant plus féroce que Bordeaux et Frontignan, les deux promus, ont réalisé des Mercatos très intéressants, et seront certainement très motivés à l’idée de se maintenir en ProLigue.

Fañch Tessier-Merhand

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