mardi 18 juin 2024

Les révélation d’Hatadou Sako : pourquoi elle a quitté Metz

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Championne du monde avec l’équipe de France en fin d’année dernière, Hatadou Sako (28 ans) vit ses dernières semaines avec Metz. La gardienne des Bleues nous explique les raisons de son départ à Györ avec qui elle s’est engagée trois ans, elle revient aussi sur sa carrière qui n’a pas été un long fleuve tranquille. Entretien pour Handball Magazine et Le Quotidien Du Sport.

Vous avez connu un parcours atypique pour arriver au plus haut niveau car à vos débuts vous avez essuyé beaucoup de refus, les clubs ne vous faisaient pas confiance. Comment avez-vous gardé la foi ?

Je n’ai jamais douté et il était hors de question que je laisse tomber. Je ne devais peut-être pas prendre le chemin classique, mais je m’étais promise d’y arriver. Les difficultés m’ont permis de me construire, de me forger un gros mental qui m’a permis d’aller chercher ce que j’ai aujourd’hui. J’ai toujours été responsable de mes choix, je n’en ai regretté aucun et j’ai toujours rencontré sur ma route des personnes qui m’ont bien conseillée.

Avez-vous ressenti que vous aviez des manques lorsque vous avez rejoint le monde professionnel ?

Oui car je n’ai pas fait le parcours classique qui consiste à passer par un centre de formation. Lorsque j’ai signé à Nice (en 2016 en provenance de Noisy-le-Grand, Ndlr), je n’avais pas tous les réflexes des autres joueuses, celui d’arriver en avance avant les entraînements pour s’échauffer de son côté, faire le protocole de renforcement musculaire pour éviter les blessures. A Noisy puis à Nice, j’ai appris la rigueur, le travail, à accepter une grosse charge de travail.

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« Les difficultés m’ont permis de me construire »

Quelle a été votre réaction quand vous avez appris que Metz s’intéressait à vous ?

Je ne me suis pas posée de questions. L’un de mes objectifs était de jouer un jour à Metz. J’ai discuté avec Manu (Mayonnade, l’entraîneur, Ndlr), j’ai visité les structures d’entraînement, j’ai immédiatement su que c’était ce que je cherchais. Je savais que c’était un club où il y avait beaucoup de discipline, de rigueur, qu’il fallait faire preuve de beaucoup d’investissement, mais j’étais prête à franchir le pas pour rejoindre l’un des meilleurs clubs européens.

Votre parcours compliqué vous a-t-il permis de mieux gérer les retombées de votre titre mondial de 2023 ?

C’est possible. Ce titre de championne du monde est le résultat de tout le travail que j’ai fait pour arriver au plus haut niveau. Je profite de tout ce que je vis. Je n’ai pas eu l’occasion de disputer un Final Four avec Metz, ce titre mondial est le meilleur souvenir de ma carrière jusqu’à présent. Peut-être que si tout avait été facile pour moi dans ma carrière, je l’aurais vécu différemment.

Après quatre saisons à Metz, vous allez rejoindre Györ cet été. Pourquoi avez-vous décidé de quitter Metz ?

J’avais cette idée en tête, mais je ne voulais pas quitter Metz pour aller n’importe où. Très tôt dans la saison j’ai refusé plusieurs propositions car il n’y a que Györ qui pouvait me faire quitter Metz. Même si ces trois dernières saisons l’équipe n’a pas eu les résultats escomptés ça reste un grand club. Après huit ans en France, j’avais envie de découvrir un autre championnat, un autre pays.

Hatadou Sako, une gardienne atypique aux JO

Vous allez disputer les Jeux Olympiques à domicile. Occupent-ils déjà votre esprit ?

Ça fait trois ans qu’on y pense. On savait que la route serait longue, mes deux premières années à Metz n’ont pas été faciles, j’ai eu les croisés en 2022, mais j’ai toujours eu en tête de progresser et de me donner toutes les chances d’y participer. Il faut jongler entre les objectifs avec le club et cette grande échéance qui se rapproche à grands pas. Là, on est dans la dernière ligne droite, j’en rêve decesJO!

Quelles seront vos principales adversaires ?

Le Danemark et la Norvège.

Vous êtes arrivée chez les Bleues en 2023. Tout est allé très vite pour vous, numéro 2 en début de compétition vous avez été décisive en finale du Mondial. Votre statut a-t-il changé ?

Je pense que ce que l’on pensait de moi a été confirmé. On peut connaitre les qualités sportives d’une joueuse, mais pas ses qualités humaines jusqu’à ce qu’on la fréquente. J’ai réussi à me dévoiler au sein de ce groupe de qualité où toutes les joueuses sont importantes, on gagne grâce à notre collectif.

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