dimanche 11 avril 2021

Igor Anic (Cesson Rennes) : « Le potentiel et la qualité sont là »

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

De retour parmi l’élite avec Cesson Rennes, Igor Anic (33 ans) continue de montrer tout son talent pour mener ses troupes jusqu’au maintien. 

Comment se passent les retrouvailles avec la Starligue ?

Il y a des hauts et des bas. On a essuyé quelques revers, mais on a aussi réussi de belles performances. Dans cette saison particulière avec la pandémie, on n’a pas été épargné par les blessures, notamment avec des joueurs sur des postes importants comme Romain Briffe ou Romaric Guillo. Youenn Cardinal a également manqué quelques matches. On n’a pas fait un seul match avec un effectif au complet. A priori, ça devrait aller mieux. Ça va nous permettre de voir ce que l’on donne par la suite. C’est une saison qui présage de bonnes choses sans forcément être exceptionnelle. 

D’autant plus que certaines défaites se sont jouées à pas grand-chose.

On prend un point contre Saint-Raphaël (27-27) lors de la 1ère journée alors que l’on mène 125 puis on perd des joueurs sur blessure (Guillo). On finit par accrocher un nul sur un penalty à la dernière seconde. Après, contre Tremblay (28-28), on laisse filer un point. A Aix, on meurt à un point (23-24). Contre Montpellier (28-28), la victoire n’aurait pas été volée. On a des prestations encourageantes qui montrent de belles choses. Il y a le potentiel et la qualité. Il manque un peu d’expérience et de vécu, surtout les postes clés, notamment à l’arrière. A nous maintenant de faire le maximum sur le terrain pour accrocher les victoires sur des matches face à des équipes de notre championnat (sic). 

« Le championnat a progressé » 

Quelle est la recette pour réussir le maintien ? 

Il va falloir montrer du caractère. Il va falloir montrer les crocs. On ne se cherche pas des excuses quand on se prend une lourde défaite comme contre Nantes (41-21). On sait où cela a fauté. Il faut avancer et repartir au boulot à l’entraînement. On a prouvé que si l’on se focalise sur nos bonnes choses on peut repartir de plus belle et réussir l’objectif premier du début de saison. 

Le fait de jouer sans public est-il un handicap ?

C’est une ambiance de match amical. On entend tout sur le terrain. Les moindres pas, les filets qui tremblent… C’est limite. C’est un autre sport. Le fait de jouer à domicile doit nous aider à la base. Le public nous pousse. A l’inverse, à l’extérieur, un public hostile peut donner des ailes. Personnellement, ça me motive de faire taire un public adverse. On se retrouve dans des salles vides. Sans bruit. Le speaker annonce les buteurs. On vit une période particulière pour le sport. On n’oublie pas que l’on produit du spectacle pour les gens. C’est spécial. Après, est-ce que dans notre salle de la Glaz Arena, on aurait pu faire la différence ? Mais on aurait pu en perdre plus comme à Bougnol du côté de Montpellier. 

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En tant que capitaine, est-ce une mission supplémentaire que de guider ses partenaires dans ces conditions spéciales ?

On est plusieurs dans l’équipe à avoir ce rôle-là. On est quelques joueurs expérimentés. On est là pour voir l’état d’esprit et l’ambiance. Si on sent un manque de concentration, on est là pour les rebooster. Même dans une salle vide. Généralement, il y a une concentration qui est là. Chacun sait ce qu’il a à faire. 

Le championnat a-t-il changé depuis que vous l’aviez laissé en 2017 ?

Il a progressé. Il a deux équipes de plus. C’est bien. A la différence des autres années, les promus sont au niveau aussi. C’est intéressant. Le championnat évolue dans le positif. J’espère qu’après cette pandémie, il n’y aura pas trop de casse pour les clubs, surtout financièrement, que le championnat va pouvoir garder de son éclat et de sa compétitivité. 

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