mardi 6 décembre 2022

Hand féminin : Metz favori, Paris 92 dans la peau du challenger

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Les clubs du championnat féminin reprennent du service, avec une nouvelle formule plus exigeante et un haut de tableau toujours plus disputé, ainsi qu’une lutte pour le maintien très indécise. Etat des lieux avant le début des hostilités.

Les favoris : Metz, une évidence

Honneur aux championnes avec les Messines qui étaient intouchables la saison dernière, réalisant un exercice quasi parfait. Depuis maintenant six ans, Metz et Brest se présentent comme les deux principaux prétendants au titre. Mais les deux favoris historiques ont enregistré des départs nombreux ; 6 à Brest et 8 pour Metz.

On note tout de même les arrivées de Kristina Jorgensen (Viborg), Camille Depuiset (Bourg-de-Péage) et Valeriia Maslova (CSKA Moscou) pour les championnes de France en titre. Les Brestoises, elles voient également les arrivées notables de notamment deux Monténégrines, Tatjana Brnovic (prêt de Rostov) et Itana Grbic (Ferencvaros). La recrue néerlandaise Merel Freriks en provenance de Dortmund est également un très bon coup pour le club breton.

L’outsider, la capitale avec Paris 92

Seulement un troisième candidat sérieux se présente pour la lutte au titre et l’accession à la Ligue des Champions, pour un glaner une des deux premières places qualificatives pour la grande Coupe d’Europe ; Paris 92. A noter qu’une équipe peut aussi bénéficier d’une invitation pour la plus prestigieuse compétition européenne.

Mais les Parisiennes n’ont pas l’intention de passer par la petite porte avec un recrutement XXL. Deux ex-Messines rejoignent les rangs du club de la capitale, Astride N’Gouan et Méline Nocandy apportent une expérience et un talent indéniable dans un club qui ne semble plus se contenter de la troisième place.

La course aux places européennes

Seules les quatre ou cinq premières équipes (selon le classement de la fédération européenne) donneront accès aux coupes européennes, mais ces places-là sont très chères. Les Neptunes de Nantes semblent en pole position derrière le trio de tête. Avec les recrues notamment de la jeune pépite Léna Grandveau (Bourg-de-Péage).

La forte densité défensive a toujours été une force sur les bords de l’Erdre, mais cette année l’aspect offensif a été grandement renforcé notamment avec l’arrivée de l’ailière droite, Marine Dupuis (Toulon). Elle formera avec Nathalie Hagman, l’ailière gauche nantaise, un des meilleurs duos d’ailières du championnat. En 2021/2022, elles s’étaient hissées aux 2ème et 3ème rangs des meilleures buteuses du championnat.

Et tout cela, c’est sans parler de l’une des plus grosses recrues estivales en la personne d’Anna Laguerquist, l’internationale suédoise possède une très grande expérience du haut-niveau et pourra assurément aider les Neptunes, à atteindre l’Europe. L’OGC Nice et Chambray semblent pouvoir se mêler à la lutte avec de gros recrutements, mais avec de nouveaux coachs, respectivement, Clément Alcacer pour les Aiglonnes et Mathieu Lanfranchi pour l’équipe de Chambray.

Les équipes avec peu de certitudes

Un ton en dessous du reste du championnat, un groupe de six équipes se détachent qui devront lutter pour espérer le maintien. Mérignac, Toulon, Saint-Amand, Plan de Cuques, Celles-sur-Belle et Bourg de Péage sont dans ce groupe. Cependant, Mérignac et Toulon semblent légèrement se détacher de ce groupe pour des raisons différentes.

Le club de la région bordelaise mise sur la continuité avec très peu de mouvements estivaux, au contraire du club toulonnais qui lui enregistre les venues de recrues très intéressantes comme Mie Sophie Sando (Dortmund) et le duo de Bourg-de-Péage, Chloé Pugliese et Manon Pellerin. Une nouvelle formule, cette saison sera différente des autres, puisque le champion de France 2022/2023 sera le club ayant le meilleur bilan après les 26 journées de saison régulière.

Finis les play-offs, cette nouvelle formule laisse moins de place aux surprises et récompensera les effectifs réguliers tout au long de l’année. Rendez-vous le 27 mai pour connaître le verdict final. A voir si la formule est conservée dans la durée.

Fañch Tessier-Merhand

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