dimanche 26 mai 2024

Holger Rune : « Mon but, devenir n°1 mondial ! »

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Jean-Marc Azzola
Jean-Marc Azzola
Journaliste

Le finaliste de l’an dernier, Stefanos Tsitsipas, (4ème mondial) a été battu en huitièmes de finale (7/5, 3/6, 6/3, 6/4) par le tourbillon et crack danois, Holger Rune (40ème mondial). On devrait entendre parler longtemps de ce joueur de 19 ans hyper ambitieux qui vise les sommets.

Ces derniers temps le microcosme du tennis a énormément mentionné à juste titre le nom d’une étoile montante : Carlos Alcaraz. Mais il va falloir s’habituer à voir évoluer aussi un autre phénomène : le Scandinave Holger Rune. En conférence de presse, Stefanos Tsitsipas, abattu, a même admis que sa défaite contre Rune, fera date. Rune a donc frappé un grand coup dans le tournoi avant que Medvedev ne prenne une leçon par Cilic (6/2, 6/3, 6/2)  : « Il a fait un super match. Personnellement j’ai très mal géré mon côté depuis le fond du court. C’est un de ces matchs qui changent les matchs qui suivent. Il est jeune. Il joue avec beaucoup d’émotions. C’est un adversaire tout à fait unique. Il est très émotif. On a l’impression qu’il y a toujours quelque chose qui le dérange quand il joue. C’est bizarre. C’est quelque chose que je ne vois pas souvent chez un adversaire. Mais tout à coup, il se met à jouer de manière fantastique, ce qui est une bonne chose bien sûr. C’est un joueur très émotif, qui peut être fantastique. Il mérite totalement cette victoire ».

Naturellement de son côté le vainqueur avait le sourire.  Et l’occasion pour lui de faire le point sur différents sujets avant de disputer son quart-de finale pour sa première participation Porte d’Auteuil :

Une victoire importante dans sa carrière :

« C’est une belle victoire pour moi, c’est certain. Numéro 3 à Munich que j’ai battu (Alexander Zverev, ndlr), et là numéro 4. Donc de belles sensations pour moi. À la fin du match, c’était un peu serré. Mais j’ai bien réussi à m’en sortir et à  gérer le match. J’ai vraiment très bien joué aujourd’hui, très agressif, j’ai saisi à saisir les occasions ». 

Son prochain adversaire en quarts Casper Ruud : 

« Je connais très bien Casper Ruud. Il a de l’expérience, plus que moi. C’est un match nouveau, donc je vais me concentrer sur chaque balle, sur chaque point. Le match sera probablement très long, que ce soit en 3 sets, en 4 sets ou en 5 manches. Ce sera arraché. Je vais essayer de gagner chaque point, l’un après l’autre. Quand je regarde son classement, bien sûr il est favori (Ruud est 8ème mondial, ndlr). Je sais aussi que la dernière fois que j’ai joué contre lui, il m’a battu (en deux sets à Monaco, ndlr). C’est pour cela qu’il est le favori. En tout cas, ce sera un nouveau match, un nouvel environnement, un nouveau court. Nous allons voir ce qu’il va se passer. On ne peut pas dire qui va gagner. Il faudra voir le match ». 

Le tennis scandinave :

« Nous nous améliorons. C’est vrai que nous allons dans le bon sens. Il y a Casper, il y a moi, il y en a d’autres aussi. C’est très bien de voir que le tennis est plus reconnu dans nos pays, au Danemark, en Norvège. Je profite d’être là, pleinement, aujourd’hui ». 

Une inspiration Alcaraz ? 

« Il mérite tout le crédit et l’attention qu’il reçoit, parce qu’il fait des choses absolument incroyables. En ce qui me concerne, je suis mon propre rythme, je vais à ma vitesse, je suis mon chemin, je m’améliore à mon rythme et c’est très bien aussi. Chacun a son voyage personnel à parcourir, et là, c’est le mien que vous voyez ». 

La place de n°1 mondial :

« N°1 dans le monde, vous savez, c’est mon objectif, je ne le cache pas. Cela a toujours été mon but. Bien sûr, le chemin est long à parcourir mais, maintenant, je me rapproche de plus en plus. Le chemin était plus long avant. Je crois en moi. Je peux battre ces joueurs, pas une seule fois mais plusieurs fois et même dans des Grands Chelems, parce qu’ils veulent jouer au meilleur de leur forme ». 

Sa proximité avec sa mère (Aneke Rune) :

« Nous sommes proches elle et moi. Elle est avec moi depuis que je suis né, bien sûr ; pour tous mes tournois, elle me suit quasiment partout, elle me connaît très bien. On pourrait dire que, pour moi, c’est ma coach mental, mon entraîneur mental, parce qu’elle me connaît très bien et lorsque je suis dans cet état d’esprit, je suis à mon meilleur et c’est très bien de l’avoir à mes côtés ». 

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