lundi 24 juin 2024

Hayes / Maledon : qui est le nouveau Parker ?

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Que ce soit au Thunder (Théo Maledon) ou aux Pistons (Killian Hayes), on attend énormément des deux meneurs français du haut de leurs 20 ans.

KILLIAN HAYES

PHYSIQUE : 9/10

Ce meneur de jeu (1m96) a déjà vu son corps faillir en dépit de son jeune âge. La saison dernière, une sérieuse blessure à la hanche l’a mis sur la touche une bonne partie de la saison régulière (26 matches joués). Le natif de Lakeland en Floride a encore un physique à développer.

TECHNIQUE : 8/10

C’est surtout dans le Pick N’ Roll qu’il excelle. Ce joueur a un très bon QI basket. Sa lecture du jeu est excellente et ses prises de décision le sont tout autant. Il est à la fois un très bon créateur, un meneur instinctif et un très bon finisseur avec sa main gauche.

MENTAL : 8/10

L’ex Choletais est le fils de deux anciens basketteurs professionnels. « Killer K » (son surnom) a donc toujours baigné dans ce sport. Drafté en 7ème position par les Pistons en 2020, il a toujours dû (et su) gérer une pression importante.

Devenant le joueur français le mieux drafté de l’histoire, lancé dans le grand bain de la NBA, quand il a pu démontrer sur le terrain ses qualités, il ne s’est jamais effondré psychologiquement. En pleine possession de ses moyens, il sait répondre aux attentes et ne se laisse pas envahir par ses émotions. Son passage à Ulm, en Allemagne, en 2019/2020, lui a fait le plus grand bien sur le plan mental. Il s’est renforcé et aguerri. Cunningham.

CLUB : 7/10

Les Pistons n’ont pas vraiment décollé la saison dernière (15èmes de la Conférence Est) et espèrent beaucoup mieux en prolongeant notamment de jeunes pousses comme Isaiah Stewart ou encore Saddiq Bey. Dans ce contexte, Killian Hayes devrait tirer son épingle du jeu lui qui est l’un des joueurs les plus expérimentés de l’équipe…

AVENIR : 8/10

Ce joueur a vraiment tout pour réussir. Prolongé récemment par Detroit, il a déjà un contrat garanti jusqu’en juin 2023. Même s’il a connu une année rookie compliquée en raison de sa blessure, l’avoir prolongé malgré tout prouve à quel point ses dirigeants lui accordent une grande confiance.

TOTAL : 40/50

THÉO MALEDON

PHYSIQUE : 8/10

Absent des Jeux Olympiques déclinant la chance proposée par Vincent Collet, Théo Maledon en a profité pour beaucoup travailler cet été du côté d’Oklahoma City. Ses apparitions en Summer League ont même impressionné. L’intéressé a avoué avoir fait de la « musculation deux fois par jour pour se renforcer ». Transformé au niveau du haut de son corps, il espère gagner en rapidité et défensivement.

TECHNIQUE : 8/10

On ne colle pas 33 points (son record, avec 5 rebonds et 3 assists) aux Suns comme il l’a fait début avril en étant dénué d’immenses qualités.

A l’instar de Hayes, ses qualités sur pick-androll sont évidentes. Pour le Rouennais de naissance, sa sérénité dans sa tenue de balle reste également exceptionnelle.

MENTAL : 9/10

Un des points qui plaide largement en sa faveur c’est sa maturité. Associée à une grande maîtrise, c’est une donnée très rare pour un jeune de son âge. Cette force mentale avait déjà été décelée chez lui quand il était à l’ASVEL. Drafté en 34ème position par les Sixers en 2020, il a encore gagné en sérénité depuis qu’il est en NBA.

CLUB : 8/10

Au Thunder, on voit vraiment sur le long terme. Au point que cette franchise de l’Oklahoma présente le plus jeune effectif. Dans ce vaste projet en reconstruction, Maledon doit trouver sa place. L’ambition majeure va être de retrouver les playoffs pour cette équipe dont elle a été absente (14ème de la Conférence Ouest).

AVENIR : 8/10

Calme, professionnel, intelligent, gestionnaire, complet en attaque, ce joueur a tous les atouts pour réussir. Mais sa marge de progression existe et est légitime. La continuité de sa réussite en NBA passera aussi par sa capacité à se développer au mieux.

TOTAL : 41/50

VERDICT

Si Killian Hayes cherche souvent à faire la passe impossible, donc à prendre une certaine dose de risque quitte à se tromper, l’avenir lui appartient. Bien que sa saison dernière a été gâchée par la blessure, il a démontré des statistiques honorables quand il a pu être sur le terrain (6,8 points, 2,7 rebonds, 5,3 passes).

Cette saison, il va être attendu au tournant, mais il a le potentiel pour relever ce challenge. Théo Maledon (10,1 points, 3,2 rebonds, 3,5 assists) part avec un temps d’avance car il a pu jouer bien davantage la saison dernière en étant moins handicapé physiquement. Mais cette année les compteurs vont être remis à zéro pour tous les deux. Il faudra se battre pour gagner sa place. Tant pour l’un que pour l’autre. Tout en tirant le collectif vers le haut.

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